CHAPEAU MELON & BOTTES DE CUIR - The Avengers

Chapeau Melon et Bottes de Cuir
HORS SERIE

 

LES MYSTÈRES DE L'OUEST

SAISON 1

SAISON 2

Présentation de la saison 2

1. La Nuit des excentriques (The Night of the Eccentrics)

2. La Nuit du cobra d'or (The Night of the Golden Cobra)
3. La Nuit d'un monde nouveau (The Night of the Raven)
4. La Nuit des masques (The Night of the Big Blast)
5. La Nuit des revenants (The Night of the Returning Dead)
6. La Nuit de la soucoupe volante (The Night of the Flying Pie Plate)
7. La Nuit du poison (The Night of the Poisonous Posey)
8. La Nuit des bagnards (The Night of the Bottomless Pit)
9. La Nuit de la sirène (The Night of the Watery Death)
10. La Nuit de la terreur verte (The Night of the Green Terror)
11. La Nuit du cadavre (The Night of the Ready-Made Corpse)
12. La Nuit de la maison hantée (The Night of the Man-Eating House)
13. La Nuit des assassins (The Night of the Skulls)
14. La Nuit de la machine infernale
(The Night of the Infernal Machine)

15. La Nuit hors du temps (The Night of the Lord of Limbo)
16. La Nuit des traquenards (The Night of the Tottering Tontine)
17. La Nuit de la pierre philosophale (The Night of the Feathered Fury)
18. La Nuit de l'éléphant blanc (The Night of the Gypsy Peril)
19. La Nuit des cosaques (The Night of the Tartar)
20. La Nuit de la mariée (The Night of the Vicious Valentine)
21. La Nuit de l'ordre nouveau (The Night of the Brain)
22. La Nuit de la marée maudite (The Night of the Deadly Bubble)
23. La Nuit des tireurs d'élite (The Night of the Surreal McCoy)
24. La Nuit du fantôme du colonel (The Night of the Colonel's Ghost)
25. La Nuit de la mortelle floraison (The Night of the Deadly Blossom)
26. La Nuit de cristal (The Night of the Cadre)
27. La Nuit du loup (The Night of the Wolf)
28. La Nuit des bandits (The Night of the Bogus Bandits)


SAISON 3
SAISON 4



PRÉSENTATION DE LA SAISON 2


La série atteint sa vitesse de croisière au cours de cette deuxième saison, incontestablement la plus réussie.

 

Plusieurs améliorations notables ont été apportées, parmi lesquelles on peut citer :

 

*Bien sûr, le passage à la couleur, essentiel pour une série aussi vivante et enjouée. À cette occasion, les vignettes de fin d’actes vont évoluer. Constituées d’images figées au cours d’une dizaine d’épisodes, elles redeviennent des dessins comme dans l’épisode pilote, mais désormais les dessins sont des parfaites copies de l’image de fin d’acte, sur laquelle ils viennent se superposer. Ces dessins perdureront sous cette forme jusqu’à la fin de la série pour notre plus grand bonheur .

 

*Le rôle plus important joué par Artemus Gordon. Au cours de la première saison, Artie était nettement en retrait par rapport à West. Désormais, les deux partenaires sont à égalité, Ross Martin joue enfin des rôles à la mesure de son talent. Quelques-uns de ses déguisements vont marquer les esprits, même si ce n’est pas le seul aspect de son personnage.

 

*L’esprit original de la série est parfaitement respecté. C’est en effet au cours de cette saison qu’on trouve le moins d’épisodes purement western mais offrant un agréable mélange mi-espionnage, mi-fantastique agrémenté d’humour, de charme, d’excentricité et d’inventions spectaculaires. Le changement de producteur en cours de saison dû au décès accidentel de Michel Garrison n’a eu aucun impact, Bruce Lansbury continuant dans la voie tracée par son prédécesseur.

 

*Un gros effort a été fourni sur les scénarios. La première saison comportait trop d’histoires se ressemblant, le scénario typique « un ambitieux monte une armée de mercenaires pour s’emparer d’un territoire » étant maintes fois exploité sous des formes différentes. Au contraire, la deuxième saison va déployer des trésors d’imagination et offrir des récits particulièrement variés, de même que nombre d’inventions délirantes : soucoupe volante, machine à rapetisser les humains ou à voyager dans le temps, appareils de torture divers…

 

*Les adversaires rencontrés par West et Gordon sont pour la plupart de grande envergure. Même si on en verra de très intéressants au cours des autres saisons, il faut avouer que celle-ci est particulièrement riche avec son lot de savants fous et de mégalomanes. Des méchants comme le comte Manzeppi, le docteur Faustina, Gustave Mauvais, le marquis Philippe de la Mer, le juge Mac Guigan, le sénateur Stephen Fenlow, Braine ou Talamantes sont des figures marquantes de la série.

 

*Le succès de la première saison a conduit des acteurs célèbres à accepter un rôle de vedette invitée, ce qui permet de voir notamment Ida Lupino, Sammy Davis Junior ou Agnès Moorehead. Même les acteurs moins connus jouent parfaitement les « guest villains », à l’image de Theodore Marcuse ou Donald Woods.

 

*Enfin, la bande musicale n’a plus rien à voir avec celle de la première saison, où Richard Markowitz s’était la plupart du temps contenté de simples variations du thème principal. Ici, Morton Stevens et Richard Shores ont composé des thèmes nombreux et variés, tous de grande qualité. Stevens fut le plus présent avec une musique à base de cuivres alors que Shores était plus axé sur les claviers, cordes et percussions. Et Jack Pleis ajouta sa touche personnelle sur les épisodes à univers oriental.

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1. LA NUIT DES EXCENTRIQUES
(THE NIGHT OF THE ECCENTRICS)







West et Gordon ont maille à partir avec une redoutable bande de malfaiteurs dirigée par l'extravagant comte Manzeppi, dont l’objectif est d'assassiner le président du Mexique, Benito Juarez, pour le compte des impérialistes Autrichiens.

 

Cette deuxième saison débute comme toutes les autres par un épisode de grande qualité. Après La Nuit des ténèbres, l'épisode pilote de la série, Victor Buono est à nouveau mis à contribution pour incarner le comte Carlos Mario Vincenzo Robespierre Manzeppi, chef d'une association de malfaiteurs appelés "les Excentriques" et destiné, à l'instar du docteur Loveless, à devenir un personnage récurrent. Malheureusement, il ne fera en tout et pour tout que deux apparitions.

La réussite de l'épisode doit beaucoup au talent de Victor Buono, parfait comme à son habitude dans son rôle de "magicien et poète, amant de tout ce qui est malsain, corrompu et blasphématoire". Il est habilement secondé par des personnages haut-en-couleur dont les plus marquants sont Dédé, le lanceur de couteaux incarné par Anthony Eisley, Tony le roi du revolver, mais aussi la sympathique marionnette appelée Giulio.

Dès la séquence pré-générique, on prend connaissance de ce que sera cette saison: personnages rocambolesques, scénarios inventifs, thèmes musicaux excellents, nombreux et variés, décors délicieusement kitsch et colorés.

Il faut insister sur la musique, qui devient au cours de cette saison d'une qualité exceptionnelle. Composée dans cet épisode par Richard Shores, elle est différente des thèmes habituels car destinée surtout aux épisodes avec Manzeppi. Le travail de Richard Shores est à saluer tant il contribue à la réussite de cet épisode.

Une aventure qui ne sera pas forcément appréciée à la première vision, c'est souvent le cas avec Les Mystères, mais qui apporte un peu plus de plaisir à chaque fois qu'on la redécouvre.

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2. LA NUIT DU COBRA D'OR
(THE NIGHT OF THE GOLDEN COBRA)




Alerté par un militaire témoin de manifestations mystérieuses, notre duo d'agents secrets affronte une étrange famille venue du Moyen-Orient et va découvrir derrière cette façade une sombre affaire d'intérêts pétroliers.

 

 Un épisode situé dans la bonne moyenne de la série. On remarque que les exploits physiques de West sont devenus célèbres puisque M. Singh veut lui confier l'éducation de ses trois fils. Ces derniers, qui détestent West, vont tout mettre en œuvre pour l'abattre, ce qui donne lieu à des combats réjouissants. 

Gordon se déguise en bateleur dans une scène où apparaît un singe ridicule, et West va heureusement pouvoir compter sur l'aide de la fille de M. Singh. Cette dernière ne partage pas l'aversion de ses frères envers leur hôte et ne songe qu'à s'enfuir, aidée par les deux agents secrets. 

La surprise finale constitue un temps fort au cours d'une scène intense particulièrement réussie.

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3. LA NUIT D'UN MONDE NOUVEAU
(THE NIGHT OF THE RAVEN)



Nouvelle aventure avec le docteur Loveless. Ce malfaisant personnage a inventé une potion destinée à rapetisser les humains afin de se venger de sa petite taille, et son premier cobaye doit être James West.

 

Voilà un épisode controversé. Parfois jugé génial de par ses références au fameux film L'Homme qui rétrécit, il a aussi ses détracteurs qui n'apprécient pas la minceur du scénario et les nombreux temps morts.

Après plusieurs visions, les défauts de l'épisode apparaissent cruellement. La première partie n'est pas trépidante et l'on a tendance à s'ennuyer ferme pendant une demi-heure. L'histoire de l'enlèvement de la fille du chef Indien n'est pas très originale, l'intrusion intempestive des Indiens n'apporte rien et détonne dans une histoire très loin du genre western.

Reste la séquence du rapetissement de West, assez réussie et qui sauve l'épisode du naufrage.

Néanmoins, on est loin de la qualité moyenne de cette saison 2.

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4. LA NUIT DES MASQUES
(THE NIGHT OF THE BIG BLAST)


 

Pendant ses vacances à la Nouvelle-Orléans, Gordon apprend la mort de James West au cours d'un attentat-suicide contre des membres du cabinet présidentiel. Incrédule, il enquête pour découvrir la vérité et se retrouve face au docteur Faustina, une scientifique mystérieuse et exaltée.

 

Certes, on peut reprocher une certaine lenteur du récit, la minceur du scénario et l'intrigue éculée (une histoire de sosies sans grande originalité), mais plusieurs éléments compensent largement le relatif manque de rythme et contribuent à faire de cet épisode un classique.

En premier lieu, l'ambiance fantastique lors des scènes au château pendant les nuits d'orage. L'interprétation d'Ida Lupino, parfaite dans ce rôle de savante ayant perdu la raison, et la musique terrifiante instaurent un climat magique et envoûtant.

Ensuite, les décors et costumes sont de première valeur : le Mardi-Gras de la Nouvelle-Orléans, qu'on retrouvera plus tard dans la série, constitue un fameux théâtre, bien mis en exergue lors de l'immersion d'Artie dans le carnaval pour les besoins de son enquête. Le contraste est saisissant entre les scènes fantastiques du château et la joie, l'impression très sophistiquée laissée par les scènes du carnaval.

Les deux mondes différents se rejoignent à l'issue d'une scène mémorable : un combat à l'épée – au cours duquel on distingue nettement le visage de la doublure de Ross Martin – se termine par la fuite de Gordon, accompagné de sa fiancée portant un masque, vers un fiacre où West, selon les dires d'un indicateur, aurait disparu. Arrivé dans le fiacre, dont le cocher n'est autre que Myklos, l'assistant du docteur Faustina, Gordon découvre cette dernière le menaçant avec un revolver en lieu et place de sa fiancée. Survient alors la deuxième vignette de fin d'acte. Une très belle scène !

Enfin, la romance entre Lily Fortuno et Artemus Gordon sonne juste, sans doute grâce au talent, à l'humour et à l'humanité qui se dégagent de cet immense comédien que fut Ross Martin. Jusqu'à la mère de Lily, incarnée par Patsy Kelly, qui apporte une touche comique bien agréable.

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5. LA NUIT DES REVENANTS
(THE NIGHT OF THE RETURNING DEAD)


 

West et Gordon enquêtent sur un mystérieux cavalier fantôme apparaissant dans une caverne au cœur de la montagne, et insensible aux balles et aux explosions. Un groupe de notables ruraux et le garçon d'écurie de l'un d'entre eux semblent être mêlés à l'affaire.

 

Cette histoire magnifique constitue un des temps forts de la saison. La première vision de l'épisode apporte un coup de théâtre après une vingtaine de minutes. La machination est alors révélée et aussitôt on se rend compte que les suspects, les bons et les méchants ne sont pas ceux que l'on croyait. On pourrait craindre une perte d'intérêt lorsque l'on reverra l'épisode en connaissant les dessous de la machination, mais cela ne se produit pas car ce n'est pas le seul atout de ce récit.

Le scénario est très bien ficelé ; outre la machination, l'histoire est une des plus graves, des plus émouvantes de toute la série. Elle montre la lâcheté, la veulerie de certains hommes et le désir de justice de certains autres. 

Il faut signaler la superbe performance de la vedette invitée. Devant le succès de la première saison, les acteurs connus n'ont pas rechigné à venir sur la série, et la production a fait fort en ce début de deuxième saison puisque, après Ida Lupino, c'est Sammy Davis Jr, fan de la série, qui offre une remarquable composition en incarnant Jerémie, ce garçon de ferme solitaire ayant un pouvoir sur les animaux et derrière qui se cache un philosophe profondément humaniste. 

Les souvenirs de la guerre de Sécession apparaissent dans la trame du récit, et ce sera une des constantes de la série, qui montre à quel point cette période a marqué les Américains. 

 

o Sammy Davis Jr était très fier de tourner sur la série. Comédien, chanteur et danseur de talent, il se prétendait étonné de son succès auprès des femmes alors qu'il était "petit, Noir et Juif".


6. LA NUIT DE LA SOUCOUPE VOLANTE
(THE NIGHT OF THE FLYING PIE PLATE)




Une soucoupe volante transportant trois charmantes vénusiennes vertes couvertes de pierres précieuses atterrit près du petit village de Morning Glory. West et Gordon soupçonnent un complot destiné à s'emparer de l'or du gouvernement que les extra-terrestres voudraient utiliser comme carburant afin de retourner sur leur planète.

 

 

Cette aventure ne manque pas de charme avec une galerie de personnages intéressants : Ben Victor interprété par William Windom, l'infernal Simon, prédicateur typiquement américain très bien joué par Ford Rainey et bien sûr les vénusiennes, en particulier l'amoureuse de West, qui permet de retrouver la ravissante Leslie Parrish, déjà vue dans "La Nuit de la terreur".


Les décorateurs ont accompli un joli travail sur cette soucoupe volante, les effets visuels et sonores sont tout à fait satisfaisants pour l'époque ; une fois de plus cette saison offre un épisode inventif et spectaculaire.


Le concept de la série fait que le doute est possible : s'agit-il d'une histoire de science-fiction ou d'une supercherie ? Bien sûr, le dénouement réserve une surprise quant à l'identité du malfaiteur en chef...

 

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7. LA NUIT DU POISON
(THE NIGHT OF THE POISONOUS POSEY)




 

Un complot dirigé par Lucrèce Bourgeois (Lucrèce Posey dans la version originale), une femme qui a l’habitude d’empoisonner ses victimes, a pour but de créer une Confédération internationale du crime. Nos deux agents secrets découvrent ce complot par hasard alors qu’ils se trouvaient en vacances dans une bourgade du nom de Justice, organisatrice de la « semaine de la Loi et de l’Ordre ».

 

 

 

Encore une grande réussite que cet épisode distrayant qui utilise avec bonheur les recettes habituelles de cette deuxième saison, à commencer par le pittoresque des personnages.

 

La séquence pré-générique est un modèle du genre avec la fausse pendaison. Une demi-douzaine de bandits originaires de tous les continents et destinés à devenir les chefs de la nouvelle organisation criminelle internationale constituent une galerie de personnages aussi stupides que méchants.

 

Mais le cerveau de l’opération n’est autre qu’une empoisonneuse évidemment prénommée Lucrèce. West use de son charme pour jouer au chat et à la souris avec elle tout au long de l’épisode. Une phrase savoureuse illustre parfaitement son manège : alors que Mlle Bourgeois lui demande pourquoi il lui fait répéter une phrase qu’elle vient de prononcer, il lui répond : « Parce que lorsque vous dites cela, le bout de votre nez se fronce de façon adorable». Il est vrai que Lucrèce est particulièrement séduisante et que West fait preuve d’une certaine naïveté à la fin de l’épisode lorsqu’elle lui fait le coup de charme, ce qui manque de lui coûter la vie. Mais on sait que Jim est incapable de résister à une jolie femme, fût-elle une criminelle…

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8. LA NUIT DES BAGNARDS
(THE NIGHT OF THE BOTTOMLESS PIT)


 

West se fait passer pour un prisonnier et Gordon pour un gardien afin de s’introduire sur l’île du Diable, en Guyane. Leur but est de libérer un agent secret américain détenu au bagne français dirigé d’une main de fer par le terrible commandant Gustave Mauvais.

 

 

 

Un épisode passionnant avec de multiples rebondissements et un méchant particulièrement antipathique, magistralement interprété par l’excellent Théodore Marcuse.

 

Comme souvent dans les séries américaines, l’image donnée de la France est négative, voire caricaturale. Notre pays est présenté comme peu respectueux des droits des prisonniers, par opposition aux États-Unis, ce qui prête aujourd’hui à sourire.

 

La présence de Joan Huntington dans le rôle de Camille Mauvais, l'épouse du commandant cherchant à tout prix à fuir son emprise, apporte une touche de charme.

 

Curiosité à signaler : on retrouve Théo Marcuse et son adjoint Fred Carson, dénommé ici Cosson (Le Cochon dans la version originale) jouant les mêmes rôles de gardiens dans l’épisode L’Île du Diable de la série Au Cœur du Temps, tourné à la même époque et dans les mêmes décors. Une différence cependant : dans  L’Île du Diable ils ont un supérieur, interprété par Oscar Beregi.

 

La fin de l’épisode se termine avec un sympathique clin d’œil : Camille Mauvais présente à West et à Gordon son nouveau mari, qui n’est autre que … l’ancien (!), c’est-à-dire Théodore Marcuse, presque méconnaissable car affublé d’une perruque, mais toujours champion dans l’art de la mimique.

 

 

 

o Le titre français indiqué après le générique est  La Nuit du diamant , en raison d’une inversion avec l’épisode de la quatrième saison portant ce nom.

 

o Les Américains montrent qu’ils sont peu férus en français : un panneau porte la mention « embarkement pour l’île du Diable »…

 

o Théodore Marcuse, que l’on retrouvera dans La Nuit du mannequin, est décédé en 1967 à l’âge de 47 ans dans un accident de voiture. On l’a vu notamment dans plusieurs épisodes des Incorruptibles, dans Les Envahisseurs et dans le rôle de Von Bloheim dans la série Batman.

 

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9. LA NUIT DE LA SIRÈNE
(THE NIGHT OF THE WATERY DEATH)


 

Un certain marquis Philippe de la Mer, secondé par son épouse Dominique, a l’intention de créer un nouvel État entièrement maritime afin d’en tirer de substantiels profits. Il se prépare à détruire un navire de guerre américain afin d’obliger le Président Grant à satisfaire ses exigences.

 

 

 

Les joutes verbales entre West et le Marquis sont un des points forts contribuant à la réussite de cet épisode, tout comme les décors et la musique.

 

Autre élément essentiel, les multiples gadgets et trouvailles, du poisson parlant au téléguidage par poudrier en passant par la torpille en forme de dragon, le rayon désintégrant ou le périscope. Le tout donne un épisode qui ne manque pas de poésie.

 

On retrouve ici une femme à la fois ravissante et diabolique en la personne de Dominique, fait récurrent dans la série et qui constituait le point fort de la première saison. Pour James West, les femmes sont des anges qui peuvent se transformer en démon. La série joue ainsi sur le contraste entre l’apparence avenante et la réalité, les desseins criminels étant parfaitement dissimulés par la beauté des protagonistes féminins.

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10. LA NUIT DE LA TERREUR VERTE
(THE NIGHT OF THE GREEN TERROR)




Le docteur Loveless a inventé un produit capable de détruire toute végétation et de provoquer de gigantesques incendies. Avec la complicité d’une tribu d’Indiens revanchards dont il exploite la naïveté, il espère détruire les grandes villes construites par les « Visages pâles ».

 

 

 

Un pastiche assez réussi de Robin des Bois avec le bon docteur Loveless en défenseur des opprimés. Le nain maléfique a affamé les Indiens en détruisant la faune et la flore de leur réserve. Il se présente comme le serviteur du « Seigneur de la Forêt », un dieu qui leur vient en aide en fournissant de la nourriture. Bien sûr, le « Seigneur » n’est autre que lui-même, installé dans une armure de chevalier.

 

On peut constater l’habileté de West à lutter à la fois contre Loveless et contre ses alliés Indiens, le but étant de démasquer l’imposture du nain, ce dernier essayant de profiter de la situation pour se débarrasser de ses ennemis habituels.

 

Une nouvelle fois, Loveless est aidé par sa compagne Antoinette, dont c’est la dernière apparition. Comme d’habitude le couple chante en duo, avec le docteur au piano.

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11. LA NUIT DU CADAVRE
(THE NIGHT OF THE READY-MADE CORPSE)




Le président d’un pays latino-américain en visite aux États-Unis est assassiné malgré la protection de West et Gordon. La recherche de l’assassin va mettre à jour un trafic de cadavres destiné à assurer l’impunité à des criminels qui se font passer pour morts et reprennent ensuite leur carrière sous une nouvelle identité.

 

 

 

Cette histoire est basée sur un scénario solide et valorisée par des comédiens remarquables parmi lesquels on remarque Carroll O’Connor, parfait en entrepreneur de pompes funèbres véreux et Alan Bergmann dans le rôle de Claudio Antille.

 

La gravité du sujet est peu propice à l’humour habituel, même si les deux héros ont de temps à autre quelques bons mots et si le jeu de Carroll O’Connor est empreint d’une bonne dose d’humour noir.

 

Le suspense final réserve une surprise : une complicité inattendue dont bénéficient les malfaiteurs, fait qui augmente la qualité du scénario. On peut aussi se demander si cette histoire n’a pas inspiré les scénaristes des Avengers pour l’épisode  Bizarre,  tant les similitudes sont évidentes.

 

 

 

o La version française de cet épisode semble avoir été perdue ou endommagée. Les récentes éditions en DVD et diffusions télévisuelles ont toutes été effectuées en version originale.

 

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12. LA NUIT DE LA MAISON HANTÉE
(THE NIGHT OF THE MAN-EATING HOUSE)


 

Au cours du transfert d’un détenu, les deux agents spéciaux font halte dans une maison abandonnée sans savoir qu’elle a appartenu autrefois à la mère du prisonnier. La maison va tout faire pour les retenir afin de sauver le fils de son ancienne propriétaire.

 

 

 

Inexplicablement apprécié par certains fans de la série, cet épisode est en fait le plus mauvais, toutes saisons confondues. Après une séquence pré-générique prometteuse, la mayonnaise ne prend pas et on sombre vite dans le grotesque, dont le sommet est atteint lors de l’ahurissant passage avec les rats.

 

La progression du ridicule au fur et à mesure du déroulement de l’épisode est telle qu’il est facile de deviner la fin, elle-même usée jusqu’à la corde mais qui était difficilement évitable.

 

Un épisode très dispensable, à oublier bien vite.

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13. LA NUIT DES ASSASSINS
(THE NIGHT OF THE SKULLS)


 

James West abat Artemus Gordon d’un coup de revolver devant plusieurs témoins. Il s’agit en réalité d’une machination destinée à découvrir ce que sont devenus un certain nombre d’assassins, mystérieusement disparus. L’enquête va révéler l’existence d’un complot visant à assassiner le président Grant et les principaux dirigeants politiques des États-Unis.

 

 

 

L’ordre de diffusion nous offre le meilleur épisode de la série, toutes saisons confondues, juste après le plus mauvais. Le scénario très habile concocté par Robert C. Dennis et Earl Barret, sans doute les meilleurs scénaristes de la série, est un des atouts majeurs de cet épisode au rythme endiablé. Alors que le jeu de Robert Conrad et Ross Martin a souvent permis de masquer la faiblesse de certains scripts, ici il se conjugue avec une histoire bien conçue et haletante.

 

Ross Martin fait une prestation époustouflante avec rien moins que quatre déguisements différents, dont celui d’un pasteur officiant à son propre enterrement ! Les cagoules revêtues par le chef des bandits et ses assesseurs renforcent le côté « société secrète » toujours efficace, et font penser aux « Cigares du Pharaon » de Tintin. Même les vignettes de fin d’actes sont particulièrement réussies. Et la musique, identique à celle de  La Nuit des revenants  mais différente de celles entendues dans le reste de la saison, n’en est pas moins agréable aux oreilles.

 

Les prestations des vedettes invitées sont remarquables. Lisa Gaye campe une parfaite Lorelei, aventurière intrigante à souhait. Son jeu de séduction avec West est réjouissant et sa voix en version française a été très bien choisie. Donald Woods n’est pas en reste dans le rôle du sénateur Stephen Fenlow, un ambitieux prêt à éliminer le gouvernement afin d’instaurer une dictature d’extrême-droite. Les assassins qu’il compte utiliser pour arriver à ses fins montrent une nouvelle fois l’imagination sans limite des scénaristes en ce domaine : le Crochet de Fer, la Femme à la Hache et leurs acolytes ne manquent pas d’attraits.

 

Douglas Henderson interprète pour la première fois le colonel Richmond, chef des services secrets et cerveau de cette dangereuse opération d’infiltration. On le reverra à de multiples reprises dans le rôle du supérieur de West et Gordon.

 

 

 

o Il semble que cet épisode ait inspiré Claude Desailly, le scénariste des Brigades du Tigre. En effet, l’épisode  Le cas Valentin, meilleur épisode des Brigades, présente des similitudes avec  La Nuit des assassins, meilleur épisode des Mystères.

 

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14. LA NUIT DE LA MACHINE INFERNALE
(THE NIGHT OF THE INFERNAL MACHINE)


 

 

West et Gordon enquêtent sur l’assassinat d’un magistrat consécutif au vol d’un important stock d’explosifs. Ils craignent que la sécurité de la convention des juges de l’Union, réunie sous l’égide du juge Mc Guigan, ne soit menacée par Zeno Baroda, un anarchiste récemment libéré de prison par Mc Guigan.

 

 

 

Cet épisode au rythme assez lent est néanmoins intéressant grâce à quelques scènes particulièrement réussies. Ainsi, le duel verbal entre West et Baroda, très intense, ou les scènes de danse avec Vashti, l’égérie du juge Mac Guigan, qui donnent à plusieurs reprises une ambiance légère de cabaret contrastant avec le ton général assez sombre.

 

Hormis la bêtise du policier local opposé à West, on ne peut que tomber sous le charme de la Vashti et se réjouir de l’interprétation magnifique d'Ed Begley dans le rôle du juge Mac Guigan, une des meilleures vedettes invitées de cette saison qui, il est vrai, n’en manque pas. Ed Begley était idéal pour ce rôle : son physique et sa manière de jouer font de son personnage une caricature de notable démocrate populiste comme on en trouvait à l’époque dans le Sud ou l’Ouest des États-Unis.

 

Le déguisement de Gordon est un des plus réussis ; Ross Martin semble avoir pris beaucoup de plaisir à interpréter ce rôle de cuisinier extravagant.

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15. LA NUIT HORS DU TEMPS
(THE NIGHT OF THE LORD OF LIMBO)




Artemus Gordon disparaît au cours d’une étrange séance de prestidigitation. West retrouve sa trace chez un ancien militaire sudiste qui a découvert le moyen de voyager dans le temps et s’apprête à l’utiliser pour tuer le général Grant avant le dénouement de la guerre de Sécession. Son but est de provoquer ainsi la victoire des confédérés.

 

 

 

Cet épisode original mêle deux caractéristiques vues plusieurs fois dans la série : le recours à la science-fiction et un scénario basé sur la guerre de Sécession.

 

L’utilisation d’une véritable machine à remonter le temps aurait sans doute été préférable à ce procédé de « gauchissement » de l’espace utilisé par le colonel Vautrain, pas très convaincant. Il y a d’ailleurs un doute sur l’aspect science-fiction : la disparition de Gordon ne pourrait-elle pas s’expliquer par un quelconque tour de prestidigitation, et les scènes de voyage dans le temps sont-elles réelles ou simplement rêvées par les deux agents secrets sous l’effet d’une drogue injectée par Vautrain ? Même si le fait qu’aucun cadavre ne soit découvert dans la maison incendiée fait pencher la balance en faveur de réels pouvoirs pour Vautrain, le doute reste permis.

 

Science-fiction ou pas, l’épisode se laisse regarder. Ricardo Montalban est étonnant de vérité. La scène du duel entre West et Gordon est mémorable, de même que le voyage final, quand le colonel retrouve l’usage de sa jambe perdue pendant la guerre, et la conclusion où Gordon, rallié à l’avis de West, préfère ne pas dévoiler l’incroyable vérité à son supérieur.

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16. LA NUIT DES TRAQUENARDS
(THE NIGHT OF THE TOTTERING TONTINE)


 

L’assassinat d’un scientifique travaillant pour le gouvernement conduit nos deux agents secrets à enquêter sur une série de meurtres frappant un groupe d’épargnants organisés en tontine. L’un des leurs serait-il décidé à éliminer tous les autres pour récupérer la totalité de l’argent investi ?

 

 

 

Des assassinats parmi un groupe de personnes réunies dans une maison dont ils ne peuvent s’échapper, un meurtrier qui fait croire à sa mort pour détourner les soupçons et agir en toute tranquillité : on aura bien sûr reconnu un scénario inspiré du fameux roman d’Agatha Christie Dix petits nègres, qui semble avoir été adapté selon des formes diverses dans plusieurs séries (voir l’épisode des Avengers :  Le dernier des sept).

 

Les péripéties qui agrémentent cet épisode sont des classiques de la série avec des gadgets tels que le fauteuil poignard ou le livre électrique, ainsi qu’une machine à tuer et des passages secrets.

 

Malgré le passage assez pesant de la séance de divination avec boule de cristal imposée par la prétendue voyante et le manque d’originalité du thème des jumeaux, cet épisode dont une grande partie se déroule en huis clos se laisse suivre sans désintérêt jusqu’à son dénouement inattendu.

 

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17. LA NUIT DE LA PIERRE PHILOSOPHALE
(THE NIGHT OF THE FEATHERED FURY)




Le comte Manzeppi s’est emparé de la fameuse Pierre Philosophale, qui transforme en or tout ce qui est mis en contact avec elle. Mais le précieux objet est dérobé par Gerda, une complice du comte. Une course poursuite s’engage alors entre l’aventurière, Manzeppi, ses nouveaux hommes de main et les agents du président Grant afin de récupérer la pierre magique.

 

 

 

Revoilà le comte Manzeppi, interprété par le toujours impeccable Victor Buono. Cette aventure n’atteint pas le niveau de la première. Le scénario est moins prenant, la fin assez bizarre ne convainc guère et, surtout, les nouveaux complices de Manzeppi ne font pas oublier Tony, Dédé et Miranda.

 

Cependant, il y a quand même du très bon dans cet épisode. À commencer par la musique de Richard Shores, composée spécialement pour les épisodes avec Manzeppi. Citons aussi le charme de Gerda (interprétée par Michele Carey), un singe assez amusant et bien entendu le numéro habituel du comte, toujours aussi diabolique sous ses airs de gentleman.

 

Il n’y aura malheureusement pas d’autre épisode avec ce méchant truculent qui, pourtant, aurait pu devenir un personnage récurrent d’une dimension équivalente à celle du docteur Loveless

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18. LA NUIT DE L’ÉLÉPHANT BLANC
(THE NIGHT OF THE GYPSY PERIL)




 

West et Gordon doivent assurer la protection d’un chef d’État du Moyen-Orient en visite aux États-Unis et du cadeau que ce dernier veut offrir au président Grant. L’affaire se complique lorsque le présent, qui n’est autre qu’un éléphant blanc, est volé et que le souverain entend réclamer un milliard d’indemnité aux États-Unis s’il n’est pas retrouvé sain et sauf dans les plus brefs délais.

 

 

 

Un épisode distrayant au scénario basé sur une supercherie et un adversaire principal que l’on n’attendait pas, deux éléments assez classiques dans la série.

 

Les bandits qui enlèvent l’éléphant Akbar font piètre figure – notamment celui chargé d’abattre l’animal, desservi de surcroît par un doublage ridicule. Mais heureusement ils se révèlent n’être que des comparses.

 

La présence d’un cirque intéressé par Akbar permet de relancer l’histoire qui menaçait de s’enliser en apportant quelques séquences d’affrontements entre West et les saltimbanques, parmi lesquels on trouve une charmante voyante avec sa boule de cristal. Elle n’hésite pas à prévenir West, tout en le menaçant de son revolver, qu’elle lui voit un « avenir extrêmement réduit » !

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19. LA NUIT DES COSAQUES
(THE NIGHT OF THE TARTAR)




West et Gordon sont chargés de convoyer Feodor Rimsky, un aristocrate russe emprisonné pour corruption, jusqu’à Vladivostok où il doit être échangé contre le vice-consul des États-Unis Millard Boyer, gardé en otage par le comte Sazanov. Mais leur prisonnier se tue en tentant de s’évader. Gordon va essayer de le remplacer afin d’obtenir la libération du diplomate américain.

 

 

 

Cette plongée dans l’univers des Russes et des cosaques est une belle réussite, en premier lieu grâce à au scénario à rebondissements de Robert C. Dennis et Earl Barret, qui prouvent une fois de plus leur talent.

 

La musique, composée spécialement pour cet épisode par Jack Pleis, contraste avec la musique habituelle de la série mais est bien adaptée au monde des slaves, des datchas et des moujiks décrit dans cette histoire.

 

Les choses sont rarement telles qu’on le croit au départ dans l’espace où évoluent West et Gordon, et on le constate une nouvelle fois, le dernier quart d’heure apportant surprise sur surprise, d’abord avec le rôle réel joué par Boyer, ensuite avec la révélation du lieu véritable où se situe l’action. Cette dernière scène est assez comique, le vieux cow-boy barbu est hilarant.

 

Beau numéro de Ross Martin déguisé en aristocrate russe et qui se retrouve fort embarrassé lorsqu’on lui présente son épouse. La belle Anastasia apporte beaucoup de charme à cet épisode, même si elle est évidemment aussi venimeuse que jolie.

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20. LA NUIT DE LA MARIÉE
(THE NIGHT OF THE VICIOUS VALENTINE)




 

Plusieurs richissimes hommes d’affaires sont assassinés. Tous ces magnats venaient de se marier avec une femme beaucoup plus jeune qu’eux, ce qui conduit les agents du président Grant sur la piste d’une entremetteuse nommée Emma Valentine.

 

 

Cet épisode de grande qualité constitue l'un des sommets de la saison. La séquence pré-générique plonge instantanément le spectateur dans l’action. Courte et nerveuse, c’est une des plus réussies de la série.

 

On ne peut que saluer la performance éblouissante d'Agnès Moorehead dans le rôle d’Emma Valentine, the « Vicious Valentine », une des vedettes invitées les plus remarquées dans la série. Elle reçut d’ailleurs un Emmy Award amplement mérité pour son interprétation inspirée de cette femme cynique et distinguée, à la fois féministe et ambitieuse.

 

Outre le scénario trépidant, il faut souligner le remarquable travail des décorateurs. D’une rare splendeur, les décors très kitsch de la maison de Miss Valentine rappellent ceux de l’agence matrimoniale de M. Lovejoy dans l’épisode des AvengersCœur à cœur.

 

L’affrontement entre West et Emma Valentine est mémorable. L’agent secret repousse les avances de son adversaire, mais cette dernière n’est pas à court de gadgets pour le maîtriser : clochettes qui tintent quand il s’introduit chez elle, mains automatiques pour le retenir prisonnier et même machine à créer des couples parfaits, la femme idéale pour West étant une combinaison entre la déesse Aphrodite, Lola Montez et Hélène de Troie ! Ces inventions témoignent de l’imagination délirante des scénaristes, particulièrement en verve dans cet épisode.

 

Mais laissons le mot de la fin à une maxime de Miss Valentine : « Les roses sont rouges et les violettes sont bleues. Le crime ne paie pas. »

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21. LA NUIT DE L’ORDRE NOUVEAU
(THE NIGHT OF THE BRAIN)



 

Un stratagème compliqué attire West et Gordon dans le repaire souterrain de Braine, un mégalomane déterminé à diriger la Terre entière. Afin de prendre le pouvoir, il projette d’assassiner les chefs d’État des principales nations et de les remplacer par des sosies dévoués à sa cause.

 

 

 

Les scénarios de Calvin Clements Jr sont ingénieux, et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Les méandres empruntés par Braine pour parvenir à ses fins, c’est-à-dire s’emparer de West et Gordon, produisent une première partie d’épisode très prenante.

 

La seconde partie se déroule dans l’antre de Braine, dont le nom n’a évidemment pas été choisi au hasard puisque c’est un malfaiteur très intelligent qui se déplace en fauteuil roulant à vapeur, non en raison d’une paralysie mais pour consacrer toute son énergie à réfléchir ! Il constitue pour les deux héros un adversaire consistant, magnifiquement incarné par Edward Andrews.

 

La pirouette de Gordon qui n’hésite pas à mettre deux masques l’un sur l’autre pour tromper l’ennemi et le basculement de Voulee, la compagne idéaliste de Braine, dans le camp de West qui a su lui faire comprendre les dangers que représente son ami, sont les deux faits marquants de cette seconde partie, conclue par un combat spectaculaire entre West et des fusées tirées depuis le fauteuil roulant de Braine.


22. LA NUIT DE LA MARÉE MAUDITE
(THE NIGHT OF THE DEADLY BUBBLE)




 

Une série de raz-de-marée se produit sur les côtes américaines. Le professeur Mc Clennon, un savant qui devait fournir des informations à West et à Gordon, est assassiné et son assistante enlevée. Les soupçons des deux agents se portent sur le capitaine Philo, un personnage étrange qui vit seul dans une villa au bord de la mer.

 

 

 

Après la réussite de  La Nuit de la sirène, le scénariste Michael Edwards nous emmène à nouveau dans l’univers des océans. Sans atteindre la magie du premier opus, la réussite est à nouveau au rendez-vous pour cette histoire nimbée de préoccupations écologiques.

 

Un épisode qui doit beaucoup à la présence d'Alfred Ryder, extraordinaire en Capitaine Horacio Philo. Qui mieux que lui aurait pu interpréter ce demi fou, défenseur acharné du monde maritime se nourrissant exclusivement d’algues et de poisson et prêt à détruire l’humanité coupable à ses yeux d’avoir empoisonné les océans ?

 

Une base sous-marine, une jeune scientifique un peu collet monté que West va décoincer, une machine à bulles gigantesques provoquant des raz-de-marée et un homme de main aveugle et boiteux sont autant d’éléments ajoutant à la qualité de l’épisode.

 

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23. LA NUIT DES TIREURS D’ÉLITE
(THE NIGHT OF THE SURREAL MC COY)




 

Des bijoux ont disparu d’une vitrine d’exposition située dans une salle close où personne ne semble avoir pu pénétrer. Le coupable n’est autre que le docteur Loveless, inventeur d’un procédé acoustique permettant le transfert d’humains par l’intermédiaire de tableaux de maître. Grâce à cette invention, le nain maléfique expédie West face à un groupe de tireurs d’élite chargés de le liquider.

 

 

 

Un classique de la série qui permet au docteur Loveless de montrer l’étendue de ses connaissances scientifiques. L’affrontement de West avec les tireurs d’élite en fait l'un des rares épisodes western de cette deuxième saison. Ce passage est d’ailleurs le clou de l’épisode et permet de se rendre compte que le tireur d’élite le plus rapide de l’Ouest n’est pas « Lightning la Foudre » mais James West…

 

Le mélange entre le western et la science-fiction est assez habile, mais cette histoire de transfert dans des tableaux n’est pas très convaincante, à tel point qu’on peut croire jusqu’à la fin que les explications données par Loveless sont une tromperie, qu’il a en réalité utilisé une supercherie quelconque, mais malheureusement cette piste n'a pas été retenue par le scénariste John Kneubulh.

 

La présence d’une jolie femme pour remplacer Antoinette auprès de Loveless aurait été appréciée, et tellement dans la lignée de la série. Ce manque sera d’ailleurs corrigé dès l’aventure suivante avec le docteur.

 

Ces quelques réserves ne nuisent pas trop à la qualité globale de l’épisode, qui se revoit toujours avec plaisir

 


24. LA NUIT DU FANTÔME DU COLONEL
(THE NIGHT OF THE COLONEL’S GHOST)




Le président Grant charge ses deux agents spéciaux d’assurer sa sécurité à l’occasion d’une visite à Gibsonville, village où il doit prononcer un discours en hommage à un héros de la guerre de Sécession. Partis en éclaireurs, West et Gordon découvrent un village en déclin où les rares habitants, qui semblent cacher un secret, meurent tour à tour dans des circonstances mystérieuses.

 

 

 

Une ambiance lourde, voire étouffante, caractérise cet épisode qui démarre lentement avant de devenir passionnant. Le suspense monte peu à peu jusqu’à la découverte de l’étrange vérité. Le piano qui se met à jouer après chaque meurtre renforce cette impression de mystère terrifiant qui prend le téléspectateur à la gorge.

 

On retrouve plusieurs éléments classiques dans la série : l’importance du train dans la conquête de l’Ouest, Gibsonville se retrouvant désertée parce que la ligne de chemin de fer passe trop loin au Nord du village ; les stigmates de la guerre de Sécession qui font resurgir des secrets enfouis dans la mémoire collective, l’appât du gain de la plupart des personnages, y compris féminins. Et bien sûr le président Grant, interprété désormais par Roy Engel, et dont Gordon va usurper l’identité de façon étonnamment ressemblante.

 

Les soupçons sont habilement orientés vers des personnages comme le docteur ou le shérif, mais la clé de l’énigme n’est révélée qu’à la fin du troisième acte. Le coupable, assis devant le piano fantôme, se retourne en ricanant et l’image se fige sur lui, offrant une traditionnelle vignette de fin d’acte magistrale.

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25. LA NUIT DE LA MORTELLE FLORAISON
(THE NIGHT OF THE DEADLY BLOSSOM)




À la suite de plusieurs assassinats, West et Gordon affrontent un américain d’origine chinoise, ambitieux et sans scrupules. Doté d’une haine sans limites envers le monde occidental, il projette de tuer le chef de l’État d’Hawaï, selon lui trop favorable aux américains, à l’aide de fusées à longue portée de son invention.

 

 

 

Chaque saison réserve une ou deux plongées dépaysantes dans le monde de l’Extrême-Orient. Celle-ci doit beaucoup au talent de Nehemiah Persoff, comme toujours parfait, ici dans le rôle d'Adam Barclay, un américain d’ascendance chinoise vouant un ressentiment tenace contre l’Amérique et le monde occidental.

 

Parmi les péripéties qui vont conduire notre duo à lui barrer la route, une scène spectaculaire au suspense haletant montre un James West ligoté et menacé par une gigantesque lame descendant lentement vers lui tout en se balançant. Ce procédé est une invention de Barclay, qui espère ainsi faire parler West avant le moment fatidique où la lame arrivera à sa hauteur.

 

 

 

o La version française de cet épisode semble avoir été perdue ou endommagée. Les récentes éditions en DVD et diffusions télévisuelles ont toutes été effectuées en version originale.

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26. LA NUIT DU CRISTAL
(THE NIGHT OF THE CADRE)






En présence de West, un directeur de prison se suicide après avoir libéré un prisonnier qui allait être exécuté pour tentative d’assassinat sur le président Grant. On retrouve dans son cerveau des morceaux de cristal brisé. Le responsable est un militaire renvoyé par le président Grant pour corruption et qui espère se venger de lui  en l’assassinant à l’aide d’une armée d’hommes soumis à sa volonté par insertion cérébrale de cristal.

 

 

 

Cet épisode débute tambour battant avec la séquence pré-générique dans la prison puis l’astuce de West et Gordon pour retrouver le leader de l’opération cristal. Sachant que ce dernier recrute ceux qui ont tenté d’assassiner le président Grant, West se fait passer pour l’un d’entre eux, ce qui ne manque pas d’intéresser le général Trask.

 

La seconde partie est de facture plus classique avec un côté western. Elle permet à Robert Conrad de montrer ses qualités de comédien lorsque ses adversaires le croient soumis à leur volonté, ainsi que ses qualités physiques dans des scènes d’affrontement spectaculaires.

 

L’idée de transplantation de cristaux dans le cerveau afin de contrôler la volonté des humains à l’aide d’un sifflet à ultra sons est excellente, même si on peut regretter qu’elle aboutisse à une banale histoire de vengeance de la part d’un méchant sans envergure.

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27. LA NUIT DU LOUP
(THE NIGHT OF THE WOLF)






La princesse Leandra, destinée à succéder prochainement à son père gravement malade à la tête d’un royaume slave, est enlevée par Talamantes, un aventurier doté de pouvoirs paranormaux. Son but est de diriger son pays par l’intermédiaire de la future reine grâce à un sérum de son invention annihilant toute volonté.

 

 

 

Un épisode de qualité nimbé d’une atmosphère fantastique créée par les envoûtements de Talamantes, ce personnage étrange disposant de complicités jusque dans l’entourage du prince héritier et de sa fille. Entouré de loups d’autant plus effrayants qu’un de ses sérums les a rendus résistants aux balles, c’est un des adversaires les plus dangereux que West et Gordon aient jamais rencontré.

 

L’épisode commence par l’arrivée de West, parti en éclaireur en pleine nuit, dans une auberge qui semble déserte. La nuit, le désert, les hurlements de loups, tout concourt à créer une ambiance oppressante jusqu’à cette scène terrifiante où West combat un loup à mains nues.

 

La majeure partie de l’épisode se déroule pendant la nuit et dans la forêt ou dans des endroits déserts. De mystérieux signaux lumineux apparaissent au sommet d’une montagne, délivrant un message énigmatique du nom de Mrkela. Un doute est entretenu au sujet de Talamantes : est-il réellement humain, ou est-ce une créature mi-homme, mi-loup, voire un loup-garou ? Au-delà de l’intrigue, on assiste avant tout à une plongée dans le monde de l’imaginaire.

 

La scène finale du piège tendu à Talamantes et à ses hommes est également une belle réussite. L’intensité dégagée est à la hauteur de la résistance offerte par l’aventurier magicien.

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28. LA NUIT DES BANDITS
(THE NIGHT OF THE BOGUS BANDITS)






Le docteur Loveless a créé une école du banditisme. Il entraîne ses élèves à cambrioler des banques sans utiliser le butin afin de ne pas être localisé par les forces de l’ordre. L’objectif ultime est de s’emparer de la Californie avec une armée d’anciens bagnards équipés d’armes dérobées dans un entrepôt national.

 

 

 

Certainement le meilleur épisode avec le docteur Loveless grâce à un scénario inventif et une succession de scènes croustillantes. La séquence pré-générique est particulièrement réussie, avec déjà une surprise savoureuse. La ravissante Belladonna remplace avantageusement Antoinette dans le rôle de compagne du docteur, pour le plus grand plaisir de West.

 

L’idée d’académie du crime est bien trouvée, tout comme celle de recruter West pour entraîner les élèves. À cette occasion, les répliques entre West et Loveless sont un pur régal. Le nain se livre à une véritable psychanalyse de son ennemi et aboutit à cette conclusion mémorable : « Vous m’ennuyez par le simple fait que vous existez ». Les épreuves imposées par la suite à West ont pour but de montrer son ingéniosité aux élèves et à Belladonna avant d’en finir avec lui. Mais le nain n’est-il pas trop sûr de lui ? N’a-t-il pas l’habitude de remettre James West dans la course à force de trop vouloir jouer au chat et à la souris avec lui ?

 

L’enquête parallèle de Gordon dans une pension où, en violation des consignes de Loveless, un billet volé a été dépensé ne manque pas d’intérêt avec ici aussi une surprise quant à l’identité du malfaiteur. À cette occasion, Gordon semble recevoir une balle en plein cœur ; comment va-t-il s’en sortir ? Surprise…

 

La scène finale se déroule au centre national des communications territoriales, encore une bonne idée, et de multiples péripéties attendent nos deux agents avant de connaître enfin les projets mégalomanes du nain maléfique.

 




Crédits photo : TF1 Vidéo.

Images capturées par Mergran.