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SAISON
3
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| LE
CINQ NOVEMBRE
( NOVEMBER FIVE)

Tournage
: septembre 1963
Diffusion
: ITV, 2 novembre 1963 – 13ème
Rue, 16 avril 1998
Scénario
: Eric Paice
Réalisation
: Bill Bain
Ruth Dunning (Mrs. Dove), David Davies (Arthur Dove),
Ric Hutton (Mark St. John), David Langton (Major
Swinburne), Iris Russel (Fiona), Gary Hope (Dyter),
Joe Robinson (Max), Aimée Delamain (1st Lady),
John Murray Scott (Returning Officer), Frank Maher
(Farmer). |
| Résumé
Dyter, nouvellement élu à la Chambre
des Communes, est abattu durant la proclamation
des résultats. Il s'apprêtait à
révéler un immense scandale, le vol
d'une ogive nucléaire, tenu secret par le
gouvernement. Arthur Dove, député
de l'Opposition, et le Major Swinburne, de la Majorité,
réunis par Mark St. John, leur conseiller
en communication, s'entendent pour exploiter l'affaire
dans leur intérêt politicien. Steed
et Cathy Gale mènent l'enquête, alors
qu'une colossale demande de rançon est transmise
au Gouvernement. Ils découvrent que St. John
est mêlé au complot, mais une frange
extrémiste du groupe abat ce dernier ainsi
que le Major. Ces conjurés, stipendiés
par une puissance étrangère, désirent
commettre un immense attentat au Parlement et capturent
Dove ainsi que son épouse. Ils sont dirigés
par un Dyter ressuscité, dont l'assassinat
était une imposture et qui tire les ficelles
depuis le commencement. Les Avengers parviennent
de justesse à neutraliser les malfaiteurs
et à récupérer l'ogive.
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Critiques
Estuaire44
19 avril 2008
 
Le
Cinq Novembre détonne singulièrement
par l’écart entre les prétentions
affichées et l’insigne faiblesse du
résultat. En effet le généralement
très habile Eric Paice cède ici excessivement
à la tentation de vouloir trop en faire.
Il tente d’entremêler une intrigue de
polar et une description critique des mœurs
politiques anglaises mais, étouffé
par le trop plein, échoue à développer
correctement ces deux tronçons d’une
histoire trop ambitieuse.
Le
versant espionnage paraît totalement invraisemblable,
accumulant facilités et trous béants
dans le développement de l’intrigue.
Il reste particulièrement pénible
de voir s’accumuler les rebondissements de
pacotille dans un salmigondis verbeux. La dimension
politique de l’épisode semble certes
plus intéressante mais demeure trop schématique.
Elle souffre d’un manque d’acuité
dans le portrait de personnages trop vite esquissés
et réduits à de simples silhouettes.
La satire constitue un art difficile, exigeant singulièrement
plus de mordant que n’en recèle ce
petit jeu de dupes. Finalement, au lieu de s’insérer
harmonieusement l’un dans l’autre en
suscitant une véritable dynamique, les deux
segments s’étouffent mutuellement.
Hésitant par trop entre deux genres, l’épisode
perd tout impact. Le vaste projet se traduit finalement
par une succession quasi ininterrompue de bavardages
sans piquant ni relief, rappelant les moments les
plus soporifiques de la saison 2.
Un
des plus graves défauts de l’épisode
réside dans la faiblesse de ses personnages.
On souffre réellement en observant Iris Russel
réduite à quelques postures vaines
et caricaturales. De fait Fiona subit le même
sort que ses acolytes : tous se voient restreints
à leur plus simple expression, ne servant
que de vague utilité à l’intrigue.
Aucun ne dégage la moindre particularité,
personnalité ou saveur. De plus l’interprétation
demeure relativement atone, bien en deçà
des enthousiasmants numéros d’acteurs
dont la série bénéficie si
souvent. Seul le couple Dove semble échapper
quelque peu à la grisaille générale.
La très sympathique Mme Dove campe une «
Madame Sans Gêne » alerte et vive d’esprit,
dont la connivence avec Catherine Gale, autre femme
non soumise à son milieu, ne surprend guère.
Arthur Dove incarne l’aspect le plus intéressant
de l’épisode, la satire politique,
entre profession de foi altruiste et basses manœuvres.
Dans le trop plein de cette histoire, il bénéficie
malgré tout d’espace pour développer
sa personnalité, comme lors du dîner
avec Cathy, une des scènes les mieux écrites
de l’épisode. Tout cela demeure cependant
assez anodin et sans panache, échouant à
sortir l’épisode de sa verbeuse léthargie.
On
pourrait malheureusement en dire autant de nos Avengers
! Leur relation apparaît presque totalement
aseptisée : envolées les prises de
bec savoureuses, réduits quasi à néant
les irrésistibles moments d’humour
de Steed (hormis le passage passablement ridicule
du masque : s’il s’agit d’une
allégorie sur l’hypocrisie du politique,
elle semble pour le moins pesante). On pourrait
pratiquement considérer que nous sommes face
à un quelconque duo d’agents secrets
interchangeables, bien loin de nos Avengers ! Steed
ne force guère son talent et, hormis le papotage
distrayant avec les charmantes vieilles dames se
révélant des espionnes, n’a
guère de scènes fortes à se
mettre sous la dent. Cathy Gale s’en sort
un peu mieux, grâce à sa relation avec
les Dove, mais sa prestation semble tout de même
moins flamboyante que par ailleurs. Patrick Macnee
et Honor Blackman persistent à demeurer impeccables,
on ne peut s’empêcher d’admirer
leur professionnalisme.
Pour
autant l’épisode ne manque pas d’atouts
lui permettant de maintenir un minimum d’intérêt
chez le spectateur. C’est ainsi que Bill Bain
ne se montre pas avare d’efforts pour animer
les bavardages ineptes qu’il doit mettre en
scène. On apprécie ses méritoires
tentatives : caméra mobile, vues plongeantes,
champ contrechamps efficaces se succèdent
et apportent un souffle de vie au marasme de l’épisode.
Malheureusement, cela ne suffit pas à relancer
l’ensemble mais empêche toutefois l’ennui
de régner sans partage. Néanmoins
force est de constater que cet élément
crucial que constituent les combats se résume
ici à quelques figures rapidement expédiées
et à une fusillade assez dérisoire
(dans la tradition encore une fois de la saison
2). Le tout demeure bien brouillon et la déception
se ressent d’autant plus fortement que l’on
était en droit d’attendre beaucoup
de la rencontre entre le spécialiste des
arts martiaux Frank Maher et Honor Blackman. Le
comble est atteint lors de l’affrontement
final, où l’imposant Farmer se voit
mettre hors de combat par… Mrs Dove, tandis
que Cathy maîtrise instantanément Fiona.
Le feu d’artifice entrevu se révèle
un vulgaire feu de paille ! La musique de Dankworth
se montre percutante, même si déjà
entendue ailleurs.
Le
meilleur de l’épisode réside
finalement dans les somptueux décors finement
ornés de Douglas James. Le Vestibule Central
de Westminster, précédé par
un magnifique insert du Palais, se révèle
particulièrement impressionnant et restitue
admirablement la majesté unique du lieu.
Le bureau de St. John s’impose lui comme un
admirable témoignage de l’air du temps
et des tendances graphiques de l’époque.
Sa riche décoration et ses multiples portes
font merveille. Tradition britannique et grand vent
du modernisme, les piliers de la série apparaissent
ainsi superbement évoqués ! La salle
de gymnastique s’agence parfaitement et jouit
d’un vrai luxe d’accessoires. Le succès
aidant, il devient manifeste que la série
bénéficie de budgets plus en rapport
avec son potentiel, cela reste la meilleure nouvelle
du Cinq Novembre !
EN
BREF : Le décalage existant entre
les ambitions initiales de l’auteur et le
verbiage ennuyeux en résultant se révèle
dévastateur pour "Le cinq novembre".
Heureusement, les magnifiques décors et une
réalisation alerte entretiennent l’intérêt
du spectateur. |
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Vidéo
Steed
au Parlement !
Informations
complémentaires
Tournage
Continuité
o Lors de l’assassinat de St. John par Dyter,
celui-ci ne tire qu’une fois (34’40’’)
puis abaisse son fusil. Un deuxième coup
de feu se fait néanmoins entendre !
o Le sous-titrage préfère traduire
Guy Fawke’s night, peu connu en France,
par Halloween ! (41’48’’). Cette
fête se déroule cependant durant la
nuit du 31 octobre, donc reste finalement assez
proche du cinq novembre ! :
Détails
o
Lors de l’arrivée de ses collaboratrices,
Steed lit un ouvrage intitulé House of
Commons, Parliamentary debates, Weekly Hansard,
n°60, July-2nd August 1963. Il s’agit
d’une retranscription hebdomadaire des débats
tenus à la Cambre des Communes, dont les
origines remontent à 1771 ! Une autre parution
existe pour la Chambre des Lords. Sous sa forme
reliée actuelle, l’ouvrage existe depuis
1909, auparavant les publications s‘effectuaient
par voie de presse. Le Weekly Hansard est
disponible sur Internet depuis 2001.
o
Cathy Gale est informée sur St. John par
un ami de Fleet Street (7’10’’).
Fleet Street est une célèbre rue de
Londres, historiquement l’axe majeur entre
les Cités de Londres et Westminster. Elle
est, entre autres, réputée pour avoir
longtemps accueilli les sièges des principaux
journaux anglais. La tradition remonte à
1500 (installation des premières imprimeries)
et c’est là que fut édité
le premier quotidien au monde, en 1702. Même
si la plupart des publications ont émigré
vers le quartier d’affaires de Canary Dwarf,
Fleet Street demeure synonyme de presse
nationale. L’ami de Cathy est donc un journaliste
!
o Les Dove ont séjourné à Chamonix
(12’34’’). Les années 60
et leur développement du tourisme de masse
correspondent à une décennie de basculement
pour Chamonix, dont les activités agricoles
traditionnelles disparaissent pratiquement au profit
de ce nouvel El Dorado. La tradition de luxe débutée
dans les années 20 se perpétue néanmoins
par ailleurs.
o Toujours plus à la pointe du modernisme,
l’appartement de Cathy Gale se voit doté
d’un laboratoire de photographie et même
d’un écran visualisant qui vient frapper
à la porte !
o Dove et Swinburne appartiennent à la Chambre
des Communes. Il s’agit d’une des deux
Chambres du parlement Britannique, qui comprend
également la Chambre des Lords. Le terme
de « communes »
(Commons) remonte aux racines médiévales
de l’institution, où y siégeaient
les notables de la population commune (bourgeoisie,
guildes…), par opposition à la Noblesse.
L’évolution politique donne à
cette Chambre Basse la suprématie sur la
Haute au début du XXe siècle. C’est
là qu’est voté le Budget et
la majorité y détermine le Premier
Ministre. Le système bicamériste anglais
a essaimé dans le monde et s’intitule
souvent Système de Westminster. On le retrouve
adapté en France via l’Assemblée
Nationale et le Sénat.
o Le Cinq Novembre illustre encore une
fois la tendance propre à l’ère
Cathy Gale d’une proximité avec l’actualité
du moment. En effet, lors du tournage de l’épisode,
la Grande-Bretagne traverse un immense scandale
politique ébranlant le Gouvernement : l’Affaire
Profumo. John Profumo , Secrétaire d’État
à la Guerre, entretenait en 1962 une relation
adultère avec la danseuse Christine Keeler,
elle-même maîtresse d’un «
chargé culturel » de l’Ambassade
Soviétique ! Révélé
par la presse, l’affaire prend rapidement
des proportions considérables. En mars 1963
Profumo vient tout nier à la Chambre des
Communes, néanmoins sa position devient intenable
et s’aggrave par ce mensonge d’État.
Il démissionne en juin. Le Premier Ministre
Conservateur Harold Macmillan, décrédibilisé
et épuisé, tombe également
le 18 octobre, deux semaines avent la diffusion
de l’épisode ! L’affaire restera
célèbre et sera évoqué
dans le film à succès Scandal
(1989), avec John Hurt et Joanne Whalley. Le portrait
de Christine Keeler, réalisé par le
grand photographe Lewis Morlay en 1963, devint une
des icônes des années 60 anglaises.
La chaise du designer danois Arne Jacobsen ayant
été utilisée pour la photo
connaît alors un succès commercial
foudroyant !

o
Contrairement à Cathy Gale, Honor Blackman
n’a jamais été réticente
à entrer en politique, bien au contraire.
Elle milite ainsi très activement au Parti
Libéral Démocrate, fondé en
1988 et cherchant une voie centriste entre Travaillistes
et Conservateurs. L’actrice reste également
une anti-monarchiste convaincue et constitue l’une
des signatures les plus prestigieuses de la campagne
de l’organisation Republic, demandant
l’instauration d’un régime républicain.
En cohérence avec ses convictions, elle refuse
en 2002 le titre de Commandeur de l’Empire
Britannique.
o Conspiration des poudres (Gunpowder plot)
: Cette conspiration donnant son titre à
l’épisode s’est effectivement
déroulée le cinq novembre 1605. En
réaction aux persécutions anglicanes,
un groupe de catholiques cherche à éliminer
la Famille Royale et les dirigeants du Royaume,
lors de la cérémonie annuelle d’ouverture
des travaux du Parlement. Trente-six barils de poudre
sont réunis en secret dans la cave de l’édifice.
Les conjurés, menés par Guy Fawkes,
furent trahis par un des leurs et purent être
stoppés juste avant la mise à feu.
Comme dans l’épisode, on soupçonne
un soutien étranger, sans doute par l’Espagne.
En commémoration de l’événement,
chaque soir du cinq novembre les Britanniques font
exploser de nombreux pétards (Guy Fawke’s
Night), tout en chantant une comptine traditionnelle
reprise par Steed (38’46’’),
Remember The Fifth Of November. La fameuse
chanson de John Lennon et Yoko Ono, Remember
(1970) fait également référence
au cinq novembre, et se termine d’ailleurs
dans le fracas d’une explosion ! Une nouvelle
allusion à l’évènement
se déroule durant Le club de l’enfer
(saison 4).
o Palais de Westminster : Ce magnifique
bâtiment, où se déroule une
bonne partie de l’histoire, contient les Chambres
des Communes et des Lords. Situé dans le
cœur historique de Londres, son édification
a débuté dès 1091 et il a servi
de résidence royale jusqu’en 1530,
avant de devenir siège du Parlement. Détruit
en grande partie lors du terrible incendie de 1836,
il fut reconstruit dans le style néo-gothique
que nous connaissons. Les Chambres furent achevées
en 1852, alors qu’était notamment rajoutée
la Tour de l’Horloge et la fameuse cloche
Big Ben (1858). L’édifice contient
tout un réseau de salles de réunion,
bibliothèques, restaurants et… salles
de gymnastique, comme dans l’épisode.
Le tout représente un millier de pièces,
une centaine d’escaliers et 4,8 km de couloirs
! Le décor de Douglas James représente
le Vestibule Central (Central Lobby comme
indiqué sur la pancarte, 2’35’’),
qui constitue le cœur du bâtiment. Et
c’est effectivement là que les citoyens
rencontrent traditionnellement leurs députés.
Comme le montre le décor, cette salle octogonale
gigantesque s’orne des statues des Saints
protecteurs du Royaume et des plus célèbres
Premiers Ministres. Sans doute l’édifice
le plus emblématique de Londres, le Palais
de Westminster apparaît dans une multitude
de films et séries, notamment dans le tout
premier épisode du Docteur Who contemporain.
Dans les Avengers, il est de nouveau aperçu
dans les épisodes Les aigles, Un Steed
de trop (saison 4) et Le S95 (Saison
7, TNA), ainsi que dans le film de 1998
!


|
| Acteurs
– Actrices
o
David Langton (1912-1994) participe également
aux épisodes Mauritius Penny (saison
2) et Un petit déjeuner trop lourd
(saison 5). Après une carrière chaotique
au théâtre, il finit par connaître
le succès dans les séries anglaises
des années 60 (The Troubleshooters, Dr
Who, Les Champions…) mais son principal
titre de gloire demeure le rôle de Richard
Bellamy dans Upstairs, Downstairs (1971-1975).
Il continue par la suite à alterner les apparitions
à l’écran et sur les planches.
À sa mort, on découvre qu’il
s’est rajeuni de 10 ans durant toute sa carrière
!
o Iris Russel (1922) appartient
à l’histoire des Avengers
grâce à son inoubliable création
de Father dans Le visage (saison 6) ; Le
cinq novembre permet de la découvrir
sans lunettes noires ! Elle apparaît également
dans l’épisode Mission à
Montréal (saison 2). Elle participera
par la suite à de nombreuses séries,
dont Timeslip (1970) et Taggart
(1992).
o Frank Maher est également
présent dans les épisodes Balles
costumées, Les petits miracles (saison
3) et Meurtre par épisodes (saison
5). Il est la doublure de Patrick MacGoohan dans
Le Prisonnier. Il a joué aussi dans
Destination Danger, L'homme à la Valise,
Le Saint, Amicalement Vôtre, Cosmos 1999.
o Joe robinson (1927). Issu d’une
famille de célèbres lutteurs (son
père et son grand-père furent champions
du monde), Joe Robinson se lança d’abord
dans cette voie et devint champion d’Europe
en 1952. Après une blessure, il décide
de se lancer comme acteur. Sa carrière décolle
durant les années 60, où son imposante
présence lui vaut d’apparaître
sur de nombreux plateaux (Le Saint, Barrabas,
1961). Également ceinture noire de karaté
et expert en judo, il forme Honor Blackman à
son art durant le tournage de la série. Il
co-écrit, avec son frère Doug et Honor
Blackman, le Honor Blackman’s Book of
Self Defense, en 1965. Il achève sa
carrière en 1971 par une participation à
Les Diamants sont éternels, où
il joue Peter Franks que 007 affronte dans un ascenseur
d’Amsterdam. Retiré, il se consacre
à l’enseignement des arts martiaux.
À
noter que…
o L’épisode
comporte pour la première fois une référence
à l’une des tantes de Steed (Blunt
F, squint I, H above the line… A very good
description of my Auntie Queenie, 36’48’’).
Le sous-titre traduit très explicitement
par : Caractère tordu, frappe usée
et un drôle de Q ! Ces réflexions
amusantes deviendront un rituel de la série,
Steed disposant d’un incroyable trésor
d’anecdotes concernant ses tantes, réelles
ou fictives. Dans ses mémoires (Chapeau
melon, 1988), Macnee, dont la mère était
homosexuelle, raconte qu’il devait appeler
la très excentrique compagne de sa mère,
qu’il n’aimait guère «
Oncle Evelyn » !

o
L’épisode marque l’entrée
en scène de Frederick Starke,
couturier anglais fameux, comme dessinateur des
costumes d’Honor Blackman. Il restera en place
jusqu’à la fin de la saison 3, tout
comme Michael Whittaker œuvra dans la majeure
partie des épisodes Cathy Gale de la saison
2. Cette arrivée se note par une tenue plus
fantaisiste que de coutume pour Cathy : chemisier
à pois, étonnant couvre-chef conique
et surtout une impressionnante tenue en cuir ! Cette
garde-robe donna lieu à une présentation
faisant sensation, au prestigieux Ambassadeurs Club
(Park Lane) en octobre 1963. Par leur audace et
leur fougue, ces dessinateurs ont vivement contribué
au ton et au succès des Avengers,
lançant une véritable mode en Grande-Bretagne
!
o Bill Bain (1930-1982) réalisa
pas moins de sept épisodes des Avengers
: Les fossoyeurs, Le cinq novembre, La cage
dorée, Mandrake, Les charmeurs (saison
3) et Les espions font le service (saison
4). Il participa régulièrement à
plusieurs séries à succès :
Armchair Theatre, Tne Duchess of Duke Street,
Upstairs,Downstairs… Pour cette dernière
série, il remporta l’Emmy Award de
la meilleure mise en scène, en 1975.
o Eric Paice (1926-1989) sera l’auteur
de sept épisodes. : Dead of winter
(saison 1), Mort en vol, Le décapode,
Le point de mire, Le festin de pierres (saison
2), Le cinq novembre, Les petits miracles
et Esprit de corps (saison 3). Il fera
parfois preuve d’une belle astuce, notamment
dans Mort en vol, Le point de mire et Les
petits miracles.
o Douglas James a toujours su créer
des décors somptueux et imaginatifs, apportant
un indéniable attrait supplémentaire
aux cinq épisodes auxquels il a participé
: Les œufs d’or, La baleine tueuse
(saison 2), Concerto, Le piège à
rats idéal et Le cinq novembre (saison
3).
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| Fiche
du Cinq novembre des sites étrangers :
En
anglais
http://theavengers.tv/forever/gale2-6.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/gale/312.html
http://deadline.theavengers.tv/GaleS2-06-NovemberFive.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/gale33.htm
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