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LE
DERNIER DES SEPT
(THE SUPERLATIVE
SEVEN)

Steed
flies to nowhere – Emma does her party piece
Tournage
: Terminé le 13 mars 1967
Diffusion
: ITV, 8 avril 1967 – 2e chaîne
ORTF, 13 août 1968
Scénario
: Brian Clemens
Réalisation
: Sydney Hayers
Charlotte Rampling (Hana Wilde), Brian Blessed (Mark
Dayton), James Maxwell (Jason Wade), Hugh Manning
(Max Hardy), Leon Greene (Freddy Richards), Gary
Hope (Joe Smith), Donald Sutherland (Jessel), John
Hollis (Kanwitch), Margaret Neale (Stewardess),
Terry Plummer (Toy Sung).
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Résumé
Steed
est invité à une soirée costumée, mais il se rend
rapidement compte qu'il est tombé dans un piège.
Comme les autres participants, il est retenu prisonnier
sur une île. Un des convives est un tueur dont la
mission est l'élimination des six autres invités
! Qui est-ce ?
Épilogue
Steed et Mrs Peel vont à la chasse aux canards mais
tirent… des ours en peluche, ce qui fait dire à
Mrs Peel : "I have winged Father Christmas
!" [J’ai touché le Père
Noël !]! Un de ces ours contient une bouteille
de champagne !
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Critiques
Denis
Chauvet
Avis
: Loin de son cadre familier et sans melon
ni parapluie, Steed est entraîné dans
une parodie des Dix petits nègres d’Agatha
Christie, grand classique du policier britannique.
Le suspense et le rythme sont au rendez-vous, bien
que l'arrivée sur l’île soit
un peu longuette. L’absence d’Emma Peel
se fait cruellement sentir malgré la présence
de deux stars en devenir, Donald Sutherland étant
bien plus convaincant que Charlotte Rampling. Les
défauts récurrents – doublures
trop visibles, scènes en studio côtoyant
de beaux extérieurs – gâchent
un peu notre plaisir. Les chasses aux canards sont
typiquement Avengers et le tunnel rouge
de l’introduction surréaliste. Quel
est le critère de sélection pour avoir
choisi Steed ? : "Maybe the way I hold my umbrella
!" ["Peut-être ma manière
de porter le parapluie !"].
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Critiques
Steed3003
6 février 2005
  
Un pastiche d'un roman (Dix petits nègres)
de la plus british des écrivains (Agatha
Christie) par la plus british des séries
ne pouvait donner qu'un excellent épisode.
En
effet, après avoir isolé Mrs Peel dans Caméra
meurtre, Brian Clemens isole ici Steed dans
un whodunnit du meilleur aloi, plutôt éloigné
du moyen Balles costumées dont il est le
remake. Brian Clemens applique brillamment
la recette du genre : de nombreux suspects, un seul
coupable. Mais qui est-il ? Cet épisode est particulièrement
bien écrit, notamment les dialogues teintés d'un
humour anglais savoureux. Une fois encore chez Brian
Clemens, les personnages sont tous très bien dépeints,
même si parfois les traits sont un peu épais (le
personnage de Hana Wilde, interprété par Charlotte
Rampling, par exemple). Mais ce sont surtout leurs
relations, ingrédient indispensable à un bon whodunnit,
qui, teintées de paranoïa et de suspicion, comme
le veulent les lois du genre, sont particulièrement
bien exploitées. Les nombreux rebondissements (dont
un qui reprend le rebondissement final du roman
Dix petits nègres), tous très bien amenés,
ne font que confirmer l'aptitude de Brian Clemens,
et donc la capacité de la série, à jouer sur tous
les genres avec talent. Alors, oui, tels de grands
enfants, on se laisse vite prendre à ce jeu de Cluedo
grandeur nature, en cherchant avec Steed qui est
le coupable. Néanmoins, Brian Clemens commet quelques
erreurs de parcours. Tout d'abord, en n'offrant
que trop peu d'indices pour permettre au spectateur
de découvrir l'assassin lui-même, il limite l'interaction
propre à ce type d'épisodes. La fin, assez vraisemblable
malgré tout, est impossible à deviner avec les éléments
donnés. D'autre part, en ouvrant le champ de l'action
à l'extérieur, l'épisode perd en rythme, la structure
des whodunnit étant bien plus performante
en huis clos. Enfin, on regrettera le peu d'inventivité
des meurtres, surtout en comparaison avec des épisodes
comme Jeux ou Meurtres distingués.
Ces quelques faiblesses n'entachent pas un épisode
globalement réussi et apportant un vent de fraîcheur
à la série.
C'est
le chevronné et inégal (entre Les cybernautes
et La mangeuse d'homme du Surrey, c'est
le grand écart) Sidney Hayers qui dirige ici l'épisode.
Il perpétue avec bonheur, dans un épisode visuellement
très riche, le style de la saison 5. On retrouve
ces mêmes couleurs vives, ce même sens du cadrage…
Sidney Hayers possède même un sens du suspense et
du hors champ qu'on ne lui soupçonnait pas. Il s'amuse
en effet à montrer plus ou moins les meurtres, selon
ce qu'il veut faire croire au téléspectateur. Les
différentes scènes d'assassinat (dont un duel à
l'escrime en ombres chinoises) sont toutes filmées
avec beaucoup d'inspiration. Quelques maladresses
néanmoins, comme ces liens trop rapides entre décors
naturels et studio (si vous avez les DVD, regardez
la différence de végétation entre 16'03" et 16'04").
Une mauvaise pratique de la saison 4 que l'on croyait
terminée. D'autre part, les quelques scènes
de combats sont mal filmées, avec de nouveaux problèmes
de doublures beaucoup trop visibles. Elles profitent
mal d'un décor fabuleux : le manoir abandonné. Le
duel final entre Charlotte Rampling et Donald Sutherland
est, quant à lui, de très bonne facture. D'ailleurs,
les deux guest stars de l'épisode, mot
ici un peu galvaudé puisque pour les deux, cet épisode
se situe au tout début de leur carrière, se révèlent
inégales. Si Donald Sutherland est un méchant très
crédible, Charlotte Rampling, elle, reste en deçà
du talent qu'on lui reconnaît aujourd'hui dans un
rôle certes caricatural. Le reste de l'interprétation
est de très bon niveau. En bref, malgré une logistique
lourde (avion, nombreux extérieurs...), Sidney Hayers
s'en tire plutôt bien : peu de longueurs et un suspense
omniprésent.
Pour
la première et unique fois dans la série, c'est
Mrs Peel qui, dans le teaser, prévient
Steed dans le célèbre gimmick "You're needed!"
["On a besoin de nous !"], accompagnée d'un "Coin
! Coin !" du plus bel effet. Comme sa partenaire
dans Caméra meurtre, Steed garde son sang
froid et son humour dans tout l'épisode. Néanmoins,
Mrs Peel a, une fois encore, tout compris avant
lui !
Une fois n'est pas coutume, Steed troque ses célèbres
costumes contre une tenue de maréchal qu'il porte
avec majesté. Emma Peel est toujours aussi sexy
(même en chasseuse, cf. le tag final),
malgré un emmapeeler orange au look pyjama
pas du meilleur goût.
Le
décor du manoir abandonné est un des meilleurs de
la saison. On a le droit à de très beaux extérieurs
dans cet épisode. Néanmoins, les faux extérieurs,
reconstitués en studio, pas assez soignés et très
peu réalistes, nuisent beaucoup à la qualité de l'épisode.
Une
musique à suspense très inspirée accompagne avec rythme
l'épisode.
EN
BREF : Un
sympathique whodunnit, bien mené et plein de suspense,
qui nous permet de découvrir Charlotte Rampling et
Donald Sutherland dans leurs jeunes années.
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Vidéo
"Steed,
on a besoin de nous !"
Informations
complémentaires
Tournage
o
Mrs Peel conduit Steed à l'aéroport de Luton.
Continuité
o Pendant le décollage, Steed et Hana Wilde s'attachent
et leurs sièges sont assez loin de la paroi, ils
regardent néanmoins à travers le hublot.
Détails
o
À noter le nom de l'aéroport sur le carton d'invitation
: "Clemens airport", clin d'œil des accessoiristes
à Brian Clemens, scénariste de l'épisode.
o
Un passage ne peut être rendu en français.
Lorsque Steed est présenté à
Hana Wilde, celle-ci dit : "I’m Wilde".
Sans contexte, le nom n’est pas évident
et Steed comprend wild (même prononciation),
qui signifie "sauvage", et répond
: "Are you ? Every minute of the day ?"
[À chaque moment de la journée ?].
o
Une devil mind pour Steed : lorsqu’il
apprend le nombre impressionnant de taureaux que
le matador a occis, il déclare : "That’s
quite a number of…".
o Aéroport de Luton : Désormais
nommé London Luton Airport, cet aéroport
fut ouvert en 1938, à destination d’une
clientèle d’affaires. Il joua un rôle
militaire important durant la Guerre comme usine
produisant des avions très perfectionnés.
Il accompagna puissamment le développement
de l’aviation touristique et d’affaires,
particulièrement net durant les années
60. En 1972 il est l’aéroport le plus
rentable de Grande-Bretagne, recouvrant plus de
20% des vols de passagers. Un terminal international
fut ouvert en 1985, tandis que Luton s’intégrait
totalement dans la desserte aéroportuaire
du grand Londres. Bénéficiant d’investissements
massifs et continuant à s’adapter aux
évolutions du transport aérien (notamment
le low cost) Luton transporte désormais
plus de neuf millions de passagers annuels. (source
: The Avengers on Location)
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Acteurs
– Actrices
o
Charlotte Rampling (1946). Fille d'un colonel
de l'OTAN, elle fut éduquée en partie à Versailles.
Elle fut modèle avant de commencer sa carrière cinématographique
en 1965 ; le film scandale Portier de nuit
la révèle au grand public en 1974. Elle tournera
ensuite des films aux États-Unis (Zardoz, Stardust
Memories, Adieu, ma jolie, Le Verdict). Elle
s'installe en France dans les années 70 et tourne,
entre autres, Un taxi mauve et On ne
meurt que deux fois. Après un retrait, elle
revient au premier plan avec un César d'honneur
en 2001et une superbe interprétation dans
Sous le sable (2000).
o
Donald Sutherland (1935). Cet acteur canadien
débute sur grand écran en 1963 et Les Douze
Salopards (1967) le fait connaître, mais c'est
MASH (1970) qui le catapulte au rang de
star. Sa carrière sera d'abord émaillée de prestations
excentriques et décalées. Parmi ses nombreux passages
remarqués au cinéma, on retiendra celui du détective
John Klute (Klute avec Jane Fonda, 1971)
et du témoin mystérieux de JFK (1991).
Très prolifique, le comédien accumule les compositions
de tous genres : architecte dans Ne vous retournez
pas (1973), notable pathétique dans Le
Jour du fléau (1975), fasciste dans 1900
(1976), interprète du Casanova de Fellini,
espion dans L'Aigle s'est envolé (1976)
ou encore chasseur de mutants dans L'Invasion
des profanateurs (1978) et astronaute dans
Space Cowboys (2000). Militant pacifiste, il
collabore avec Jane Fonda à l'écriture et à la mise
en scène du spectacle FTA (pour Free The Army),
interprété par eux devant les troupes américaines
et qui dénonce l'engagement de leur pays au Vietnam.
Aventure relatée dans le documentaire FTA
(1972). Néanmoins, ce sont les rôles d'hommes odieux
et extrêmes qui sont les plus récurrents dans sa
carrière. C’est ainsi qu’il interprète
avec un brio particulier le patriarche de la peu
ragoûtante famille de milliardaires de Dirty
Sexy Money. C'est le père de Kiefer
Sutherland, le Jack Bauer de 24h Chrono.
o Brian Blessed (1937) a fait de nombreux
petits boulots avant de tenter sa chance au cinéma
où sa carrière s'étend sur près de quarante ans.
Il a joué aussi bien dans des séries (Cosmos
1999, Regan) que dans des films (Flash
Gordon, La Guerre des étoiles). Il a escaladé
l'Éverest. Il est le sergent Hearn dans Le
matin d'après (saison 6). Durant les années
2000, à la télévision, il tient
des rôles remarqués, dont le Capitaine
Crochet, dans les pantomimes de fin d’année
dont les Britanniques sont fervents. Passionné
d’alpinisme, après avoir échoué
de peu par trois fois à atteindre le sommet
de l’Éverest, il réussit l’ascension
du Mont Blanc à 70 ans !
o
John Hollis (1931-2005) a fait trois autres
apparitions remarquées et remarquables dans la série
: Markel dans Warlock, saison 2, Sensai
dans Les cybernautes, saison 4 et Zoltan
dans Le legs, saison 6. Il a également
joué dans les séries Le Saint (deux épisodes)
et Dr Who entre autres. Au cinéma, entre
autres dans Les Douze Salopards, Superman, Star
Wars, L'Empire contre-attaque et le James Bond
Rien que pour vos yeux dans le rôle de
Blofeld.
o
Hugh Manning (1920-2004) a joué dans deux
autres épisodes de la série : Le jeu s'arrête
au 13 (saison 4) et Haute tension
(saison 6). Il a également participé à la série
Amicalement Vôtre.
À
noter que…
o
Hana Wilde (interprétée ici par Charlotte Rampling)
donnera son nom à la partenaire de Steed (Hannah
Wild) dans la pièce de théâtre de 1971 tirée de
la série.
o
Le titre est une référence à The Magnificent
Seven (1960) de John Sturges (Les Sept
Mercenaires).
o Le passage où l'île est visible du cockpit à l'approche
provient d'un épisode du Prisonnier.
o Commentaire de Patrick Macnee pour cet épisode
: "En général, on cachait quelles guest stars
étaient au côté des Avengers. À une exception près
: Donald Sutherland (…) Et regardez le reste du
casting : Charlotte Rampling, Brian Blessed, James
Maxwell… Les réunir aujourd'hui coûterait une fortune
!" (source : bonus DVD)
o
Laurie Johnson : "Albert Fennell brought the
pieces (scripts, actors, directors) together and
made them work" [Albert Fennell a rassemblé
les morceaux (scénarios, acteurs, metteurs
en scène) et les a fait fonctionner.] (DVD
kiosque).
o Commentaire de Brian Clemens pour cet épisode
: "Comme les américains n'avaient pas vu les épisodes
de l'ère Blackman et que nous les trouvions excellents,
nous les avons refaits." (source : The Avengers
Dossier). Cet épisode est, en effet, une adaptation
d'une partie de l'épisode Balles costumées,
saison 1963/1964.
o
Diana Rigg avait pris une semaine de congé, c'est
pourquoi ses apparitions sont très limitées dans
cet épisode. (source : The Avengers Dossier)
o Une image de piètre qualité tout au long de l'épisode
: poussières, rayures, variations de teintes… C'est
encore plus visible lors des images d'archives (décollage
et atterrissage de l'avion, plans vus du ciel) et,
mais c'est là une tare générale à la saison 5 en
DVD, l'affreux générique de fin.
o
Problème de chapitrage sur l’édition
kiosque : les chapitres 7 et 8 correspondent tous
les deux au tag et au générique
de fin.
o
Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.
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Fiche de Le dernier des
sept des
sites étrangers :
En
anglais
http://theavengers.alexia.us/ep116.shtml
http://theavengers.tv/forever/peel2-12.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmacol/512.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS2-12-SuperlativeSeven.htm
En
flamand
http://home.scarlet.be/~pvandew1/avengers/peel39.htm
En
italien
http://www.avengers.it/12col.htm
En
espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_superlative.htm
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