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SAISON
2
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| L'HOMME
DANS LE MIROIR
( MAN IN THE MIRROR)

Tournage
: février 1963
Diffusion
: ITV, 23 février 1963 – 13ème
RUE 12 mars 1998
Scénario
: Geoffrey Orme & Anthony Terpiloff
Réalisation
: Kim Mills
Julie
Stevens (Venus Smith), Daphne Anderson (Betty),
Ray Barrett (Strong), Julian Somers (Brown), Rhoda
Lewis (Jean), Haydn Jones (Trevelyan), Michael Gover
(One-Six), David Graham (Producer), Freida Knorr
(Iris) The Kenny Powell Trio.
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| Résumé
Un
fonctionnaire du nom de Trevelyan semble s'être
suicidé, mais Steed lui, non convaincu, décide
de mener une enquête. Ayant pour seul indice
un billet pour un parc d'attraction, il décide
d’envoyer Vénus Smith y prendre quelques
photos…
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Critiques
Estuaire44
2 août 2007
 
L'homme
dans le miroir apparaît comme un récit
d'espionnage par trop classique, même s'il
contient des éléments novateurs.
Vénus
Smith se montre toujours aussi vive et pleine d'entrain,
et accepte toujours les calembredaines de Steed.
Les cachotteries de ce dernier l'empêchent
toutefois de disposer d'une réelle perception
du danger et c'est ainsi qu'elle prend une initiative
beaucoup trop hardie, finissant par la précipiter
dans la gueule du loup. Dès cet instant son
personnage revêt un nouvel intérêt.
En effet, son manque d'aptitude au combat, sa dépendance
quasi totale à l'égard de Steed, la
découverte progressive de sa périlleuse
situation et le jeu expressif de Julie Stevens font
que l'on s'inquiète pour elle beaucoup plus
intensément que pour Cathy Gale ou Emma Peel.
Ce sentiment (que l'on retrouvera partiellement
pour Tara King) nous vaut de beaux moments dramatiques,
notamment lors de la scène du cercueil ou
celle du tunnel de l'épouvante. Ses cris
d'angoisse nous y touchent véritablement,
beaucoup plus qu’ils n’émeuvent
Steed en tout cas... À côté
de cette dimension dramatique nouvelle, c'est avec
plaisir que l'on continue à suivre, d'épisode
en épisode, les étapes successives
de la carrière de Vénus, ce qui confère
au personnage une véracité supplémentaire.
Ici la jeune femme enregistre un disque, avec notamment
une chanson plus mélancolique que de coutume,
encore une nouvelle facette de son talent !
Cette
belle prestation de Vénus se voit confortée
par celle de John Steed. Assez tonique, il distribue
quelques bons moments où transparaît
agréablement sa future personnalité,
portant chapeau melon et parapluie durant presque
tout l'épisode mais restant toujours engoncé
dans son costume d'espion classique. C'est ainsi
qu'il manipule encore cyniquement sa jeune collaboratrice
puis qu'il l'abandonne sans sourciller pour poursuivre
ses investigations, malgré ses cris d'angoisse
dans le tunnel de l'épouvante. Il se livre
également à un vrai interrogatoire
de police de celle qui est encore la veuve de la
victime, bien loin de sa finesse coutumière
ultérieure. Néanmoins on observe avec
plaisir des scènes où le futur Steed
commence à poindre le bout de son nez, notamment
une conversation galante assez piquante avec Betty.
Dans la scène, en soi très convenue,
du compte à rebours explosif, notre héros
fait preuve d'un humour très brillant, distillant
des piques divertissantes face à une Vénus
en plein drame ! Patrick Macnee accompagne superbement
ce début d'évolution de son personnage,
lui insufflant l'énergie et le charme qui
lui conviennent idéalement, du moins tant
que le rôle le lui permet, ce qui demeure
encore loin d'être toujours le cas !
Malheureusement
cette encore timide montée en puissance se
voit contrecarrée par les personnages secondaires,
chacun d'eux apparaissant comme un poncif du roman
noir ou d'espionnage.
Ainsi
Betty apparaît comme l'éternelle femme
émotive et cupide venant semer le trouble
parmi les solides constructions masculines. Ses
relations avec son homme, qui, lui, personnifie
"le cave", plus dépassé
par les événements que réellement
criminel, semble également du dernier convenu,
de même que leur retournement final par Steed.
Strong incarne le voyou hâbleur se caractérisant
plus par sa mâle assurance que par ses capacités
de réflexion. Les Trevelyan campent des traîtres
extrêmement classiques également, motivés
uniquement par l'argent. L'opposition brille donc
par son caractère très convenu, purement
crapuleux. Les performances des comédiens
semblent assez moyennes et incapables de conférer
aux personnages un statut supérieur à
celui de caricatures.
One-Six
participe également aux trop faibles innovations
de l'épisode. En effet avec lui on sort quelque
peu du cadre insipide de la stricte présentation
du décor pour parvenir à susciter
un peu de tension dramatique entre lui et Steed,
par leur opposition frontale puis narquoise (excellents
dialogues). Malheureusement ces efforts, pourtant
méritoires, ne vont pas assez loin, le manque
d'envergure et de réelle originalité
de ce personnage l'empêchant d'accéder
réellement à un statut plus élevé
que celui d'utilité intéressante,
même si le jeu de Michael Gover ne manque
pas de piquant. L’attendrissante Iris apporte
un peu d’émotion dans cet univers très
dur et humanise One-Six.
La
réalisation tente également de se
défaire du carcan trop rigide du récit
d'espionnage classique, en tâchant de développer
des ambiances singulières, comme dans la
brillante scène d'ouverture ; le tunnel de
l'épouvante très réussi (beau
décor d’Anne Spavin) ou encore l'étrange
salle d'ordres du Ministère dissimulée
dans une maison close. Mais ici encore ces tentatives
échouent, par insuffisance d'audace et de
moyens. En effet ces essais se trouvent concentrés
dans le premier quart de l'épisode, durant
tout le reste la mise en scène se contente
d'aligner des scènes tournées sans
inventivité. Elle échoue ainsi à
faire ressentir l'atmosphère magique d'un
parc d'attraction, alors que cet environnement aurait
pu constituer un véritable atout pour le
récit. On a par contre droit à une
fusillade très peu convaincante, comme souvent
dans cette saison.
Après
des débuts prometteurs, la réalisation
se met donc, sans génie particulier et sur
un rythme très lent, au service d'une intrigue
se limitant à la succession de poncifs du
roman d'espionnage, un style ayant beaucoup vieilli
aujourd'hui mais qui conservait encore ses partisans
à l'époque. De plus il paraît
absurde que Strong choisisse de demeurer immobile
alors qu’il se sait repéré.
On note cependant un joli coup de théâtre
final et l'élégance de ne pas délayer
après la mise en fuite des traîtres.
EN
BREF : Malgré d'intéressantes
tentatives et un Steed distrayant, l'épisode
demeure confiné dans un récit d'espionnage
assez terne, ayant de plus mal vieilli. Tandis que
la carrière de Vénus semble décoller
vers le firmament, les Avengers ne brillent pas
encore parmi les astres des séries télé
! |
| Vidéo
Réunion
de travail au ministère !
Informations
complémentaires
Tournage
Continuité
o
Lors de sa présentation One-Six demande à
ses hommes de bien regarder une personne…
Or celle-ci est méconnaissable car vue de
dos ! (1’23’’) :

o
On aperçoit un instant l’ombre du micro
sur le visage de Vénus, quand elle s’aperçoit
que Trevelyan est bien vivant (19’36’’).
o
L’ombre du micro défile très
brièvement sur le mur, quand Steed et Vénus
sortent du tunnel (36’28’’).
Détails
o
Contrairement à ce que l’apparition
du titre pourrait suggérer, l’homme
dans le miroir n’est pas la victime, mais
bien le traître Trevelyan !
o Le fameux tableau dont One-Six évoque le
vol est Les joueurs de cartes de Cézanne,
peint entre 1890 et 1895. On peut l’admirer
au musée d’Orsay.
o Le nom du chien de Steed est ici orthographié
Sheeba dans le sous-titre, alors qu’il s’agit
en réalité de Sheba.
o On apprend que Vénus Smith est originaire
de Manchester et qu’elle a autour de vingt
ans.
o Steed et Vénus observent du French Cancan
dans une visionneuse du parc d’attraction.
o La chanson de Vénus I know where I’m
going, un air d’inspiration écossaise,
donne son titre à un fameux film sentimental
se déroulant en Écosse (1945).
o Pour remplacer la broche lui ayant été
dérobée, Steed en offre une autre
à Vénus, représentant le symbole
astrologique de la planète Vénus.
Ce symbole représente certes la planète
et la femme en général mais à
l’origine cela symbolisait… un miroir
! Il s’agissait du cadeau de mariage offert
par Zeus à Vénus, contenant tous les
charmes féminins. Il devint l’attribut
traditionnel de la Déesse de la beauté.
Les miroirs ayant longtemps été réalisés
par du cuivre poli, ce symbole signifie également
ce métal en alchimie.
o L'hiver 62-63 : Betty et Iris
se plaignent du froid vigoureux, tandis que Steed
évoque la météo pour justifier
son retard auprès de One-Six. Effectivement
l'hiver 62-63 est considéré comme
le plus froid du XXe siècle, tant par les
températures atteintes par la vague d'air
glacé (-15° à Paris) que par sa
durée, de la mi-novembre 1962 au début
mars 1963. Tout l'hémisphère Nord
est atteint, mais c'est surtout en Europe que cela
prend des proportions phénoménales.
Le réveillon 1962 est le plus froid depuis
120 ans. Le 29 décembre 1962 s'abat sur Londres
la plus violente tempête de neige depuis 250
ans, les navires demeurent bloqués dans les
ports par la glace, tandis que l'on patine sur la
Tamise gelée ! Des vents de plus de 185 km/h
seront également observés au-dessus
de la Tour Eiffel et la neige paralyse les deux
pays. Une dernière catastrophe apparaît
à la fonte, les camions détruisant
de nombreuses routes dont le sol avait été
surélevé par le gel.
|
| Acteurs
– Actrices
o
Daphne Anderson (1922) a beaucoup
joué dans des revues musicales puis au théâtre,
ainsi qu'à la télévision (Z
Cars, Paul Temple...). Son rôle le plus
connu demeure Kate, l'épouse du Commandeur
Gédéon (Gedeon's way, 1965).
Donald Sutherland y réalise une de ses premières
apparitions, bien avant Le dernier des sept
! (saison 5).
o
Ray Barrett (1927) est un des acteurs
australiens les plus prestigieux. Il a ainsi été
nominé pour l'équivalent du César
du meilleur acteur à plusieurs reprises et
l'a remporté par deux fois. Sa fertile carrière
s'étend des années 50 à nos
jours. Il a débuté en Australie par
la radio (il avait onze ans lors de son premier
rôle) avant de connaître un immense
succès en Grand-Bretagne durant les années
60, où il joue dans les plus fameuses séries
de l'époque (Dr Who, Public Eye,
participation récurrente à The
Troubleshooters...). Il réalisera également
la voix de nombreuses marionnettes des Thunderbirds.
Rentré au pays il mène une superbe
carrière au cinéma (Goodbye Paradise).
o
Julian Sommers (1903-1976) a participé
à de nombreuses séries (Destination
Danger, Public Eye, Z Cars...).
o
Michael Gover (1918) interprète
également One-Six dans l'épisode Le
clan des grenouilles (saison 2). Cette apparition
dans les Avengers constitue son tout premier
rôle à l'écran, il est ensuite
apparu dans de multiples séries (Dixon
of Dock Green, Z Cars...) Son rôle le
plus connu reste sa participation récurrente
à Survivors (1976), une série
de Science-Fiction à succès. Au cinéma
il a été notamment le gouverneur de
la prison d'Orange Mécanique (1971).
o Julie Stevens (1936) a suivi
des études d’infirmière puis
fait du théâtre avant de se lancer
à la télévision. Malgré
ses apparitions dans d’autres séries
télévisées (Z Cars, Girls
about town…) son rôle le plus important
demeure celui de Vénus Smith, une chanteuse
de music-hall collaboratrice occasionnelle, et parfois
involontaire, de Steed. Elle apparaîtra dans
six épisodes de la saison 2 : Le décapode,
Tueur à gage, La boîte à trucs,
L’école des traîtres, L’homme
dans le miroir et Le clan des grenouilles,
où elle interprète à chaque
fois au moins un numéro musical. Une grossesse
et le succès de Cathy Gale entraîneront
son départ. Julie Stevens demeure principalement
connue comme animatrice d’émissions
de télévision pour la jeunesse. Elle
a ainsi animé, au début des années
60, The Sunday breaks (ABC), un programme
religieux pour adolescents, puis, durant les années
70, Play school (BBC), destiné à
la petite enfance. En 1989, elle crée même
de nouvelles chansons pour l’émission
enfantine de la BBC Look and Read !
À
noter que……
o Les attributs
vestimentaires de Steed ne sont pas encore totalement
fixés ; c’est ainsi qu’un feutre
remplace temporairement le chapeau melon, assez
proche de celui du Jeu s’arrête
au 13. Vénus porte par contre la même
casquette que dans L’école des
traîtres.
o Geoffrey Orme (1904-1978) a également
écrit plusieurs épisodes du Dr
Who. Il a surtout travaillé pour le
cinéma, des années 40 jusqu’aux
60, participant à de très nombreux
scenarii. Il a ainsi écrit plusieurs films
de la populaire série Old mother Riley.
o Anthony Terpiloff participe également
à l’épisode La trahison
(saison 2) et à plusieurs épisodes
de Cosmos 1999.
o Kim Mills (1931-2006) a réalisé
de nombreux épisodes de diverses séries
anglaises des années 60 (Public Eye,
Mystery and Imagination, Armchair Theatre…)
avant de débuter une carrière de producteur
dans les années 70 (Zodiac, The rivals
of Sherlock Holmes…). Il a en tout réalisé
10 épisodes des Avengers : Le grand
penseur, La boîte à trucs, L’homme
dans le miroir, La baleine tueuse (saison 2),
Concerto, Mort à la carte, Mort d’un
ordonnance, Les sorciers, La grandeur qu’était
Rome et Le quadrille de homards (saison
3). Il a eu ainsi l’honneur de conclure chacune
de ces deux saisons !
o Anne Spavin aura réalisé
les décors de cinq épisodes : Missive
de mort, La boîte à trucs, L’homme
dans le miroir (saison 2), La toison d’or
et Le marchand de secrets (saison
3).
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Fiche de L'homme dans le miroir des sites
étrangers :
En
anglais
http://theavengers.tv/forever/gale1-22.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/season2/222.html
http://deadline.theavengers.tv/GaleS1-22-ManInTheMirror.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/gale23.htm
En
espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/cathy_man-mirror.htm
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