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SAISON
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L'ÉCONOME
ET LE SENS DE L'HISTOIRE
(A SENSE OF HISTORY)

Steed
dons a gown – Emma becomes a Don
Tournage
: 20 au 31 janvier 1966
Diffusion
: ITV, 12 mars 1966 – 2e chaîne
ORTF, 30 mai 1967
Scénario
: Martin Woodhouse
Réalisation
: Peter
Graham Scott
Nigel Stock (Richard Carlyon), John Barron (Henge),
John Glyn-Jones (Grindley), John Ringham (Professor
Acheson), Patrick Mower (Duboys), Robin Phillips
(John Pettit), Peter Blythe (Millerson), Peter Bourne
(Allen), Jacqueline Pearce (Marianne).
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Résumé
L'assassinat d'un éminent économiste aux idées humanistes
conduit les Avengers à l'université St Bodes. Mrs
Peel y fait la connaissance d'un groupe d'étudiants
réactionnaires tandis que Steed essaie de découvrir
l'auteur d'une thèse diamétralement opposée aux
pensées du défunt. Lors d'une soirée costumée, les
Avengers démasquent le cerveau qui, avec l'aide
de quelques étudiants, entendait imposer une vision
extrémiste.
Épilogue
Les
Avengers quittent les lieux en side-car. Steed bien
installé et calfeutré dans la partie passager. "Steed,
you're a fraud !".
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Critiques
Denis
Chauvet 27 octobre 2004
 
A sense of history est déprécié dans la
plupart des sites et livres consacrés aux Avengers
alors qu'il est, à mon avis, une belle illustration
du caractère particulier de la série. L'intrigue
est tout à fait traditionnelle, sans aucune touche
surnaturelle, mais elle est néanmoins originale
et solide. On peut même y déceler un côté pessimiste
assez inhabituel à la série. Rien ne manque pour
faire un classique de cet épisode : un "méchant"
convaincant, un excentrique farfelu, de l'humour,
une bonne bagarre finale, une devil mind
croustillante et une inoubliable Mrs Peel en costume
de Robin des Bois.
Grindley (John Glyn-Jones) est un méchant a
priori sympathique, mais son idéologie exposée
à la fin de l'épisode fait froid dans le dos. Il
est un obscur archiviste mais il s'avère être le
personnage central mettant le spectateur sur une
fausse piste ; son interprétation est admirable.
Par contre, Duboys (Patrick Mower) est désagréable
au possible et on espère même que Steed lui brise
le bras ! Sa façon de casser les mines de crayon
est exaspérante et la scène du serment de fidélité
par le sang bien trop longue. Professeur Acheson
(John Ringham) est l'excentrique de l'épisode "Isometrics,
exercise without apparatus", même si la série en
a connu d'autres plus inoubliables ! Les autres
seconds rôles font une bonne prestation : Henge
(John Barron) est le suspect numéro un, Richard
Carlyon (Nigel Stock) est l'appât, John Pettit (Robin
Phillips) le repenti, Millerson (Peter Blythe) le
comparse dévoué et Marianne (Jacqueline Pearce)
la crédule de service. Quant à Steed, il n'apprécie
pas de se faire manœuvrer par de jeunes "blancs-becs"
et il n'hésite pas à tordre le bras de Duboys et
à assener un coup de thèse sur la tête à Pettit
: sa façon de procéder renvoie aux saisons Cathy
Gale. Mrs Peel est égale à elle-même et j'adore
sa moue lorsque Acheson fait tomber par terre les
archives qu'elle a classées !
L'humour a une place importante dans A sense
of history (en tout cas dans la VO). Steed
et Carlyon tout d'abord : "Old wound, you know",
"Really ? German bullet World War II ?", "Umbrella.
January Sales. Damned stupid woman !" [Vieille blessure
– Balle allemande de la seconde guerre mondiale
? – Parapluie, soldes de janvier, sacrée bonne
femme !]. Steed et Mrs Peel ont également des échanges
intéressants soit au moment d'assommer les suspects
"Historical memoirs or The Encyclopedia of Erotica
?", "The memoirs-they are heavier" ou avant la soirée
avec la fameuse devil mind : "That looks
a bit droopy", "Wait until it's challenged !" (je
vous laisse la traduire !). De nombreuses autres
scènes amusantes sont à noter : le melon transpercé
de Steed ; Mrs Peel découvrant la photo d'une pin
up sous un pupitre "I prefer my students to be wide-eyed
and innocent" [Je préfère mes étudiants attentifs
et innocents] ; Carlyon coiffé d'une passoire, Steed
en lanceur de couvercle de casserole... La liste
n'est pas exhaustive ! On comprend mal dans ce cas
pourquoi certains sites (anglo-saxons) dénigrent
cet épisode. Il est vrai qu'ils décèlent une confrontation
communisme/fascisme dans A sense of history
et privilégient peut-être trop le côté pessimiste
de l'intrigue alors que les Avengers est
avant tout une série basée sur l'humour ! On peut
également considérer que la série est une nouvelle
fois en avance sur son temps avec cette thèse visant
à unifier l'Europe contre la pauvreté !
Les extérieurs ne sont pas merveilleux et nous pouvons
nous demander ce que fabrique Carlyon dans les bois
alors que sa vie est menacée ; l'université semble
toujours être prise du même côté bien que les scènes
dans l'obscurité soient bien filmées. Seule la surprenante
séquence d'introduction qui nous montre une
magnifique Rolls Royce quitter un hameau pour s'enfoncer
dans les sous-bois est d'intérêt. Heureusement,
les costumes contrebalancent la pauvreté des extérieurs
! Steed en shérif de Nottingham et surtout Mrs Peel
en Robin des Bois font sensation et démontrent une
nouvelle fois que des costumes d'époque peuvent
donner un certain cachet à un épisode. A sense
of history est en effet le troisième de la
saison à y avoir recours après Faites de beaux
rêves et Le club de l'enfer.
Une photo couleur de la soirée costumée (à voir
sur le site Mrs
Peel, we're needed) montre Steed, Mrs Peel
et Carlyon en habits d'époque : admirez l'énorme
cœur rouge que porte Carlyon ! Laurie Johnson propose
un thème musical chevaleresque tout à fait de circonstance
comme d'habitude.
À noter les bruits de la circulation et les chants
d'oiseaux lorsque les Avengers examinent la voiture
de Broom et un buste de Napoléon qui réapparaît
de temps à autre (voir Les chevaliers de la
mort).
A
sense of history est un très bon épisode bourré
d'humour et de situations farfelues avec une ravissante
Mrs Peel en costume de Robin des Bois. "In a situation
like this, a gentleman would bow to a lady."
EN
BREF : Les
Avengers côtoient le monde de l'éducation dans un
épisode riche en humour, injustement déprécié.
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Critiques
Steed3003
1 juin 2006
 
Après
un début de saison très inégal, la série commence
enfin à trouver son équilibre. Les bons épisodes
se suivent et ne se ressemblent pas.
Martin Woodhouse était déjà
l'auteur de nombreux, et plutôt bons, épisodes des
saisons précédentes, comme Mr
Nounours ou Seconde vue. Il offre
ici sa dernière contribution aux Avengers
et à la fiction télévisuelle en général, puisque
c'est son dernier scénario tout court. Il deviendra
ensuite un auteur à succès de romans dans le ton
des Avengers. Son adieu est très réussi.
Tout d'abord, il s'adapte parfaitement au nouveau
style des Avengers, laissant une large
place à l'humour et au second degré dans cet épisode.
Il fait aussi une attaque en règle des public
schools britanniques, du système universitaire
en général. En effet, tous les étudiants paraissent
ignares, arrogants, irrespectueux et ont même
des tendances meurtrières ! On est loin de l'univers
du Cercle des poètes disparus ! La critique
sociale, rarissime dans la série, est ici forte
et volontairement acide : le système universitaire
britannique est aux abois. Pour revenir à l'intrigue
de l'épisode en elle-même, elle s'inscrit dans le
schéma habituel de la série : une succession de
meurtres dans un environnement particulier par une
organisation secrète que vont tenter d'infiltrer
nos deux agents. Regrettable, surtout au vu des
derniers épisodes qui avaient su, avec talent, explorer
d'autres voies narratives. Ne nions pas notre plaisir
pour autant : les vieilles recettes fonctionnent
plutôt bien. La toile de fond (l'université) est
extrêmement bien exploitée, les personnages ont
"de la gueule", malgré certains traits
parfois trop forcés, et les rebondissements rebondissent
comme il faut. Tout cela est enrobé d'un humour
efficace. Le scénariste nous offre même parfois
des scènes carrément jouissives : comme Steed utilisant
les Châtiment corporels sur un élève récalcitrant
(une scène que devraient savourer nos nombreux
amis professeurs, notamment un certain Denis C.).
Le fond de l'histoire, totalement improbable pour
n'importe qui ayant quelques notions d'économie,
est heureusement peu développé. En bref, un adieu
réussi pour Martin Woodhouse avec un ton incisif
surprenant.
Troisième
et dernière contribution de Peter Graham Scott.
Il nous fait lui aussi ses adieux, mais seulement
pour la série. Il travaillera ensuite dans
bien d'autres séries (Le Prisonnier, Arabesque…).
Après le très médiocre (Les aigles) et
l'excellent (Cœur à cœur), Peter Graham
Scott équilibre et fait du moyen. En effet, la réalisation
est classique mais efficace. Si la mise en scène
manque d'originalité, elle valorise correctement
le scénario. On regrettera un manque de punch général
et une tendance au statisme, récurrent dans les
saisons 4 et 5. L'ensemble ne manque pourtant pas
de panache et le scénario est assez bon et rythmé
pour maintenir l'intérêt à lui seul. La photographie
est splendide. L'orage et le feu apportent de nombreuses
nuances au niveau des lumières pour un rendu superbe
en N&B. L'interprétation est aussi de bon niveau.
Si Patrick Macnee et Diana Rigg sont bons sans plus,
le reste du casting est réussi, notamment les jeunes
acteurs (on en voit peu fréquemment dans la série).
Ils se montrent à la hauteur de leurs rôles. En
bref, après avoir flirté avec le pire et le meilleur,
Peter Graham Scott fait ici un au revoir proportionné
et donc moyen !
Cet
épisode nous permet de voir Steed goûter aux joies
du camping, ce qui donne lieu à quelques scènes
iconoclastes. Pendant ce temps, Mrs Peel infiltre
le milieu étudiant et défend courageusement ses
professeurs auprès de ses camarades.
Un
superbe décor pour l'université où se déroule
une majorité de l'action, si réussi qu'on
se demande même si l'épisode n'a pas été tourné
dans une vraie. On notera aussi un faux extérieur
plus réussi que d'habitude pour le lieu de campement
de Steed.
On
retrouve la même tenue blanche et le même voile
pour Mrs Peel au début de l'épisode que dans l'épisode
précédent, L'héritage diabolique, ce qui
soulève quelques doutes sur son hygiène de vie.
De superbes costumes à la fin de l'épisode pour
Steed et Mrs Peel, respectivement habillés en Shérif
de Nottingham et Robin des Bois. Après Faites
de beaux rêves, le savoir-faire de l'équipe
de la série en matière de costumes est une nouvelle
fois démontré.
La composition de Laurie Johnson pour cet épisode
est loin d'être mémorable : juste fonctionnelle,
rien de plus.
EN
BREF :Le
cocktail habituel des Avengers, toujours un régal,
avec en bonus une légère touche d'acidité.
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Vidéo
Conflit
de générations entre Steed et un étudiant
!
Informations
complémentaires
Tournage
o Lorsque
James Broom s'engage en Rolls dans les sous-bois
(scène d'introduction), il passe devant Aldenham
Wood Lodge à Elstree.
o
The Royal Masonic Senior School (plus tard devenu
The Bushey International University) est Saint Bodes.
C'est également le centre de conférence de La
porte de la mort.
Continuité
o "St Bede's" apparaît sur la tirelire dans les
bois et les documents des archives de l'école. Les
acteurs disent "St Bede's" (lire sur les lèvres)
mais sont doublés par "St Bode's" dans la version
originale. En effet, "St Bede's" est le nom d'une
véritable école en Grande-Bretagne : "Toute ressemblance
avec des personnes ou lieux...".
o
Lorsque Grindley prononce "St Bodes" lors de la
rencontre avec Steed, le nom de l'université est
en désaccord avec le reste de la phrase : cela est
dû au doublage du nom effectué après le tournage
(dans la VO).
Détails
o Le titre du livre retrouvé auprès de Duboys est
"How to develop a winning personnality".
o
Mrs Peel en Robin des Bois est à voir absolument
!
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Acteurs–
Actrices
o
Nigel Stock (1919-1986) fut présent au théâtre,
à la télévision et la radio. Il fut le Dr Watson
dans une série Sherlock Holmes de deux
saisons en 1965. Il a joué dans Le Saint, Destination
Danger, Le Prisonnier (Le colonel dans L'impossible
pardon), Van der Valk. Il est décédé
d'un arrêt cardiaque.
o
John Barron (1920) et Peter Blythe
(1934) sont décédés en 2004.
o
Jacqueline Pearce (1943) a également joué
dans Destination Danger, L'Homme à la Valise
(deux épisodes) mais son rôle dans la série de science-fiction
Blake's seven (1978-81) fut le plus marquant.
À
noter que…
o
Le titre français se réfère sûrement à la thèse
recherchée "Economics and a sense of history". Or,
economics est curieusement traduit par
"l'économe" ; "l'économie" aurait été plus adaptée.
o
Dans le synopsis de Dave Rogers, Steed fait appel
à Mrs Peel après avoir vu Carlyon et utilise son
arme pour disperser les attaquants (et non pas un
couvercle de casserole !). Ils sont censés quitter
la scène en side-car dans un coucher de soleil et
non dans le brouillard !
o
Coupures de presse lors de la 1re diffusion française
(l'économie ou l'économiste ?) |
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Fiche
de L'économe et le sens de l'histoire
des sites étrangers
En
anglais
http://theavengers.alexia.us/ep102.shtml
http://theavengers.tv/forever/peel1-24.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmabw/424.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS1-24-SenseOfHistory.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel25.htm
En
italien
http://www.avengers.it/24bn.htm
En
espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_house.htm
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