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HORS
SERIE
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PRÉSENTATION DE LA SAISON 2
La série atteint sa vitesse de croisière au cours de cette deuxième saison, incontestablement la plus réussie.
Plusieurs améliorations notables ont été apportées, parmi lesquelles on peut citer :
*Bien
sûr, le passage à la
couleur, essentiel pour une série
aussi vivante et enjouée. À
cette occasion, les vignettes de fin
d’actes vont évoluer.
Constituées d’images
figées au cours d’une
dizaine d’épisodes, elles
redeviennent des dessins comme dans
l’épisode pilote, mais
désormais les dessins sont
des parfaites copies de l’image
de fin d’acte, sur laquelle
ils viennent se superposer. Ces dessins
perdureront sous cette forme jusqu’à
la fin de la série pour notre
plus grand bonheur .
*Le
rôle plus important joué
par Artemus Gordon. Au cours de la
première saison, Artie était
nettement en retrait par rapport à
West. Désormais, les deux partenaires
sont à égalité,
Ross Martin joue enfin des rôles
à la mesure de son talent.
Quelques-uns de ses déguisements
vont marquer les esprits, même
si ce n’est pas le seul aspect
de son personnage.
*L’esprit original de la série est parfaitement respecté. C’est en effet au cours de cette saison qu’on trouve le moins d’épisodes purement western mais offrant un agréable mélange mi-espionnage, mi-fantastique agrémenté d’humour, de charme, d’excentricité et d’inventions spectaculaires. Le changement de producteur en cours de saison dû au décès accidentel de Michel Garrison n’a eu aucun impact, Bruce Lansbury continuant dans la voie tracée par son prédécesseur.
*Un gros effort a été fourni sur les scénarios. La première saison comportait trop d’histoires se ressemblant, le scénario typique « un ambitieux monte une armée de mercenaires pour s’emparer d’un territoire » étant maintes fois exploité sous des formes différentes. Au contraire, la deuxième saison va déployer des trésors d’imagination et offrir des récits particulièrement variés, de même que nombre d’inventions délirantes : soucoupe volante, machine à rapetisser les humains ou à voyager dans le temps, appareils de torture divers…
*Les adversaires rencontrés par West et Gordon sont pour la plupart de grande envergure. Même si on en verra de très intéressants au cours des autres saisons, il faut avouer que celle-ci est particulièrement riche avec son lot de savants fous et de mégalomanes. Des méchants comme le comte Manzeppi, le docteur Faustina, Gustave Mauvais, le marquis Philippe de la Mer, le juge Mac Guigan, le sénateur Stephen Fenlow, Braine ou Talamantes sont des figures marquantes de la série.
*Le
succès de la première
saison a conduit des acteurs célèbres
à accepter un rôle de
vedette invitée, ce qui permet
de voir notamment Ida Lupino, Sammy
Davis Junior ou Agnès Moorehead.
Même les acteurs moins connus
jouent parfaitement les « guest
villains », à
l’image de Theodore Marcuse
ou Donald Woods.
*Enfin,
la bande musicale n’a plus rien
à voir avec celle de la première
saison, où Richard Markowitz
s’était la plupart du
temps contenté de simples variations
du thème principal. Ici, Morton
Stevens et Richard Shores ont composé
des thèmes nombreux et variés,
tous de grande qualité. Stevens
fut le plus présent avec une
musique à base de cuivres alors
que Shores était plus axé
sur les claviers, cordes et percussions.
Et Jack Pleis ajouta sa touche personnelle
sur les épisodes à univers
oriental.
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1. LA NUIT DES EXCENTRIQUES
(THE NIGHT OF THE ECCENTRICS)

   
West
et Gordon ont maille à partir avec
une redoutable bande de malfaiteurs dirigée
par l'extravagant comte Manzeppi, dont l’objectif
est d'assassiner le président du
Mexique, Benito Juarez, pour le compte des
impérialistes Autrichiens.
Cette
deuxième saison débute comme
toutes les autres par un épisode
de grande qualité. Après La
Nuit des ténèbres, l'épisode
pilote de la série, Victor Buono
est à nouveau mis à contribution
pour incarner le comte Carlos Mario Vincenzo
Robespierre Manzeppi, chef d'une association
de malfaiteurs appelés "les
Excentriques" et destiné, à
l'instar du docteur Loveless, à devenir
un personnage récurrent. Malheureusement,
il ne fera en tout et pour tout que deux
apparitions.
La réussite de l'épisode doit beaucoup au talent de Victor Buono, parfait comme à son habitude dans son rôle de "magicien et poète, amant de tout ce qui est malsain, corrompu et blasphématoire". Il est habilement secondé par des personnages haut-en-couleur dont les plus marquants sont Dédé, le lanceur de couteaux incarné par Anthony Eisley, Tony le roi du revolver, mais aussi la sympathique marionnette appelée Giulio.
Dès
la séquence pré-générique,
on prend connaissance de ce que sera cette
saison: personnages rocambolesques, scénarios
inventifs, thèmes musicaux excellents,
nombreux et variés, décors
délicieusement kitsch et
colorés.
Il faut insister sur la musique, qui devient au cours de cette saison d'une qualité exceptionnelle. Composée dans cet épisode par Richard Shores, elle est différente des thèmes habituels car destinée surtout aux épisodes avec Manzeppi. Le travail de Richard Shores est à saluer tant il contribue à la réussite de cet épisode.
Une
aventure qui ne sera pas forcément
appréciée à la première
vision, c'est souvent le cas avec Les
Mystères, mais qui apporte un
peu plus de plaisir à chaque fois
qu'on la redécouvre.
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2. LA NUIT DU COBRA D'OR
(THE NIGHT OF THE GOLDEN COBRA)

  
Alerté par un militaire témoin de manifestations mystérieuses, notre duo d'agents secrets affronte une étrange famille venue du Moyen-Orient et va découvrir derrière cette façade une sombre affaire d'intérêts pétroliers.
Un
épisode situé dans la bonne
moyenne de la série. On remarque que
les exploits physiques de West sont devenus
célèbres puisque M. Singh veut
lui confier l'éducation de ses trois
fils. Ces derniers, qui détestent West,
vont tout mettre en œuvre pour l'abattre,
ce qui donne lieu à des combats réjouissants.
Gordon
se déguise en bateleur dans une scène
où apparaît un singe ridicule,
et West va heureusement pouvoir compter sur
l'aide de la fille de M. Singh. Cette dernière
ne partage pas l'aversion de ses frères
envers leur hôte et ne songe qu'à
s'enfuir, aidée par les deux agents
secrets.
La surprise finale constitue un temps fort au cours d'une scène intense particulièrement réussie.
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3.
LA NUIT D'UN MONDE NOUVEAU
(THE NIGHT OF THE RAVEN)

 
Nouvelle aventure avec le docteur Loveless. Ce malfaisant personnage a inventé une potion destinée à rapetisser les humains afin de se venger de sa petite taille, et son premier cobaye doit être James West.
Voilà un épisode controversé. Parfois jugé génial de par ses références au fameux film L'Homme qui rétrécit, il a aussi ses détracteurs qui n'apprécient pas la minceur du scénario et les nombreux temps morts.
Après plusieurs visions, les défauts de l'épisode apparaissent cruellement. La première partie n'est pas trépidante et l'on a tendance à s'ennuyer ferme pendant une demi-heure. L'histoire de l'enlèvement de la fille du chef Indien n'est pas très originale, l'intrusion intempestive des Indiens n'apporte rien et détonne dans une histoire très loin du genre western.
Reste la séquence du rapetissement de West, assez réussie et qui sauve l'épisode du naufrage.
Néanmoins,
on est loin de la qualité moyenne
de cette saison 2.
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Pendant ses vacances à la Nouvelle-Orléans, Gordon apprend la mort de James West au cours d'un attentat-suicide contre des membres du cabinet présidentiel. Incrédule, il enquête pour découvrir la vérité et se retrouve face au docteur Faustina, une scientifique mystérieuse et exaltée.
Certes, on peut reprocher une certaine lenteur
du récit, la minceur du scénario
et l'intrigue éculée (une
histoire de sosies sans grande originalité),
mais plusieurs éléments compensent
largement le relatif manque de rythme et
contribuent à faire de cet épisode
un classique.
En
premier lieu, l'ambiance fantastique lors
des scènes au château pendant
les nuits d'orage. L'interprétation
d'Ida Lupino, parfaite dans ce rôle
de savante ayant perdu la raison, et la
musique terrifiante instaurent un climat
magique et envoûtant.
Ensuite,
les décors et costumes sont de première
valeur : le Mardi-Gras de la Nouvelle-Orléans,
qu'on retrouvera plus tard dans la série,
constitue un fameux théâtre,
bien mis en exergue lors de l'immersion
d'Artie dans le carnaval pour les besoins
de son enquête. Le contraste est saisissant
entre les scènes fantastiques du
château et la joie, l'impression très
sophistiquée laissée par les
scènes du carnaval.
Les deux mondes différents se rejoignent
à l'issue d'une scène mémorable
: un combat à l'épée
– au cours duquel on distingue nettement
le visage de la doublure de Ross Martin
– se termine par la fuite de Gordon,
accompagné de sa fiancée portant
un masque, vers un fiacre où
West, selon les dires d'un indicateur, aurait
disparu. Arrivé dans le fiacre,
dont le cocher n'est autre que Myklos,
l'assistant du docteur Faustina, Gordon
découvre cette dernière le
menaçant avec un revolver en lieu
et place de sa fiancée. Survient
alors la deuxième vignette de fin
d'acte. Une très belle scène
!
Enfin, la romance entre Lily Fortuno et
Artemus Gordon sonne juste, sans doute grâce
au talent, à l'humour et à
l'humanité qui se dégagent
de cet immense comédien que fut Ross
Martin. Jusqu'à la mère de
Lily, incarnée par Patsy Kelly, qui
apporte une touche comique bien agréable.
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West
et Gordon enquêtent sur un mystérieux
cavalier fantôme apparaissant dans une caverne
au cœur de la montagne, et insensible aux
balles et aux explosions. Un groupe de notables
ruraux et le garçon d'écurie de
l'un d'entre eux semblent être mêlés
à l'affaire.
Cette
histoire magnifique constitue un des temps forts
de la saison. La première vision de l'épisode
apporte un coup de théâtre après
une vingtaine de minutes. La machination est alors
révélée et aussitôt
on se rend compte que les suspects, les bons et
les méchants ne sont pas ceux que l'on
croyait. On pourrait craindre une perte d'intérêt
lorsque l'on reverra l'épisode en connaissant
les dessous de la machination, mais cela ne se
produit pas car ce n'est pas le seul atout de
ce récit.
Le scénario est très bien ficelé ; outre la machination, l'histoire est une des plus graves, des plus émouvantes de toute la série. Elle montre la lâcheté, la veulerie de certains hommes et le désir de justice de certains autres.
Il
faut signaler la superbe performance de la vedette
invitée. Devant le succès de la
première saison, les acteurs connus n'ont
pas rechigné à venir sur la série,
et la production a fait fort en ce début
de deuxième saison puisque, après
Ida Lupino, c'est Sammy Davis Jr, fan de la série,
qui offre une remarquable composition en incarnant
Jerémie, ce garçon de ferme solitaire
ayant un pouvoir sur les animaux et derrière
qui se cache un philosophe profondément
humaniste.
Les
souvenirs de la guerre de Sécession apparaissent
dans la trame du récit, et ce sera une
des constantes de la série, qui montre
à quel point cette période a marqué
les Américains.
o
Sammy Davis Jr était très fier de
tourner sur la série. Comédien,
chanteur et danseur de talent, il se prétendait
étonné de son succès auprès
des femmes alors qu'il était "petit,
Noir et Juif".
6.
LA NUIT DE LA SOUCOUPE VOLANTE
(THE NIGHT OF THE FLYING PIE PLATE)

  
Une soucoupe volante transportant trois charmantes vénusiennes vertes couvertes de pierres précieuses atterrit près du petit village de Morning Glory. West et Gordon soupçonnent un complot destiné à s'emparer de l'or du gouvernement que les extra-terrestres voudraient utiliser comme carburant afin de retourner sur leur planète.
Cette
aventure ne manque pas de charme avec une
galerie de personnages intéressants
: Ben Victor interprété par
William Windom, l'infernal Simon, prédicateur
typiquement américain très
bien joué par Ford Rainey et bien
sûr les vénusiennes, en particulier
l'amoureuse de West, qui permet de retrouver
la ravissante Leslie Parrish, déjà
vue dans "La Nuit de la terreur".
Les décorateurs ont accompli un joli
travail sur cette soucoupe volante, les
effets visuels et sonores sont tout à
fait satisfaisants pour l'époque
; une fois de plus cette saison offre un
épisode inventif et spectaculaire.
Le concept de la série fait que le
doute est possible : s'agit-il d'une histoire
de science-fiction ou d'une supercherie
? Bien sûr, le dénouement réserve
une surprise quant à l'identité
du malfaiteur en chef...
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Un complot dirigé par Lucrèce Bourgeois (Lucrèce Posey dans la version originale), une femme qui a l’habitude d’empoisonner ses victimes, a pour but de créer une Confédération internationale du crime. Nos deux agents secrets découvrent ce complot par hasard alors qu’ils se trouvaient en vacances dans une bourgade du nom de Justice, organisatrice de la « semaine de la Loi et de l’Ordre ».
Encore une grande réussite que cet épisode distrayant qui utilise avec bonheur les recettes habituelles de cette deuxième saison, à commencer par le pittoresque des personnages.
La séquence pré-générique est un modèle du genre avec la fausse pendaison. Une demi-douzaine de bandits originaires de tous les continents et destinés à devenir les chefs de la nouvelle organisation criminelle internationale constituent une galerie de personnages aussi stupides que méchants.
Mais
le cerveau de l’opération n’est
autre qu’une empoisonneuse évidemment
prénommée Lucrèce.
West use de son charme pour jouer au chat
et à la souris avec elle tout au
long de l’épisode. Une phrase
savoureuse illustre parfaitement son manège :
alors que Mlle Bourgeois lui demande pourquoi
il lui fait répéter une phrase
qu’elle vient de prononcer, il lui
répond : « Parce
que lorsque vous dites cela, le bout de
votre nez se fronce de façon adorable».
Il est vrai que Lucrèce est particulièrement
séduisante et que West fait preuve
d’une certaine naïveté
à la fin de l’épisode
lorsqu’elle lui fait le coup de charme,
ce qui manque de lui coûter la vie.
Mais on sait que Jim est incapable de résister
à une jolie femme, fût-elle
une criminelle…
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West se fait passer pour un prisonnier et Gordon pour un gardien afin de s’introduire sur l’île du Diable, en Guyane. Leur but est de libérer un agent secret américain détenu au bagne français dirigé d’une main de fer par le terrible commandant Gustave Mauvais.
Un
épisode passionnant avec de multiples
rebondissements et un méchant particulièrement
antipathique, magistralement interprété
par l’excellent Théodore Marcuse.
Comme
souvent dans les séries américaines,
l’image donnée de la France
est négative, voire caricaturale.
Notre pays est présenté comme
peu respectueux des droits des prisonniers,
par opposition aux États-Unis, ce
qui prête aujourd’hui à
sourire.
La
présence de Joan Huntington dans
le rôle de Camille Mauvais, l'épouse
du commandant cherchant à tout prix
à fuir son emprise, apporte une touche
de charme.
Curiosité
à signaler : on retrouve Théo
Marcuse et son adjoint Fred Carson, dénommé
ici Cosson (Le Cochon dans la version originale)
jouant les mêmes rôles de gardiens
dans l’épisode L’Île
du Diable de la série Au
Cœur du Temps, tourné à
la même époque et dans les
mêmes décors. Une différence
cependant : dans L’Île
du Diable ils ont un supérieur,
interprété par Oscar Beregi.
La
fin de l’épisode se termine
avec un sympathique clin d’œil :
Camille Mauvais présente à
West et à Gordon son nouveau mari,
qui n’est autre que … l’ancien
(!), c’est-à-dire Théodore
Marcuse, presque méconnaissable car
affublé d’une perruque, mais
toujours champion dans l’art de la
mimique.
o
Le titre français indiqué
après le générique
est La Nuit du diamant ,
en raison d’une inversion avec l’épisode
de la quatrième saison portant ce
nom.
o
Les Américains montrent qu’ils
sont peu férus en français :
un panneau porte la mention « embarkement
pour l’île du Diable »…
o
Théodore Marcuse, que l’on
retrouvera dans La Nuit du mannequin,
est décédé en
1967 à l’âge de 47 ans
dans un accident de voiture. On l’a
vu notamment dans plusieurs épisodes
des Incorruptibles, dans Les
Envahisseurs et dans le rôle
de Von Bloheim dans la série Batman.
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Un
certain marquis Philippe de la Mer, secondé
par son épouse Dominique, a l’intention
de créer un nouvel État entièrement
maritime afin d’en tirer de substantiels
profits. Il se prépare à détruire
un navire de guerre américain afin
d’obliger le Président Grant
à satisfaire ses exigences.
Les joutes verbales entre West et le Marquis sont un des points forts contribuant à la réussite de cet épisode, tout comme les décors et la musique.
Autre élément essentiel, les multiples gadgets et trouvailles, du poisson parlant au téléguidage par poudrier en passant par la torpille en forme de dragon, le rayon désintégrant ou le périscope. Le tout donne un épisode qui ne manque pas de poésie.
On retrouve ici une femme à la fois ravissante et diabolique en la personne de Dominique, fait récurrent dans la série et qui constituait le point fort de la première saison. Pour James West, les femmes sont des anges qui peuvent se transformer en démon. La série joue ainsi sur le contraste entre l’apparence avenante et la réalité, les desseins criminels étant parfaitement dissimulés par la beauté des protagonistes féminins.
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10.
LA NUIT DE LA TERREUR VERTE
(THE NIGHT OF THE GREEN TERROR)

  
Le docteur Loveless a inventé un produit capable de détruire toute végétation et de provoquer de gigantesques incendies. Avec la complicité d’une tribu d’Indiens revanchards dont il exploite la naïveté, il espère détruire les grandes villes construites par les « Visages pâles ».
Un
pastiche assez réussi de Robin
des Bois avec le bon docteur Loveless
en défenseur des opprimés.
Le nain maléfique a affamé
les Indiens en détruisant la
faune et la flore de leur réserve.
Il se présente comme le serviteur
du « Seigneur de la Forêt »,
un dieu qui leur vient en aide en fournissant
de la nourriture. Bien sûr, le
« Seigneur » n’est
autre que lui-même, installé
dans une armure de chevalier.
On peut constater l’habileté de West à lutter à la fois contre Loveless et contre ses alliés Indiens, le but étant de démasquer l’imposture du nain, ce dernier essayant de profiter de la situation pour se débarrasser de ses ennemis habituels.
Une nouvelle fois, Loveless est aidé par sa compagne Antoinette, dont c’est la dernière apparition. Comme d’habitude le couple chante en duo, avec le docteur au piano.
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11.
LA NUIT DU CADAVRE
(THE NIGHT OF THE READY-MADE CORPSE)

   
Le
président d’un pays latino-américain
en visite aux États-Unis est assassiné
malgré la protection de West et Gordon.
La recherche de l’assassin va mettre
à jour un trafic de cadavres destiné
à assurer l’impunité
à des criminels qui se font passer
pour morts et reprennent ensuite leur carrière
sous une nouvelle identité.
Cette histoire est basée sur un scénario solide et valorisée par des comédiens remarquables parmi lesquels on remarque Carroll O’Connor, parfait en entrepreneur de pompes funèbres véreux et Alan Bergmann dans le rôle de Claudio Antille.
La gravité du sujet est peu propice à l’humour habituel, même si les deux héros ont de temps à autre quelques bons mots et si le jeu de Carroll O’Connor est empreint d’une bonne dose d’humour noir.
Le
suspense final réserve une surprise
: une complicité inattendue dont
bénéficient les malfaiteurs,
fait qui augmente la qualité du scénario.
On peut aussi se demander si cette histoire
n’a pas inspiré les scénaristes
des Avengers pour l’épisode
Bizarre, tant les similitudes
sont évidentes.
o La version française de cet épisode semble avoir été perdue ou endommagée. Les récentes éditions en DVD et diffusions télévisuelles ont toutes été effectuées en version originale.
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12. LA NUIT DE LA MAISON HANTÉE
(THE NIGHT OF THE MAN-EATING HOUSE)


Au cours du transfert d’un détenu, les deux agents spéciaux font halte dans une maison abandonnée sans savoir qu’elle a appartenu autrefois à la mère du prisonnier. La maison va tout faire pour les retenir afin de sauver le fils de son ancienne propriétaire.
Inexplicablement
apprécié par certains fans de
la série, cet épisode est en
fait le plus mauvais, toutes saisons confondues.
Après une séquence pré-générique
prometteuse, la mayonnaise ne prend pas et
on sombre vite dans le grotesque, dont le
sommet est atteint lors de l’ahurissant
passage avec les rats.
La progression du ridicule au fur et à mesure du déroulement de l’épisode est telle qu’il est facile de deviner la fin, elle-même usée jusqu’à la corde mais qui était difficilement évitable.
Un épisode très dispensable, à oublier bien vite.
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13.
LA NUIT DES ASSASSINS
(THE NIGHT OF THE SKULLS)

   
James
West abat Artemus Gordon d’un coup de
revolver devant plusieurs témoins.
Il s’agit en réalité d’une
machination destinée à découvrir
ce que sont devenus un certain nombre d’assassins,
mystérieusement disparus. L’enquête
va révéler l’existence
d’un complot visant à assassiner
le président Grant et les principaux
dirigeants politiques des États-Unis.
L’ordre
de diffusion nous offre le meilleur épisode
de la série, toutes saisons confondues,
juste après le plus mauvais. Le scénario
très habile concocté par Robert
C. Dennis et Earl Barret, sans doute les meilleurs
scénaristes de la série, est
un des atouts majeurs de cet épisode
au rythme endiablé. Alors que le jeu
de Robert Conrad et Ross Martin a souvent
permis de masquer la faiblesse de certains
scripts, ici il se conjugue avec une histoire
bien conçue et haletante.
Ross
Martin fait une prestation époustouflante
avec rien moins que quatre déguisements
différents, dont celui d’un pasteur
officiant à son propre enterrement !
Les cagoules revêtues par le chef des
bandits et ses assesseurs renforcent le côté
« société secrète »
toujours efficace, et font penser aux « Cigares
du Pharaon » de Tintin. Même
les vignettes de fin d’actes sont particulièrement
réussies. Et la musique, identique
à celle de La Nuit des revenants
mais différente de celles entendues
dans le reste de la saison, n’en est
pas moins agréable aux oreilles.
Les
prestations des vedettes invitées sont
remarquables. Lisa Gaye campe une parfaite
Lorelei, aventurière intrigante à
souhait. Son jeu de séduction avec
West est réjouissant et sa voix en
version française a été
très bien choisie. Donald Woods n’est
pas en reste dans le rôle du sénateur
Stephen Fenlow, un ambitieux prêt à
éliminer le gouvernement afin d’instaurer
une dictature d’extrême-droite.
Les assassins qu’il compte utiliser
pour arriver à ses fins montrent une
nouvelle fois l’imagination sans limite
des scénaristes en ce domaine :
le Crochet de Fer, la Femme à la Hache
et leurs acolytes ne manquent pas d’attraits.
Douglas Henderson interprète pour la première fois le colonel Richmond, chef des services secrets et cerveau de cette dangereuse opération d’infiltration. On le reverra à de multiples reprises dans le rôle du supérieur de West et Gordon.
o
Il semble que cet épisode ait inspiré
Claude Desailly, le scénariste des
Brigades du Tigre. En effet, l’épisode
Le cas Valentin, meilleur épisode
des Brigades, présente des
similitudes avec La Nuit des assassins,
meilleur épisode des Mystères.
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14.
LA NUIT DE LA MACHINE INFERNALE
(THE NIGHT OF THE INFERNAL MACHINE)

  
West et Gordon enquêtent sur l’assassinat d’un magistrat consécutif au vol d’un important stock d’explosifs. Ils craignent que la sécurité de la convention des juges de l’Union, réunie sous l’égide du juge Mc Guigan, ne soit menacée par Zeno Baroda, un anarchiste récemment libéré de prison par Mc Guigan.
Cet épisode au rythme assez lent est néanmoins intéressant grâce à quelques scènes particulièrement réussies. Ainsi, le duel verbal entre West et Baroda, très intense, ou les scènes de danse avec Vashti, l’égérie du juge Mac Guigan, qui donnent à plusieurs reprises une ambiance légère de cabaret contrastant avec le ton général assez sombre.
Hormis
la bêtise du policier local opposé
à West, on ne peut que tomber sous
le charme de la Vashti et se réjouir
de l’interprétation magnifique
d'Ed Begley dans le rôle du juge Mac
Guigan, une des meilleures vedettes invitées
de cette saison qui, il est vrai, n’en
manque pas. Ed Begley était idéal
pour ce rôle : son physique et sa manière
de jouer font de son personnage une caricature
de notable démocrate populiste comme
on en trouvait à l’époque
dans le Sud ou l’Ouest des États-Unis.
Le
déguisement de Gordon est un des plus
réussis ; Ross Martin semble avoir
pris beaucoup de plaisir à interpréter
ce rôle de cuisinier extravagant.
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15. LA NUIT HORS DU TEMPS
(THE NIGHT OF THE LORD OF LIMBO)

  
Artemus
Gordon disparaît au cours d’une
étrange séance de prestidigitation.
West retrouve sa trace chez un ancien militaire
sudiste qui a découvert le moyen de
voyager dans le temps et s’apprête
à l’utiliser pour tuer le général
Grant avant le dénouement de la guerre
de Sécession. Son but est de provoquer
ainsi la victoire des confédérés.
Cet
épisode original mêle deux caractéristiques
vues plusieurs fois dans la série :
le recours à la science-fiction et
un scénario basé sur la guerre
de Sécession.
L’utilisation d’une véritable machine à remonter le temps aurait sans doute été préférable à ce procédé de « gauchissement » de l’espace utilisé par le colonel Vautrain, pas très convaincant. Il y a d’ailleurs un doute sur l’aspect science-fiction : la disparition de Gordon ne pourrait-elle pas s’expliquer par un quelconque tour de prestidigitation, et les scènes de voyage dans le temps sont-elles réelles ou simplement rêvées par les deux agents secrets sous l’effet d’une drogue injectée par Vautrain ? Même si le fait qu’aucun cadavre ne soit découvert dans la maison incendiée fait pencher la balance en faveur de réels pouvoirs pour Vautrain, le doute reste permis.
Science-fiction ou pas, l’épisode se laisse regarder. Ricardo Montalban est étonnant de vérité. La scène du duel entre West et Gordon est mémorable, de même que le voyage final, quand le colonel retrouve l’usage de sa jambe perdue pendant la guerre, et la conclusion où Gordon, rallié à l’avis de West, préfère ne pas dévoiler l’incroyable vérité à son supérieur.
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16.
LA NUIT DES TRAQUENARDS
(THE NIGHT OF THE TOTTERING TONTINE)

  
L’assassinat d’un scientifique travaillant pour le gouvernement conduit nos deux agents secrets à enquêter sur une série de meurtres frappant un groupe d’épargnants organisés en tontine. L’un des leurs serait-il décidé à éliminer tous les autres pour récupérer la totalité de l’argent investi ?
Des
assassinats parmi un groupe de personnes réunies
dans une maison dont ils ne peuvent s’échapper,
un meurtrier qui fait croire à sa mort
pour détourner les soupçons
et agir en toute tranquillité :
on aura bien sûr reconnu un scénario
inspiré du fameux roman d’Agatha
Christie Dix petits nègres,
qui semble avoir été adapté
selon des formes diverses dans plusieurs séries
(voir l’épisode des Avengers
: Le dernier des sept).
Les péripéties qui agrémentent cet épisode sont des classiques de la série avec des gadgets tels que le fauteuil poignard ou le livre électrique, ainsi qu’une machine à tuer et des passages secrets.
Malgré le passage assez pesant de la séance de divination avec boule de cristal imposée par la prétendue voyante et le manque d’originalité du thème des jumeaux, cet épisode dont une grande partie se déroule en huis clos se laisse suivre sans désintérêt jusqu’à son dénouement inattendu.
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17.
LA NUIT DE LA PIERRE PHILOSOPHALE
(THE NIGHT OF THE FEATHERED FURY)

  
Le comte Manzeppi s’est emparé de la fameuse Pierre Philosophale, qui transforme en or tout ce qui est mis en contact avec elle. Mais le précieux objet est dérobé par Gerda, une complice du comte. Une course poursuite s’engage alors entre l’aventurière, Manzeppi, ses nouveaux hommes de main et les agents du président Grant afin de récupérer la pierre magique.
Revoilà
le comte Manzeppi, interprété
par le toujours impeccable Victor Buono.
Cette aventure n’atteint pas le niveau
de la première. Le scénario
est moins prenant, la fin assez bizarre
ne convainc guère et, surtout, les
nouveaux complices de Manzeppi ne font pas
oublier Tony, Dédé et Miranda.
Cependant,
il y a quand même du très bon
dans cet épisode. À commencer
par la musique de Richard Shores, composée
spécialement pour les épisodes
avec Manzeppi. Citons aussi le charme de
Gerda (interprétée par Michele
Carey), un singe assez amusant et bien entendu
le numéro habituel du comte, toujours
aussi diabolique sous ses airs de gentleman.
Il
n’y aura malheureusement pas d’autre
épisode avec ce méchant truculent
qui, pourtant, aurait pu devenir un personnage
récurrent d’une dimension équivalente
à celle du docteur Loveless
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18.
LA NUIT DE L’ÉLÉPHANT BLANC
(THE NIGHT OF THE GYPSY PERIL)

  
West
et Gordon doivent assurer la protection
d’un chef d’État du Moyen-Orient
en visite aux États-Unis et du cadeau
que ce dernier veut offrir au président
Grant. L’affaire se complique lorsque
le présent, qui n’est autre
qu’un éléphant blanc,
est volé et que le souverain entend
réclamer un milliard d’indemnité
aux États-Unis s’il n’est
pas retrouvé sain et sauf dans les
plus brefs délais.
Un épisode distrayant au scénario basé sur une supercherie et un adversaire principal que l’on n’attendait pas, deux éléments assez classiques dans la série.
Les
bandits qui enlèvent l’éléphant
Akbar font piètre figure –
notamment celui chargé d’abattre
l’animal, desservi de surcroît
par un doublage ridicule. Mais heureusement
ils se révèlent n’être
que des comparses.
La
présence d’un cirque intéressé
par Akbar permet de relancer l’histoire
qui menaçait de s’enliser en
apportant quelques séquences d’affrontements
entre West et les saltimbanques, parmi lesquels
on trouve une charmante voyante avec sa
boule de cristal. Elle n’hésite
pas à prévenir West, tout
en le menaçant de son revolver, qu’elle
lui voit un « avenir extrêmement
réduit » !
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19.
LA NUIT DES COSAQUES
(THE NIGHT OF THE TARTAR)

   
West et Gordon sont chargés de convoyer Feodor Rimsky, un aristocrate russe emprisonné pour corruption, jusqu’à Vladivostok où il doit être échangé contre le vice-consul des États-Unis Millard Boyer, gardé en otage par le comte Sazanov. Mais leur prisonnier se tue en tentant de s’évader. Gordon va essayer de le remplacer afin d’obtenir la libération du diplomate américain.
Cette plongée dans l’univers des Russes et des cosaques est une belle réussite, en premier lieu grâce à au scénario à rebondissements de Robert C. Dennis et Earl Barret, qui prouvent une fois de plus leur talent.
La musique, composée spécialement pour cet épisode par Jack Pleis, contraste avec la musique habituelle de la série mais est bien adaptée au monde des slaves, des datchas et des moujiks décrit dans cette histoire.
Les
choses sont rarement telles qu’on
le croit au départ dans l’espace
où évoluent West et Gordon,
et on le constate une nouvelle fois, le
dernier quart d’heure apportant
surprise sur surprise, d’abord avec
le rôle réel joué
par Boyer, ensuite avec la révélation
du lieu véritable où se
situe l’action. Cette dernière
scène est assez comique, le vieux
cow-boy barbu est hilarant.
Beau numéro de Ross Martin déguisé en aristocrate russe et qui se retrouve fort embarrassé lorsqu’on lui présente son épouse. La belle Anastasia apporte beaucoup de charme à cet épisode, même si elle est évidemment aussi venimeuse que jolie.
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20.
LA NUIT DE LA MARIÉE
(THE NIGHT OF THE VICIOUS VALENTINE)

   
Plusieurs richissimes hommes d’affaires sont assassinés. Tous ces magnats venaient de se marier avec une femme beaucoup plus jeune qu’eux, ce qui conduit les agents du président Grant sur la piste d’une entremetteuse nommée Emma Valentine.
Cet
épisode de grande qualité
constitue l'un des sommets de la saison.
La séquence pré-générique
plonge instantanément le spectateur
dans l’action. Courte et nerveuse,
c’est une des plus réussies
de la série.
On
ne peut que saluer la performance éblouissante
d'Agnès Moorehead dans le rôle
d’Emma Valentine, the « Vicious
Valentine », une des vedettes
invitées les plus remarquées
dans la série. Elle reçut
d’ailleurs un Emmy Award amplement
mérité pour son interprétation
inspirée de cette femme cynique
et distinguée, à la fois
féministe et ambitieuse.
Outre
le scénario trépidant,
il faut souligner le remarquable travail
des décorateurs. D’une
rare splendeur, les décors très
kitsch de la maison de Miss
Valentine rappellent ceux de l’agence
matrimoniale de M. Lovejoy dans l’épisode
des Avengers : Cœur
à cœur.
L’affrontement entre West et Emma Valentine est mémorable. L’agent secret repousse les avances de son adversaire, mais cette dernière n’est pas à court de gadgets pour le maîtriser : clochettes qui tintent quand il s’introduit chez elle, mains automatiques pour le retenir prisonnier et même machine à créer des couples parfaits, la femme idéale pour West étant une combinaison entre la déesse Aphrodite, Lola Montez et Hélène de Troie ! Ces inventions témoignent de l’imagination délirante des scénaristes, particulièrement en verve dans cet épisode.
Mais laissons le mot de la fin à une maxime de Miss Valentine : « Les roses sont rouges et les violettes sont bleues. Le crime ne paie pas. »
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21.
LA NUIT DE L’ORDRE NOUVEAU
(THE NIGHT OF THE BRAIN)

  
Un
stratagème compliqué attire
West et Gordon dans le repaire souterrain
de Braine, un mégalomane déterminé
à diriger la Terre entière.
Afin de prendre le pouvoir, il projette
d’assassiner les chefs d’État
des principales nations et de les remplacer
par des sosies dévoués à
sa cause.
Les
scénarios de Calvin Clements Jr
sont ingénieux, et celui-ci ne
fait pas exception à la règle.
Les méandres empruntés par
Braine pour parvenir à ses fins,
c’est-à-dire s’emparer
de West et Gordon, produisent une première
partie d’épisode très
prenante.
La
seconde partie se déroule dans
l’antre de Braine, dont le nom n’a
évidemment pas été
choisi au hasard puisque c’est un
malfaiteur très intelligent qui
se déplace en fauteuil roulant
à vapeur, non en raison d’une
paralysie mais pour consacrer toute son
énergie à réfléchir !
Il constitue pour les deux héros
un adversaire consistant, magnifiquement
incarné par Edward Andrews.
La
pirouette de Gordon qui n’hésite
pas à mettre deux masques l’un
sur l’autre pour tromper l’ennemi
et le basculement de Voulee, la compagne
idéaliste de Braine, dans le camp
de West qui a su lui faire comprendre
les dangers que représente son
ami, sont les deux faits marquants de
cette seconde partie, conclue par un combat
spectaculaire entre West et des fusées
tirées depuis le fauteuil roulant
de Braine.
22.
LA NUIT DE LA MARÉE MAUDITE
(THE NIGHT OF THE DEADLY BUBBLE)

  
Une série de raz-de-marée se produit sur les côtes américaines. Le professeur Mc Clennon, un savant qui devait fournir des informations à West et à Gordon, est assassiné et son assistante enlevée. Les soupçons des deux agents se portent sur le capitaine Philo, un personnage étrange qui vit seul dans une villa au bord de la mer.
Après
la réussite de La
Nuit de la sirène, le
scénariste Michael Edwards
nous emmène à nouveau
dans l’univers des océans.
Sans atteindre la magie du premier
opus, la réussite
est à nouveau au rendez-vous
pour cette histoire nimbée
de préoccupations écologiques.
Un
épisode qui doit beaucoup
à la présence d'Alfred
Ryder, extraordinaire en Capitaine
Horacio Philo. Qui mieux que lui
aurait pu interpréter ce
demi fou, défenseur acharné
du monde maritime se nourrissant
exclusivement d’algues et
de poisson et prêt à
détruire l’humanité
coupable à ses yeux d’avoir
empoisonné les océans ?
Une base sous-marine, une jeune scientifique un peu collet monté que West va décoincer, une machine à bulles gigantesques provoquant des raz-de-marée et un homme de main aveugle et boiteux sont autant d’éléments ajoutant à la qualité de l’épisode.
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23.
LA NUIT DES TIREURS D’ÉLITE
(THE NIGHT OF THE SURREAL MC COY)

  
Des bijoux ont disparu d’une vitrine d’exposition située dans une salle close où personne ne semble avoir pu pénétrer. Le coupable n’est autre que le docteur Loveless, inventeur d’un procédé acoustique permettant le transfert d’humains par l’intermédiaire de tableaux de maître. Grâce à cette invention, le nain maléfique expédie West face à un groupe de tireurs d’élite chargés de le liquider.
Un
classique de la série qui
permet au docteur Loveless de
montrer l’étendue
de ses connaissances scientifiques.
L’affrontement de West avec
les tireurs d’élite
en fait l'un des rares épisodes
western de cette deuxième
saison. Ce passage est d’ailleurs
le clou de l’épisode
et permet de se rendre compte
que le tireur d’élite
le plus rapide de l’Ouest
n’est pas « Lightning
la Foudre » mais James
West…
Le mélange entre le western et la science-fiction est assez habile, mais cette histoire de transfert dans des tableaux n’est pas très convaincante, à tel point qu’on peut croire jusqu’à la fin que les explications données par Loveless sont une tromperie, qu’il a en réalité utilisé une supercherie quelconque, mais malheureusement cette piste n'a pas été retenue par le scénariste John Kneubulh.
La présence d’une jolie femme pour remplacer Antoinette auprès de Loveless aurait été appréciée, et tellement dans la lignée de la série. Ce manque sera d’ailleurs corrigé dès l’aventure suivante avec le docteur.
Ces quelques réserves ne nuisent pas trop à la qualité globale de l’épisode, qui se revoit toujours avec plaisir
24.
LA NUIT DU FANTÔME DU COLONEL
(THE NIGHT OF THE COLONEL’S GHOST)

   
Le
président Grant charge ses
deux agents spéciaux d’assurer
sa sécurité à
l’occasion d’une visite
à Gibsonville, village où
il doit prononcer un discours en
hommage à un héros
de la guerre de Sécession.
Partis en éclaireurs, West
et Gordon découvrent un village
en déclin où les rares
habitants, qui semblent cacher un
secret, meurent tour à tour
dans des circonstances mystérieuses.
Une ambiance lourde, voire étouffante, caractérise cet épisode qui démarre lentement avant de devenir passionnant. Le suspense monte peu à peu jusqu’à la découverte de l’étrange vérité. Le piano qui se met à jouer après chaque meurtre renforce cette impression de mystère terrifiant qui prend le téléspectateur à la gorge.
On retrouve plusieurs éléments classiques dans la série : l’importance du train dans la conquête de l’Ouest, Gibsonville se retrouvant désertée parce que la ligne de chemin de fer passe trop loin au Nord du village ; les stigmates de la guerre de Sécession qui font resurgir des secrets enfouis dans la mémoire collective, l’appât du gain de la plupart des personnages, y compris féminins. Et bien sûr le président Grant, interprété désormais par Roy Engel, et dont Gordon va usurper l’identité de façon étonnamment ressemblante.
Les soupçons sont habilement orientés vers des personnages comme le docteur ou le shérif, mais la clé de l’énigme n’est révélée qu’à la fin du troisième acte. Le coupable, assis devant le piano fantôme, se retourne en ricanant et l’image se fige sur lui, offrant une traditionnelle vignette de fin d’acte magistrale.
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25.
LA NUIT DE LA MORTELLE FLORAISON
(THE NIGHT OF THE DEADLY BLOSSOM)

  
À
la suite de plusieurs assassinats,
West et Gordon affrontent un américain
d’origine chinoise, ambitieux
et sans scrupules. Doté
d’une haine sans limites
envers le monde occidental, il
projette de tuer le chef de l’État
d’Hawaï, selon lui
trop favorable aux américains,
à l’aide de fusées
à longue portée
de son invention.
Chaque
saison réserve une ou deux
plongées dépaysantes
dans le monde de l’Extrême-Orient.
Celle-ci doit beaucoup au talent
de Nehemiah Persoff, comme toujours
parfait, ici dans le rôle
d'Adam Barclay, un américain
d’ascendance chinoise vouant
un ressentiment tenace contre
l’Amérique et le
monde occidental.
Parmi les péripéties qui vont conduire notre duo à lui barrer la route, une scène spectaculaire au suspense haletant montre un James West ligoté et menacé par une gigantesque lame descendant lentement vers lui tout en se balançant. Ce procédé est une invention de Barclay, qui espère ainsi faire parler West avant le moment fatidique où la lame arrivera à sa hauteur.
o La version française de cet épisode semble avoir été perdue ou endommagée. Les récentes éditions en DVD et diffusions télévisuelles ont toutes été effectuées en version originale.
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En présence de West, un directeur de prison se suicide après avoir libéré un prisonnier qui allait être exécuté pour tentative d’assassinat sur le président Grant. On retrouve dans son cerveau des morceaux de cristal brisé. Le responsable est un militaire renvoyé par le président Grant pour corruption et qui espère se venger de lui en l’assassinant à l’aide d’une armée d’hommes soumis à sa volonté par insertion cérébrale de cristal.
Cet
épisode débute tambour
battant avec la séquence
pré-générique
dans la prison puis l’astuce
de West et Gordon pour retrouver
le leader de l’opération
cristal. Sachant que ce dernier
recrute ceux qui ont tenté
d’assassiner le président
Grant, West se fait passer pour
l’un d’entre eux,
ce qui ne manque pas d’intéresser
le général Trask.
La seconde partie est de facture plus classique avec un côté western. Elle permet à Robert Conrad de montrer ses qualités de comédien lorsque ses adversaires le croient soumis à leur volonté, ainsi que ses qualités physiques dans des scènes d’affrontement spectaculaires.
L’idée de transplantation de cristaux dans le cerveau afin de contrôler la volonté des humains à l’aide d’un sifflet à ultra sons est excellente, même si on peut regretter qu’elle aboutisse à une banale histoire de vengeance de la part d’un méchant sans envergure.
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La princesse Leandra, destinée à succéder prochainement à son père gravement malade à la tête d’un royaume slave, est enlevée par Talamantes, un aventurier doté de pouvoirs paranormaux. Son but est de diriger son pays par l’intermédiaire de la future reine grâce à un sérum de son invention annihilant toute volonté.
Un épisode de qualité nimbé d’une atmosphère fantastique créée par les envoûtements de Talamantes, ce personnage étrange disposant de complicités jusque dans l’entourage du prince héritier et de sa fille. Entouré de loups d’autant plus effrayants qu’un de ses sérums les a rendus résistants aux balles, c’est un des adversaires les plus dangereux que West et Gordon aient jamais rencontré.
L’épisode commence par l’arrivée de West, parti en éclaireur en pleine nuit, dans une auberge qui semble déserte. La nuit, le désert, les hurlements de loups, tout concourt à créer une ambiance oppressante jusqu’à cette scène terrifiante où West combat un loup à mains nues.
La majeure partie de l’épisode se déroule pendant la nuit et dans la forêt ou dans des endroits déserts. De mystérieux signaux lumineux apparaissent au sommet d’une montagne, délivrant un message énigmatique du nom de Mrkela. Un doute est entretenu au sujet de Talamantes : est-il réellement humain, ou est-ce une créature mi-homme, mi-loup, voire un loup-garou ? Au-delà de l’intrigue, on assiste avant tout à une plongée dans le monde de l’imaginaire.
La scène finale du piège tendu à Talamantes et à ses hommes est également une belle réussite. L’intensité dégagée est à la hauteur de la résistance offerte par l’aventurier magicien.
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Le docteur Loveless a créé une école du banditisme. Il entraîne ses élèves à cambrioler des banques sans utiliser le butin afin de ne pas être localisé par les forces de l’ordre. L’objectif ultime est de s’emparer de la Californie avec une armée d’anciens bagnards équipés d’armes dérobées dans un entrepôt national.
Certainement le meilleur épisode avec le docteur Loveless grâce à un scénario inventif et une succession de scènes croustillantes. La séquence pré-générique est particulièrement réussie, avec déjà une surprise savoureuse. La ravissante Belladonna remplace avantageusement Antoinette dans le rôle de compagne du docteur, pour le plus grand plaisir de West.
L’idée
d’académie du crime
est bien trouvée, tout
comme celle de recruter West
pour entraîner les élèves.
À cette occasion, les
répliques entre West
et Loveless sont un pur régal.
Le nain se livre à une
véritable psychanalyse
de son ennemi et aboutit à
cette conclusion mémorable :
« Vous m’ennuyez
par le simple fait que vous
existez ». Les épreuves
imposées par la suite
à West ont pour but de
montrer son ingéniosité
aux élèves et
à Belladonna avant d’en
finir avec lui. Mais le nain
n’est-il pas trop sûr
de lui ? N’a-t-il
pas l’habitude de remettre
James West dans la course à
force de trop vouloir jouer
au chat et à la souris
avec lui ?
L’enquête
parallèle de Gordon dans
une pension où, en violation
des consignes de Loveless, un
billet volé a été
dépensé ne manque
pas d’intérêt
avec ici aussi une surprise
quant à l’identité
du malfaiteur. À cette
occasion, Gordon semble recevoir
une balle en plein cœur ;
comment va-t-il s’en sortir ?
Surprise…
La scène finale se déroule au centre national des communications territoriales, encore une bonne idée, et de multiples péripéties attendent nos deux agents avant de connaître enfin les projets mégalomanes du nain maléfique.
Crédits
photo : TF1 Vidéo.
Images
capturées par Mergran.
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