| DU
BOIS VERMOULU
(THE ROTTERS)

Steed
gets a piano lesson – Tara dodges the axe
Tournage
: Terminé le 8 octobre 1968
Diffusion
: ITV , 8 janvier 1969 – 2e chaîne
ORTF 21 novembre 1970 (La
saison 6 a été diffusée aux États-Unis avant
son passage au Royaume-Uni. La série étant britannique,
seule la date de diffusion en Grande-Bretagne est
fournie.)
Scénario
: Dave Freeman
Réalisation
: Robert Fuest
Gerald Sim (Kenneth), Jerome Willis (George), Eric
Barker (Pym), John Nettleton (Palmer), Patrick Newell
(Mother), Frank Middlemass ( Sawbow), and Dervis
Ward, Harold Innocent, Tony Gilpin, Amy Dalby, John
Stone, Charles Morgan, Harry Hutchinson, Noel Davis,
John Scott .
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Critiques
Steed3003 13 mai 2009
 
Un revival de la saison 5 pour les déçus de la saison 6 !
Dave Freeman écrit
ici son seul épisode pour la série.
Ultra respectueux de l’univers de Chapeau
Melon, son épisode cumule toutes les
caractéristiques de la série. Rien
qu’au niveau des personnages, tous les archétypes
connus répondent présent : les
excentriques, les spécialistes farfelus,
les vieilles dames british… et bien
sûr le méchant mégalomane qui
veut détruire le monde. Ce qui nous vaut
un échange mémorable entre Tara King
et Steed : « He’s got a plan
[…] to destroy the world ! »
(« Il a un plan pour détruire
le monde ! ») prévient Tara
King, « Haven’t we all ? »
(« Comme nous tous, non ? »)
lui rétorque Steed ! Cet échange
est tout à fait représentatif de l’incroyable
qualité des dialogues : les mots d’esprit
fusent à chaque scène. Certains personnages
comme le Professeur Palmer, qui tire sur des moineaux
au milieu d’une conversation avec Tara King,
ou le duo d’hommes de main, aussi agréable
et poli que dangereux, sont croustillants. Extrêmement
caractéristique de la série, cet épisode
en reprend aussi un de ses défauts récurrents
: une conclusion beaucoup trop vite expédiée.
On pourrait d’ailleurs reprocher à
cet épisode un certain suivisme dans les
conventions, aussi anti-conventionnelles fussent-elles,
de la série. Au final, le connaisseur regrettera
un certain manque d’originalité et
de créativité, malgré une parfaite
exécution. Pour tout dire, cet épisode
rappelle fortement la saison 5. L’attitude
de Tara King fait d’ailleurs étrangement
penser à celle de Mrs Peel. La saison
6 était allée beaucoup plus loin dans
le délire et l’absurde, réécrivant
et dynamitant le concept de la série (avec
des résultats inégaux). Tout paraît
plus timide et schématique ici. Mais comme
les épisodes des saisons précédentes,
il se suit avec très grand plaisir.
Si le scénario
rappelle fortement les saisons 4 et 5, ce n’est
pas le cas de la réalisation. Robert Fuest,
à la mise en scène symbolique du renouveau
artistique de la saison 6, signe une fois de plus
un travail remarquable. On retrouve son style
dynamique. Conjuguant l’aspect racé
et élégant de la série british
avec une efficacité à l’américaine
redoutable. Quelques plans de nuit sont d’une
belle plastique, comme celui où l’on
aperçoit l’église où
il ne reste plus rien, hormis la cloche. Les
scènes d’action, dont une attaque à
la hache mémorable, souffrent toutefois de
ce problème de doublures trop visibles.
Les effets spéciaux sont un peu limites :
on montre le bois, plan de coupe, effet sonore criard,
nouveau plan et plus de bois. Dans le même
genre, ceux de Mission très improbable
étaient plus convaincants. Le casting
est un vrai bonheur. On saluera la prestation
de nos têtes d’affiche : Patrick
Macnee est plus désinvolte que jamais et
Linda Thorson démontre une finesse dans son
interprétation qui devrait faire taire ses
détracteurs.
Tara King est véritablement
mise à contribution dans cet épisode :
pas moins de trois scènes d’action
pour elle. Son attitude avec ses ravisseurs, entre
copinage et provocation, rappelle fortement celle
de Mrs Peel lors des saisons précédentes.
Dans une des meilleures scènes, Steed également
parle nonchalamment de la pluie et du beau temps
avec le duo de tueurs, mais c’est pour mieux
les démasquer ! Le duo est en tout cas
parfaitement rôdé : l’un
finissant les phrases de l’autre et chacun
vaquant à ses tâches et faisant progresser
l’enquête. Encore une fois, on est plus
proches des années Peel que du reste de la
saison.
Les décors
sont fastueux : la boutique d’antiquité,
l’église… Seul le repaire de
Mère-Grand surprend un peu : une sorte
de boîte de nuit néo-pop inclassable
avec des canapés gonflables. Un décor
à la teinte 70’s gentiment kitsch.
Comme c’est souvent le cas dans la saison
6, une grande partie de l’intrigue se déroule
en extérieur, en forêt notamment.
Tara King a une
garde-robe très Mrs Peel dans cet épisode.
Décidément ! Sa veste violette
ou son imperméable noir nous rappellent les
tenues de la saison précédente. John
Steed, lui, porte un costume marron, une couleur
forestière on ne peut plus dans le ton de
l’épisode.
La musique de Laurie Johnson est une belle déception : ronflante, sans aucun dynamisme, la plupart du temps reprise d’anciens épisodes… Un travail bâclé !
EN
BREF :
Une intrigue sans surprise (trop) typique de la série, mais parfaitement exécutée, et au final très agréable à suivre.
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Vidéo
Steed
enquête avec un spécialiste très
particulier !
Informations
complémentaires
Tournage
o
The Hatfield Country Club à Essendon représente
les bureaux de Wainwright Timber Industries.
o
Kenneth et George arrivent à l'église où Pym est
au travail. C'est l'église St Andrews à Little Berkhamsted.
o
Tara poursuit en voiture Sawbow mais celui-ci la
sème. Scène tournée à Littleworth Common à Burnham.
o Tara est bloquée avec un camion et attaquée dans
les bois à Burnham Beeches.
o
George et Kenneth arrivent au domicile de Sir James
Pendred à Bellmoor, Londres.
Continuité
Détails
o BBC
ne signifie pas ce que vous croyez mais British
Burial Caskets ! (Littéralement, cercueils britanniques
pour enterrements de luxe). En VF : Bière Bouquets Couronnes.
o
Le nom de l'entreprise est : 'Wormdoom Ltd' (qu'on
pourrait traduire par 'mort aux vers', encore un
jeu de mots difficilement traduisible).
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| Acteurs
– Actrices
o
Eric Barker (1912-1990) était un visage
familier de la comédie en Grande-Bretagne. Il débuta
sa carrière dès 1916 mais il fut célèbre à la radio
de l'armée pendant la seconde guerre mondiale. Vu
dans Alfred Hitchcock presents, Destination
Danger et sa dernière apparition à l'écran
fut en 1978 dans une resucée du film Emmanuelle
!
o
John Nettleton (1929) était célèbre dans les
années 60 et 70 car il prêtait sa voix à de nombreuses
émissions pour enfants. Également dans
L'homme transparent, saison 5.
o
John Stone (1924) est un acteur gallois.
Il a participé à deux autres épisodes de la série
: Le marchand de secrets (saison 3) et
Le joker (saison 5). Vu également à la télévision
dans Le Saint, Les Champions, Amicalement Vôtre…
À
noter que…
o Le titre The rotters est un jeu de mots
(il y en a beaucoup dans l'épisode en VO). Rotten
signifie 'pourri, carié' (pour le bois) et rotters
veut dire 'sales types, bons à rien.'
o
Dans certains épisodes de la saison 6, de nombreux
acteurs apparaissent au générique sans le nom de
leur personnage.
o DVD : Une image de piètre qualité.
o
Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.
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