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HORS
SERIE
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Attendrissant
de voir s'associer pour l'occasion les redoutables
partenaires que sont Falk et Cassavetes, mais
il est vrai qu'on peut nourrir quelques légers
regrets. Les deux compères ne semblent
pas s'en être donné à cœur
joie, du moins autant qu'on le rêvait. Cassavetes
paraît un peu sage.
Cependant ici et là (je pense surtout aux
adieux à la fin, notamment à ces
tendres murmures à l'oreille de son épouse)
l'acteur Cassavetes semble plus libre, plus à
l'aise pour donner une certaine intensité
à son personnage.
La confrontation avec le lieutenant n'est pas
extraordinaire. J'espérais plus d'étincelles.
Falk me paraît rester un peu en retrait.
Celle qui se taille
la part du lion, c'est bien plutôt la blonde
Blythe Danner, aux yeux d'un bleu si émouvant.
Quel délice de retrouver également
dans un rôle secondaire, mais important,
une Myrna Loy en pleine forme. Une paire de dames
gagnante !
L'histoire en
elle-même est amusante, bien écrite.
Elle prend pour cadre le magnifique, autant que
bizarroïde, Hollywood Bowl.
La résolution de l'enquête n'est pas fameuse par contre. Le piège rhétorique tendu par Columbo est un brin tiré par les cheveux. Le personnage de Cassavetes aurait largement pu le contourner. Léger.
Aussi retiendrai-je
plus l'aspect tendre et émouvant de la
fin.
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2. DITES-LE AVEC DES FLEURS
(THE GREENHOUSE JUNGLE)

  
Un an après avoir réussi
un joli coup sur Faux témoin,
le vieux Ray Milland s'accorde un plus grand
plaisir avec un rôle encore plus central
dans un autre Columbo. Il y est cette
fois le criminel et tente de rabattre son caquet
au pot-de-colle en imper. Cela restera sa dernière
participation à la franchise malheureusement;
son œil narquois et son allure arrogante
faisant merveille pour toiser le petit Falk.
Cette enquête voit l'apparition de Bob Dishy en collègue de Columbo, aussi zélé que maladroit. Il joue parfaitement son rôle, impétueux et bon élève, contraste saillant qui accentue la position du vieux sage, auguste et généreux, dans un premier temps, malin et habile manipulateur surtout, en deuxième couche. Sans doute que c'est cette dualité qui fait tant le charme du personnage que sa complexité : mélange de fascination et de mythologie.
Le bât blesse par contre
sur le casting secondaire. Sandra Smith est
à ch.., n'ayons pas peur des mots, ses
expressions sont récurrentes et simplistes.
Pas étonnant qu'elle n'ait pu faire que
des séries télévisées.
Sa filmographie est éloquente, la pauvre
! On la verra de Mannix à Starsky
et Hutch, en passant par Bonanza
ou L'Homme de Fer, glisser d'un rôle
commun à un autre sans que sa présence
n'émoustille Hollywood.
Columbo, lors du dénouement
de cette intrigue, emprunte énormément
dans la réunion finale aux mises en scènes
de l'Hercule Poirot d'Agatha Christie. Et ça
fonctionne magnifiquement. Le retournement définitif
est merveilleusement amené, "assené"
devrais-je dire.
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Un très bon Columbo.
Encore une fois qui doit beaucoup à la
performance irritée d'un Robert Culp
tendu comme un string. D'ailleurs la plupart
des comédiens de ce téléfilm
sont très bien mis en scène et
donnent de bien belles prestations, à
l'exception de Susan Howard qui m'a très
vite tapé sur les nerfs à force
de gesticulations hystériques trop démonstratives.
Val Avery, James Gregory, Dean Jagger, les vieux
de la vieille en somme, m'ont fait forte impression.
L'intrigue est un petit bijou de "mélis"
et de "mélos" que
le lieutenant Columbo retisse avec peine, tout
en dégageant une assurance plus frappante
qu'à l'ordinaire.
La direction de Jeremy Kagan est plus que convaincante,
s'essayant à quelques plans forts jolis
photographiquement parlant, alors que d'autres
cherchent des cadrages futés sortant
de l'académisme propre à la série.
La simplicité de l'intrigue contraste avec les innovations visuelles (pour la série s'entend), le rythme reste élevé, la tension est extrême, les comédiens au diapason : un des meilleurs Columbo à mon sens.
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4.
S.O.S. SCOTLAND YARD
(DAGGER OF THE MIND)

 
Une petite spécificité
de ce téléfilm : il est l'un des
rares épisodes à se dérouler
hors de la Californie (si ce n'est pas le seul,
j'ai souvenir d'un Columbo qui se déroule
sur un paquebot, En eaux troubles
avec Robert Vaughn et... Patrick Macnee !).
Cette distinction ne m'a pas paru apporter le
petit plus escompté.
C'est un point de vue personnel,
évidemment, mais l'aspect touristique
exagérant la clownerie du lieutenant
pour donner une teinte humoristique m'a franchement
déplu, virant au burlesque par moments.
L'humour tournant autour du cliché de
l'américain type voyageant en débordant
de curiosité enfantine et de maladresse
devant les richesses de la vieille Europe est
un procédé humoristique qui ne
m'atteint que très rarement, pour ne
pas dire jamais. Certes, j'imagine que cette
option scénaristique a été
conçue pour abaisser l'image du détective
auprès des anglais et, par conséquent,
réhausser sa valeur dans le dénouement.
Malheureusement, cette reconnaissance attendue
n'advient pas vraiment, le personnage joué
par Bernard Fox étant pour le moins avare
d'expressions. S'il ne s'agissait que de cela,
j'aurais sans doute beaucoup plus apprécié
le téléfilm.
C'est dans le jeu de Richard
Basehart que le bât blesse davantage.
Dans une moindre mesure dans celui d'Honor Blackman.
Je suis parfaitement conscient que je me laisse
ici, comme ailleurs bien souvent, plus ou moins
guider par ma libido. Or, cette femme, à
l'époque âgée de 45 printemps,
est tout simplement d'une beauté encore
bien émoustillante. Je la trouve superbe,
d'une finesse et d'une féminité
des plus séduisantes. Que voulez-vous?
Je n'y peux rien. Il me faut aller chercher
profondément en moi-même pour admettre
qu'elle passe parfois par des tonalités
aiguës dans son jeu qui laissent un peu
à désirer. Alors, avouons que
ces deux-là ont des circonstances atténuantes.
Ils jouent des comédiens de théâtre
britanniques comme se les imaginent les américains
: des fous passionnés de leur art, au
point de tuer pour continuer à rester
sur scène, cabotineurs en diable, évoluant
dans une perpétuelle représentation,
une exubérance obligée. C'est
ce qui m'a plutôt éreinté.
Fallait-il aller autant vers ces sommets d'emphase?
Pas sûr.
Parmi les comédiens que
je suis heureux de retrouver, il y a d'abord
John Williams que j'ai revu il y a quelques
jours dans Le Crime était presque
parfait et qui joue là un rôle
très court de victime, et puis surtout
Wilfrid Hyde-White en majordome select
et pas si honnête qu'il en a l'air. Il
est le type même de l'acteur anglais que
l'on a vu un peu partout, toujours dans des
rôles aristocratiques ou domestiques,
et qui ne semble pas avoir eu la chance d'être
jeune un jour.
Je note un étrange et
désagréable contraste entre les
extérieurs au flouté hideux avec
une image un peu baveuse et des intérieurs
très nets et purs, plus en accord avec
la belle photographie que l'on retrouve habituellement
dans la série.
L'intrigue en elle-même
est plutôt bonne. La résolution
de l'affaire se fait de manière à
mettre en valeur un des aspects de la personnalité
de Columbo que l'on retrouve parfois dans ces
téléfilms, à savoir son
espièglerie, élément très
plaisant.
En conclusion, je pourrais dire
qu'il s'agit d'un Columbo que j'aurais
aimé plus apprécier.
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Un titre qui sonne juste pour un excellent épisode.
Juste, parce que
le casting de ce téléfilm invite
à voir trois grandes stars. All about
Baxter d'abord, Mam'zelle Eve de M'sieur
Mankiewicz, Mel Ferrer qu'on a vu partout sans
trop lui trouver un rôle assez marquant
qu'on lui accolerait illico à l'évocation
de son nom et surtout – en ce qui me concerne
du moins ce fut une énôrmissime
surprise de la découvrir là –
La Edith Head, yes, Ze Edith Head en personne
dans une apparition clin d'œil, courte mais
souriante. Cette femme est une star du costume
hollywoodien, on ne compte plus les grands films
qu'elle a drapés. Si, on les compte : je
viens de jeter un oeil sur imdb : 419 films en
costume designer ! Cette femme est une
géante. Chouette surprise donc. Edith Head
dans Columbo... je n'en reviens toujours
pas.
Pour en revenir
aux comédiens principaux, Anne Baxter noue
une relation très intéressante avec
Falk, tout en subtilité, finesse mais également
– et je crois que c'est nouveau dans la
franchise Columbo – avec une sorte
de parade, de séduction auxquelles se livrent
les deux protagonistes. Un nouvel enjeu se fait
jour : Columbo tout à sa dévotion
pour la star Nora Chandler (Baxter), saura-t-il
faire abstraction ? Ou bien de manière
plus honnête, car les spectateurs ne sont
pas aussi dupes : comment s'y prendra-t-il pour
dénouer le dilemme ? Afin de bien illustrer
cet enjeu d'apparat, Baxter parvient avec classe
à donner à son personnage la bonne
dose de discipline et d'élégance,
un savant mélange auquel Falk répond
par une subtilité heureuse, la délicatesse
qu'on lui connait. Une autre des facettes d'un
personnage fascinant et attendrissant.
Ferrer, quant à lui, joue juste, sans grand
génie il est vrai, mais avec simplicité
et efficacité. Rien d'enthousiasmant mais
avec ce qu'il faut, là et quand il faut.
Maîtrise.
Je découvre en même temps une actrice plaisante, Pippa Scott. Elle non plus n'éclabousse pas l'écran mais fait son travail de manière posée et juste.
On notera le rôle assez important d'une
tête qu'on a vue surtout à la télé
ou chez Joe Dante, Kevin McCarthy, et son physique
spécial. Intrigant.
Excellent parce
qu'outre ce casting efficace et jouissif, le téléfilm
est surtout le produit d'un scénario vachement
bien écrit. Cela faisait longtemps que
je n'avais pas été autant saisi
par une intrigue policière. Bien ficelé,
le récit est net, précis et va droit
au but. Des chausse-trapes efficaces, des rebondissements
maîtrisés et percutants. Richard
Quine, un cinéaste que j'oserais qualifier
d'inégal, offre encore une réalisation
malheureusement très plate, plan-plan,
banale. Ma foi, il vaut mieux parfois que les
cinéastes faiblards s'effacent devant le
scénario ou les comédiens plutôt
que de saboter leurs valeurs en boursouflant la
mise en scène.
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6.
LE SPÉCIALISTE
(A STITCH IN CRIME)

  
Le lieutenant Columbo se promène
ici dans les couloirs d'un hôpital, enquêtant
sur le meurtre d'une infirmière, laquelle
soupçonnait à juste titre un chirurgien
d'avoir préparé la mort prochaine
de son supérieur en utilisant du fil
de suture dégradable lors d'une intervention
chirugicale au cœur. Cette immersion ne
se fait pas sans soucis pour le lieutenant,
sujet à quelques troubles phobiques à
l'égard de ce milieu morbide, ce qui
nous vaut plusieurs scènes comiques qui
permettent une fois de plus de mettre Columbo
dans une position affaiblie, ridicule, qu'il
affectionne néanmoins à l'heure
de porter l'estocade à son adversaire.
Cet effet de surprise est relevé dans
cet épisode par une belle opposition
que lui propose Leonard Nimoy avec un personnage
extrêmement froid et cynique, à
la fois sûr et maître de sa personne
mais obligé de colmater les brêches
de ses meurtres mal négociés,
faisant de lui un des meurtiers les plus actifs
en terme de quantité de victimes et,
il faut le dire, des plus maladroits en terme
de qualité.
Cet épisode peut se prévaloir
d'un casting de haute qualité avec en
première ligne un Leonard Nimoy échappé
de son Star Trek natal, à la
figure aussi froide que tourmentée, cependant
sans étincelle particulière. J'aurais
bien senti un Christopher Lee sur ce rôle
!
C'est toujours un plaisir de retrouver Anne
Francis, la naïve naïade de Planète
interdite, qui n'en est pas à sa
première apparition dans la franchise
Columbo : elle donnait déjà
la réplique à Roddy McDowall dans
Accident. Et puis en special guest
star, en vieux chirurgien serein, Will
Geer, que je ne connaissais pas ou dont la tête
ne m'avait pas marqué et qui, j'avoue,
m'a bien plu, faisant preuve d'assurance et
de naturel.
On remarquera également
dans la bande musicale des percussions qui font
immanquablement penser à celles que Goldsmith
a plantées dans La Planète
des singes. À vrai dire, je me demande
si cette filiation ne concerne pas plus d'un
épisode de Columbo ni même
plus d'une série télé américaine
des années 70. Quoiqu'il en soit, c'est
le genre d'accompagnement musical de l'action
qui me plaît bien, correspondant à
toute une époque. Appréciation
toute personnelle et emprunte de nostalgie.
Par contre, j'aurais moins d'enthousiasme
à évoquer le dénouement,
donnée pourtant primordiale pour apprécier
un bon Columbo. La manière dont
Columbo prouve la culpabilité du meurtrier
est bien souvent la cerise sur le gateau. Ici,
le tour de passe-passe paraît un peu tiré
par les cheveux, plutôt décevant
et sans classe. Je préfère m'arrêter
sur le bel acharnement de Columbo, son esprit
offensif prenant peu à peu le dessus
sur ses malaises et offrant à son adversaire
une très belle et violente confrontation.
7.
MATCH DANGEREUX
(THE MOST DANGEROUS MATCH)

  
Un bon petit cru mais, comme
dans Le spécialiste, le dénouement
n'est pas à la hauteur, il se termine
sur une légère déception,
une perte de percussion. Si l'on prend la peine
de réfléchir deux secondes à
la résolution de l'énigme, il
ne s'agit pas de preuve à proprement
parler que révèle l'intelligence
de Columbo mais une très forte présomption.
Le cas n'est pas totalement résolu finalement.
Malgré ce petit bémol,
l'épisode est de haute tenue. D'abord
le meurtrier affiche une assurance et une vanité
qui relèvent d'autant plus le challenge
de le prendre en défaut. Et puis, j'avoue
avoir apprécié l'immersion dans
le millieu des échecs, même si,
évidemment, les personnages sont caricaturaux.
Voilà une autre des ces données
qui ont participé au succès de
ces téléfilms : les différents
environnements dans lesquels Columbo va enquêter.
Sans doute le spectateur se plaît-il à
voyager ainsi, accompagné du même
personnage, dans un même canevas scénaratique,
dans des endroits chaque fois différents
(quoique toujours huppés : à quand
Columbo dans une usine à crack entre
filles de joie et junkies ?). Ce sont
là des voyages livrés avec certaines
garanties de qualité. Beaucoup de gens
éprouvent une réticence à
prendre des risques. Aussi trouvent-ils très
agréable de retrouver un confort dans
la récurrence d'un personnage et d'une
trame.
Or donc, ici, l'affrontement du meurtrier et
de sa victime est plutôt bien fichu, bien
que foncièrement stéréotypé,
j'en conviens. Sans doute qu'il faut voir dans
cette indulgence le fruit d'un joli travail
d'écriture (l'intrigue est bien ficelée)
et de mise en scène avec de bons comédiens.
Jaime bien ce Laurence Harvey qui ne m'avait
pas marqué jusque-là. Je pourrais
dire exactement la même chose pour sa
victime, Jack Kruschen. Il n'y a guère
que Lloyd Bochner finalement, un visage que
vous ne pouvez pas ne pas avoir vu au moins
une fois dans votre vie : c'est bien simple,
il a joué dans toutes les séries
américaines des années 70. Vérifiez
sa filmographie sur Imdb, c'est tout simplement
hallucinant. Toutes, je vous dis ! Toutes !
On comprend aisément son attachement
au seul média télévisé,
en le voyant ici : il joue comme une speakerine.
Risible.
Malgré tous ces petits défauts, un bon petit téléfilm, qui finit mal et débute... mal. Les effets spéciaux pour illustrer le cauchemar sont d'une pauvreté technique affligeante.
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8.
DOUBLE CHOC
(DOUBLE SHOCK)

 
Il y a dans ce téléfilm
de quoi prendre son petit pied et pourtant
je ne peux m'empêcher de peu le goûter.
C'est plus fort que moi, cette histoire de
jumeaux ne me convient pas. Il y a quelque
chose qui cloche et je crois savoir quoi :
le procédé de mise en scène
qui consiste à présenter Martin
Landau sur deux plans différents pour
suggérer la gémellité.
Si mes souvenirs sont bons, on a droit qu'à
un seul plan où les frères jumeaux
apparaissent "côte à côte".
Alors je me demande si avec les nouvelles
technologies d'aujourd'hui, le téléfilm
aurait meilleure mine. C'est bien possible.
Ou alors le fait de connaitre Martin Landau
et, par conséquent, l'espèce
de supercherie technique que la mise en scène
veut nous faire avaler et qui engendre une
sorte de gêne. Il est vrai que la plupart
du temps les deux frères qui se haïssent
s'évitent. Mais peu importe, j'ai eu
du mal à entrer complètement
dans cette intrigue.
J'étais bien plus attiré par le comique de situation dans lequel nous embarque un Columbo maladroit face à Jeanette Nolan, gouvernante aussi maniaque qu'autoritaire. Encore qu'à la longue, certains pourront s'en lasser parce que ce comique est très répétitif. D'autres, comme moi, se seront bien amusés à voir Peter Falk improviser dans la scène de l'émission télé culinaire.
Et puis l'énigme est intéressante.
Surtout, la manière dont s'y prend
le lieutenant pour faire évoluer son
enquête est imparable. Je trouve, par
exemple, que l'on a bien écrit et filmé
la lente maturation logique qui amène
le policier à découvrir que
l'accident est en fait un assassinat. À
bien y réfléchir, je crains
que ce ne soit le casting qui me chiffonne.
Landau en jumeaux, je n'y crois pas, je l'ai
déjà dit. Jeanette Nolan est
rigolote mais finit un peu par lasser. Julie
Newmar, la catwoman de la fin des
années 60, est ici assez mauvaise je
trouve, ou alors son personnage a été
mis en scène de manière un peu
trop grossière ? Peu importe, son jeu
est lourd.
Encore une tête qu'on a vue mille fois
dans les séries télévisées
américaines : Tim O'Connor, intéressant.
J'aime bien l'autre vieux de cet épisode,
Paul Stewart, que l'on voit trop rapidement
(il joue la victime). À noter quelques
apparitions du futur patron de Tootsie, Dabney
Coleman, trop rare à l'écran
à mon goût.
Au final, un Columbo pas épatant, plutôt agréable, correct. Une saison 2 qui ne se termine pas en beauté en somme.
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Crédits
photo : Universal Pictures.
Images
capturées par Sébastien Raymond.
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