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SAISON
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AVEC
VUE IMPRENABLE
( ROOM WITHOUT A VIEW)

Steed
Becomes a Gourmet – Emma Awakens in Manchuria
Tournage
: 15 au 29 avril 1965
Diffusion
: ITV, 8 janvier 1966 – FR3, 27 juillet
1991 en VOST
Scénario
: Roger Marshall
Réalisation
:
Roy Baker
Paul
Whitsun-Jones (Chessman), Peter Jeffrey (Varnals),
Richard Bebb (Dr. Cullen), Philip Latham (Carter),
Peter Arne (Pasold), Vernon Dobtcheff (Pushkin),
Peter Madden (Dr. Wadkin).
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Résumé
Un
scientifique disparu depuis deux ans refait surface
dans un état pitoyable ; il a apparemment subi un
lavage de cerveau dans un camp en Mandchourie. Les
Avengers découvrent qu'il est en fait le huitième
chercheur à s'être volatilisé après un passage à
l'hôtel Chessman. Steed en Mr Gourmet et Mrs Peel
en réceptionniste s'introduisent dans les lieux.
Emma disparaît à son tour et Steed fait avouer à
Max Chessman que la chambre 621 est la clé de l'énigme
: il utilise son hôtel comme couverture pour faire
subir aux physiciens un lavage de cerveau dans une
réplique parfaite d'un camp mandchou, avec l'intention
de les livrer clés en main à une puissance ennemie.
Épilogue
Les
Avengers quittent les lieux en pousse-pousse ; Steed
tirant Mrs Peel en vitesse accélérée : "Steady,
Steed, it's a thirty mile an hour limit". Tous les
moyens de locomotion sont passés en revue dans les
épilogues de la saison quatre et celui-ci est l'un
des meilleurs.
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Critiques
Denis
Chauvet 26 mai 2004
 
Room
without a view n'est pas un épisode incontournable
de la série et il est d'ailleurs probable qu'il
perdrait un demi melon par rapport à mon jugement
initial. Néanmoins, l'intrigue est assez originale
: huit scientifiques ont disparu depuis deux ans
et l'un d'entre eux réussit à s'échapper et permet
aux Avengers de trouver une piste dans un hôtel
londonien. Un camp de concentration mandchou y a
été fidèlement reproduit à la chambre 621 au septième
étage ! Les points négatifs et positifs concernant
cet épisode étant sensiblement de même importance,
j'ai opté cette fois-ci pour une critique en deux
parties. Commençons par le moins bon, voire par
le côté médiocre de Avec vue imprenable.
La scène d'introduction n'est pas mémorable et Roy
Baker (Too many christmas trees) nous a
habitués à beaucoup mieux. Les quatre personnes
qui prennent place autour de la table sont figées,
sans consistance. Paul Whitsun-Jones (Max Chessman)
est non seulement un vilain insipide mais également
un personnage ennuyeux et la scène du test des plats
(sur le thème principal de Un Steed de trop)
n'est pas indispensable. Une seule de ses répliques
est intéressante : "Napoleon couldn't do it, I will
!". La prestation de Peter Jeffrey (Varnals) est
loin d'égaler ses trois autres apparitions dans
la série. Il est un bureaucrate emprunté et nigaud
et on a du mal à s'imaginer qu'il sera le machiavélique
Prendergast dans la saison couleur. La présence
visible de doublures est le défaut récurrent de
la série et cet épisode ne fait pas exception. Patrick
Macnee écrit dans ses mémoires The Avengers
and me : "I was very unathletic and I did as
little action as I possibly could". C'est pourquoi
nous avons un John Steed différent dans la plupart
des scènes d'action finales. Ici, Steed dans la
bagarre finale n'est pas Patrick Macnee dans de
nombreux plans (regardez le debout sur la table
par exemple) et ce n'est pas non plus Diana Rigg
qui donne le coup de poing lui permettant de se
débarrasser de son adversaire, mais il est vrai
que les magnétoscopes n'existaient pas dans les
années soixante ! L'apparition d'acteurs britanniques
plus ou moins bien grimés en asiatiques a toujours
également prêté à sourire et ce problème perdurera
dans les New Avengers (Le baiser de
Midas, Le piège). Une seule scène en extérieur,
l'arrivée de Steed et Mrs Peel chez Wadkin (je ne
prend pas en compte l'enlèvement de Wadkin) et une
musique somme toute banale ne sont pas des arguments
en faveur de l'épisode. Le quart d'heure précédant
l'arrivée des Avengers à l'hôtel Chessman paraît
trop long et Diana Rigg tient en définitive un rôle
secondaire : on comprend pourquoi elle rechigne,
la paille dans la bouche, à être réceptionniste
!
Le
reste relève heureusement la note ! Les échecs ("chess"
en anglais, d'où le nom de l'hôtel) sont un autre
de mes hobbies et on s'aperçoit que Steed n'y est
pas indifférent : lors de sa première visite de
la chambre 621 sur une musique classique de Laurie
Johnson, il joue un coup en deux fois ; "Fascinating
game, chess" dit-il à Pasold !
Philip
Latham (Carter, le directeur de l'hôtel) est le
second rôle le plus intéressant de Room without
a view. Son flegme tout britannique et ses
répliques à-propos ne le laissent pas inaperçu ("Mrs
Peel, right away if you please !"). Peter Arne (Pasold)
a également un rôle ambigu convaincant, bien que
plus mineur et trop court. Même Peter Madden (Wadkin)
et son boulier ("Three o'clock", "six two one")
est un personnage singulier. Deux répliques de Mrs
Peel empreintes d'humour : lorsque Steed lui annonce
qu'il va dîner avec Chessman : "Don' t come to me
for the bicarbonate of soda" et une devil mind
lors de la scène finale comparant la cellule avec
une chambre d'hôtel : "I want to change my room,
there is a honeymoon couple next door !". La caresse
lancinante de la cravache du geôlier le long du
corps de Mrs Peel laisse déjà entrevoir l'épisode
Le club de l'enfer ("We've never had a woman
in the camp before. Never").
Le
meilleur pour la fin : Steed en Mr Gourmet vaut
à lui seul deux étoiles dans cet épisode. Patrick
Macnee s'exprime en français sans accent et on peut
en déduire qu'il a répété ces scènes, si on en juge
d'après la difficulté avec laquelle il a
lâché deux mots de français dans une interview de
1992 pour Canal Jimmy ! "C'est moi", "naturellement",
"et un peu déçu", "quel dommage", "merci bien".
La cuisine, le vin (dans Meurtre par téléphone)
sont des sujets qui permettent aux Avengers de s'exprimer
en français dans le texte. La langue de Molière
a sûrement aussi permis de contourner la censure.
Lorsque Steed parle du cigare, il mélange les deux
langues "rolled against the thigh d'une jeune fille",
"exactly this distance from the thigh ; from the
leaf I mean".
La saison quatre démontre l'imagination féroce des
scénaristes ; on peut en effet trouver n'importe
quoi dans Londres et ses environs, cela va du camp
mandchou à une jungle tropicale (épisode suivant)
! Bien que Avec vue imprenable ne soit
pas un classique dû à des défauts certains, il est
à mon avis sous-estimé par certaines critiques car
il présente néanmoins des scènes intéressantes,
une intrigue mystérieuse et Steed en épicurien convaincu.
EN
BREF : Steed
en M Gourmet fait beaucoup dans l'intérêt
de cet épisode, à l'intrigue par ailleurs
plutôt originale.
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Critiques
Steed3003
12 octobre 2005
  
L'univers de l'hôtellerie suit à merveille l'une
des règles d'or de la série énoncée par Macnee himself
: " Le futile est important, l'important est futile
" dans cet épisode cocasse et original.
Roger Marshall a particulièrement bien ficelé son
intrigue, pleine de surprises et de faux-semblants.
Après une excellente mise en bouche, on rentre vite
et facilement dans une intrigue qui, quoique parfois
trop bavarde et un peu lente, se suit avec plaisir.
L'épisode prend la forme d'un huis clos ambitieux.
Hormis les dix premières minutes, toute l'action
se déroule dans un hôtel, sans pour autant se révéler
un seul instant ennuyeux tant l'humour y est présent.
En effet, tout le monde passe au pilori : les bureaucrates
formalistes, les maîtres d'hôtel guindés, les patrons
gloutons (ne manquez pas la scène où ce dernier
mange par procuration)… Tout cela avec un humour
léger mais particulièrement efficace, avec des dialogues
au diapason. Roger Marshall est d'ailleurs à mon
goût le meilleur dialoguiste de la série. Par ailleurs,
le scénario tient habilement le spectateur en haleine
jusqu'au final parfaitement orchestré. Si ce scénario
n'est ni le plus drôle, ni le plus surprenant de
la saison, il respecte à merveille l'atmosphère
de la série, le duo humour/suspense y étant, de
plus, parfaitement équilibré. De plus, quelques
moments sont inoubliables, notamment la composition
de Steed en Mr Gourmet. En bref, un scénario intelligent
et bien structuré bénéficiant d'une intrigue solide.
Roy
Baker nous offre ici une mise en scène dynamique
nous faisant adroitement oublier l'aspect huis clos
de l'épisode. Les nombreuses scènes de dialogue
sont intelligemment filmées avec des mouvements
de caméra particulièrement élégants. On ne peut
malheureusement en dire autant de la scène d'action
finale de l'épisode qui une fois de plus, malgré
des combats parfaitement réglés, souffre du problème
de visibilité des doublures. La critique est particulièrement
valable pour cet épisode, où là on frise vraiment
le gros plan nous montrant le cascadeur ! L'interprétation
est en général d'excellente facture avec Philip
Latham superbe en maître d'hôtel pincé. On regrettera
néanmoins le maquillage grossier effectué pour transformer
deux européens en asiatique pour les gardiens des
geôles avec qui Steed se bat à la fin. Le résultat
final est vraiment ridicule. Enfin, l'ambiance sonore
de l'épisode est d'une rare qualité, notamment pour
toutes les scènes se déroulant dans le camp mandchou.
Par ailleurs, je vous conseille fortement de regarder
cet épisode en VO, vous pourrez entendre à plusieurs
reprises le français excellent de Patrick Macnee.
Steed
se transforme en gastronome tatillon le temps de
quelques scènes succulentes. Cet univers raffiné
lui convient d'ailleurs à merveille, comme on avait
déjà pu le constater dans un épisode précédent.
On se régalera de son français impeccable, avec
ses " C'est moi ! " et " Naturellement ". Mrs Peel
est aussi pas mal en réceptionniste polyvalente,
même si on sera surpris de la facilité avec laquelle
elle tombe dans le piège qu'on lui a tendu.
Pour
une fois, les décors, à l'inspiration de jeu d'échecs,
sont particulièrement soignés et inventifs. Regardez
ces lampes de chevet en forme de cavalier. Le bureau
spacieux de Chessman est lui aussi très réussi.
Steed est très élégant dans son costume rayé.
Les
diverses tenues de Mrs Peel sont plus sobres que
d'habitude, mais toujours aussi plaisantes.
La
musique de Laurie Johnson, avec un petit thème très
agréable pour les scènes de gastronomie, rythme
parfaitement l'épisode.
EN
BREF : Un
épisode sympathique et sans prétentions, ponctué
de quelques moments particulièrement drôles.
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Vidéo
Steed
en gastronome
Informations
complémentaires
Tournage
o
La scène du pousse-pousse fut tournée
sur London Road, près d’Elstree. Cette
même section de la route servit également
de décor dans Voyage sans retour, Le
club de l’enfer, L’héritage diabolique,
L’économe et le sens de l’histoire,
Comment réussir… un assassinat
et Du miel pour le prince ! (source : The
Avengers on Location ).
Continuité
Détails
o Steed
compare Mrs Peel à la célèbre espionne Mata Hari
fusillée en 1917 : "I'll be responsible for Mata
Hari".
o
On peut lire "Canton Chinese Laundry" (blanchisserie
chinoise de Canton) sur la camionnette et le panier.
o
On retrouve la même lampe en forme de cavalier dans
le hall d'entrée de Sir Todd (Les aigles).
o
La série a rarement des références temporelles.
Dans cet épisode, Wadkin demande au Dr Cullen l'année
(1965) et Mrs Peel consulte le registre de l'hôtel
(1963). Je voudrais bien savoir ce qui est écrit
au 12 mars...
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Acteurs
– Actrices
o
Peter Jeffrey (1929-1999) a participé à trois
autres épisodes de la série : Le joker
(saison cinq), Jeux (saison six) et Le
château de cartes (New Avengers).
Il était un acteur talentueux et reconnu. Un grand
comédien britannique. L'un des plus grands méchants
des Avengers : le personnage de Prendergast
du Joker est mémorable. Lauréat de Cambridge,
son répertoire allait du théâtre classique aux comédies
télévisées. Il travailla avec les plus grandes compagnies
théâtrales dont la Royal Shakespeare Company. Il
est décédé le jour de Noël 1999 d'un cancer de la
prostate.
o
Peter Arne (1920-1983) a tourné dans trois
autres épisodes de la série : Death on the slipway
(saison un), Warlock et Les œufs d'or
(saison deux). Il est né en Malaisie de père français
et de mère américaine et a servi héroïquement comme
pilote dans la RAF pendant la 2de guerre mondiale.
Il a de nombreux rôles de méchants à son actif dans
des films de guerre ou d'espionnage. Son accent
lui permit aussi de jouer des rôles de chinois,
russes ou sud-américains ! Au cinéma, on peut noter
son rôle de colonel dans trois films de la Panthère
rose. À la TV, on l'a vu dans Destination
Danger (quatre épisodes), Département S
(deux épisodes), Le Saint, L'Homme à la Valise.
Il a été retrouvé assassiné dans son appartement
londonien en août 1983. Une rixe entre homosexuels
a été évoquée mais le meurtre est toujours inexpliqué.
o
Vernon Dobtcheff (1934, France) a joué dans
plus de 250 films ou séries dont deux autres épisodes
des Avengers : Le mort vivant (saison
cinq) et Haute tension (saison six). Il
est à l'affiche entre autres, au cinéma dans The
assassination bureau (avec Diana Rigg), Le
Crime de l'Orient-Express, L'Espion qui m'aimait,
Le Nom de la rose. À la télévision, il a participé
aux séries Le Saint, Les Champions, Poigne de
Fer et Séduction, Le Retour de Sherlock Holmes,
mais aussi à deux épisodes de l'excellente série
française Les Brigades du Tigre, ainsi
qu'à un épisode de l'exécrable Marie Pervenche
!
o
Peter Madden (1905-1976) a joué dans deux
autres épisodes de la série : One for the mortuary
(saison un) et Pandora (saison six). Il
a tourné pour la télévision dans Ivanhoé,
Le Saint (deux épisodes) et Les Champions.
Il est Hobbs, le supérieur de John Drake dans Destination
Danger. Au cinéma, on peut le voir dans La
Vie privée de Sherlock Holmes et il est le
joueur d'échecs battu par l'agent du Spectre au
début du second James Bond, Bons baisers de
Russie.
o
Paul Whitsun-Jones (1923-1974) a tourné dans
trois autres épisodes de la série : L'homme
aux deux ombres et Lavage de cerveau
(saison trois), Brouillard (saison six).
Ses apparitions dans The Avengers résument
parfaitement sa carrière. Il a surtout tourné pour
la télévision dans les séries Ivanhoé,
Le Saint (quatre épisodes), Département
S (deux épisodes) et il joue le rôle d'un inspecteur
de police français dans un épisode d'Amicalement
Vôtre (La danseuse). Il est
décédé suite à une crise d'appendicite.
o
Jeanne Roland (Anna Wadkin, pas au générique)
a fait de nombreuses apparitions dans des séries
britanniques des années 60 (Le Saint, Destination
Danger, L'Homme à la Valise, Les Champions).
Elle est une des masseuses de James Bond dans On
ne vit que deux fois.
À
noter que…
o Le titre
français et le titre original ont pratiquement un
sens contraire ! Le titre original fait référence
au roman de l'auteur anglais EM Forster A Room
With A View paru en 1908.
o
On avait offert un rôle à Kenneth Williams, célèbre
comique anglais (dont vous pourrez obtenir plus
d'infos ici : http://www.stopmessinabout.co.uk/)
qui l'avait refusé, estimant que son rôle était
"minable et qu'il pouvait être joué par n'importe
qui". Il a déclaré par la suite avoir trouvé l'épisode
particulièrement "puéril". Il est fort probable
que ce dernier devait interpréter Varnals ou Carter.
(source : The Avengers dossier).
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Fiche de Avec vue imprenable des sites
étrangers
En
anglais
http://theavengers.tv/forever/peel1-15.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmabw/415.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS1-15-RoomWithout.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel16.htm
En
italien
http://www.avengers.it/15bn.htm
En
espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_room.htm
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