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1)
Ne
vous retournez pas : Les Avengers
s'essaient au film d'épouvante, avec un incomparable
brio. Le talent de conteur de Brian Clemens se voit
sublimé par la mise en scène inspirée
de Peter Hammond, le meilleur réalisateur de
l'ère Cathy Gale, mais aussi par le jeu intense
d'Honor Blackman. La balade en voiture reste par contre
un grand moment de joie de vivre. Ce pur chef-d'œuvre
soutient aisément la comparaison avec son remake
Le joker.
2)
L'homme
aux deux ombres : À un déjà
excellent récit d'espionnage, l'épisode
insuffle un supplément d'âme et de panache
par une audacieuse touche de fantastique. En cela il
demeure annonciateur de l'âge d'or d'une série
encore en devenir, d'autant qu'avec le thème
des Doubles il introduit une idée appelée
à un riche avenir ! On n'oubliera pas l'effarante
composition de Terence Lodge dans sa brillante évocation
de la folie.
3)
Balles
costumées : Un épisode étonnamment
ludique et permettant à Brian Clemens de s'illustrer
une fois de plus par son sens du récit et son
goût pour le Fantastique. En effet il règne
sur cette histoire comme une atmosphère à
la Quatrième dimension, tant cet étrange
huis clos rompt avec l'espionnage traditionnel encore
coutumier de la série. Le tout est irrigué
par un humour des plus brillants, notamment grâce
à la féline Pussy Cat !
FLOP
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1)
Le
marchand de secrets :
Cet épisode à l'étonnante vacuité
constitue un pénible retour en arrière
vers les plus mauvais moments de la saison 2. On y trouve
en effet une histoire montée de bric et de broc,
représentant une tentative maladroite de plaquer
un récit éculé d'espionnage à
des Avengers ayant alors déjà
évolué vers plus de fantaisie et de brio.
La mise en scène demeure de plus tristement statique.
Comme un goût de piquette...
2)
Cette
grandeur qu'était Rome :
L'originalité de l'argument initial se voit gaspillé
par une intrigue insignifiante, aux trous béants,
et des dialogues très plats. Il en découle
un manque de vie et d'intérêt très
dommageable pour cet épisode qui ne manquait
pourtant pas d'attraits, comme le décorum romain
ou la belle composition de Hugh Burden. La mise en scène
et le reste de la distribution demeurent également
bien médiocres.
3)
Esprit
de corps
: L'ambiance écossaise demeure la
seule originalité de cet épisode qui,
pour le reste, se limite à une intrigue rebattue
de coup d'État, de plus très schématique
et au dénouement extrêmementt brusqué.
L'épisode souffre particulièrement du
manque de moyens de l'époque et d'une mise en
scène des plus inertes. L'ensemble demeure bien
terne malgré l'amusant numéro de Roy Kinnear.