|

HORS
SERIE
| |
1. UN SCANDALE EN BOHÊME
(A SCANDAL IN BOHEMIA)

 
Holmes
est engagé par le roi de Bohême
pour retrouver une lettre qui pourrait compromettre
son mariage imminent.
Je
n'avais aucun souvenir de cet épisode
qui a une intrigue relativement simple. J'adore
le visage de Holmes lorsqu’Irène
Adler a pris la poudre d'escampette. Il n'a
plus son assurance habituelle. Il la retrouve
très vite en lisant la lettre. À jamais,
Irène Adler restera La Femme pour le
détective. Elle est la seule femme
dans tout le Canon pour laquelle Holmes exprime
quelque chose. Il garde sa photo dans un tiroir
fermé à clé. Ce n'est
pas un de mes épisodes préférés
mais il est distrayant. Dès le premier
épisode, le téléspectateur
ressent la volonté de Granada d'être
le plus fidèle possible aux textes
et à l'univers de Conan Doyle. Le scénario
reste très proche de l'œuvre originale
et on retrouve des dialogues entiers extraits
du Canon holmésien.
o
Cet épisode est le troisième
en ordre de production mais le premier diffusé
en Grande-Bretagne le 24 avril 1984.
o
Il fut choisi comme premier épisode
pour la diffusion car l’histoire est
la première nouvelle du recueil de
Doyle, Les Aventures de Sherlock Holmes,
à être parue dans The Strand
en juillet 1891.
o
Le déguisement de Jeremy Brett en valet
d'écurie était tellement réussi
que le producteur ne reconnut pas l’acteur
lorsqu’il arrivât sur le plateau.
o
Le tournage en extérieur eut lieu à
Liverpool, pour la maison d'Irène Adler,
et près de Manchester à l'église
de Altrincham.
Retour
à l'index
Holmes
et Watson doivent déchiffrer le code
des hommes dansants pour piéger un redoutable
meurtrier.
Un
superbe épisode que je n'avais pas
revu depuis sa première diffusion en
France....Les dessins étaient encore
présents à mon esprit mais pas
l'histoire. Le meilleur du premier DVD incontestablement....La
maison et son vaste jardin sont magnifiques.
Le suspense et l’action sont au rendez-vous,
contrairement à l'épisode précédent,
mais aussi le drame. Une atmosphère
inquiétante soulignée par une
très bonne réalisation. Jeremy
Brett personnifie un Holmes conquérant.
Le détective est confronté,
pour la première fois, à un
gangster américain, un adversaire redoutable
mais, néanmoins, sentimental. À conseiller
pour découvrir la série. Cette
fois-ci, c’est Holmes qui tient le révolver
!
o
La scène d’ouverture est fidèle
aux premières pages de l’œuvre
de Doyle. Jeremy Brett tenait à la
restituer contre l’avis de l’équipe
de production. Une seule prise suffit.
o
C’est un des épisodes préférés
de Jeremy Brett.
Retour
à l'index
3.
LE TRAITÉ NAVAL
(THE NAVAL TREATY)

 
Holmes
est contacté lorsqu’un document
classé top secret est dérobé
au Foreign Office.
Cet
épisode n'est pas franchement captivant.
Longuet et l’intrigue est des plus simplistes.
Le dénouement est, par contre, bien
joué mais il a fallu cinquante deux
minutes pour en arriver là. Holmes
attend la tombée de la nuit dans la
campagne bucolique pour passer à l’action
et on participe à la joie de Percy
Phelps d’avoir retrouvé le document
disparu. L’honneur est sauf et la scène
est conforme aux écrits de Sir Doyle.
C’est, néanmoins, l'épisode
le plus faible du premier DVD. Le thème
du vol de document sera beaucoup mieux traité
dans d’autres épisodes. C’est
une histoire assez statique et bavarde, dépourvue
de l'humour second degré. La scène
du combat en ombres chinoises est particulièrement
ratée, un constat récurrent
pour la série malheureusement.
o
Le traité naval est célèbre
pour le monologue de la rose de Holmes. Jeremy
Brett tenait à jouer cette scène.
o
Le tournage extérieur à la campagne
fut filmé dans le Cheshire.
Retour
à l'index
Holmes
et Watson doivent déjouer un plan diabolique
fomenté contre une jolie héritière.
Un
très bon épisode, au même
niveau que le second (Les hommes dansants).
John Castle est également, pour les
fans des Avengers, le Colonel Miller,
militaire dingue de l'épisode Commando
très spécial des New
Avengers. Je l'ai revu comme il y a vingt
ans...même suspense, paysage admirable.
Une grande part est laissée à
l’action et à l’humour. L'homme
en noir, armé d'un revolver, est inquiétant,
le combat de boxe est un régal et Violet
Smith a l'air bien pure. Le personnage de Woodley
est vraiment insupportable, autant physiquement
que mentalement. Il y a du rythme contrairement
à l'aventure précédente.
L'enchaînement des événements
est marqué par l'accumulation des dangers
autour de Miss Smith. Assurément, un
des meilleurs épisodes de la série.
o
Qui est le cycliste solitaire ? Miss Violet
Smith ou Carruthers ?
o
Cet épisode est le premier en ordre de
production.
o
Saynète type de la série comme
celle de la fin de cette aventure (dernier chapitre).
On voit Watson et son journal, il y a une 'voiture'
devant lui, un magasin derrière (furniture
repair) puis il traverse et un homme sort
d'un autre magasin, salue une dame en ôtant
son chapeau etc. Beaucoup de figurants habillés
d'époque et une prodigieuse reconstitution.
Retour
à l'index
5.
LE TORDU
(THE CROOKED MAN)

 
Holmes
doit résoudre le meurtre d’un militaire
haut placé. La femme de ce dernier est
soupçonnée mais le détective
va être confronté à l’histoire
d’une terrible vengeance.
Un
épisode moyen. Des passages ennuyeux
dont le flash-back qui n'en finit pas ; cette
séquence dure, en effet, une vingtaine
de minutes. La visite de Holmes et Watson
chez le major est également longue
avant qu'ils ne se rendent sur les lieux du
crime. La meilleure scène est en extérieur
: Holmes retraçant le chemin parcouru
par The Crooked Man sur la pelouse.
Cette aventure est un mélodrame plus
qu'une stricte enquête policière
; celle d’une vie gâchée
par la lâcheté d'un homme voulant
voler la femme d’un autre. Par cet épisode,
on se rend compte qu’il n’est
pas aisé de retranscrire littéralement
à l'écran les histoires de Doyle,
non pas uniquement par souci financier, mais
tout simplement car certaines scènes
sont difficilement adaptables.
o
La rencontre de la femme de la victime et
du tordu est différente de celle de
l’œuvre au grand dam de Jeremy
Brett et David Burke.
Une femme, sur le point de se marier, vient
demander l’aide de Holmes. Des évènements
étranges, les mêmes que ceux survenus peu
avant le décès de sa sœur,
se produisent pendant la nuit.
Un
excellent épisode. Un méchant
digne de ce nom, une intrigue intéressante
et des échanges Holmes-Watson cocasses.
Le beau-père est conforme à
la nouvelle : bourru et sans scrupule. C'est
bien joué même si le 'méchant'
semble bien plus redoutable dans Les hêtres rouges.
Les indices laissent présager que la
fin sera dramatique et effrayante. L’attente
du danger dans l’obscurité est
un des meilleurs passages de cette aventure.
Cette scène est très bien filmée,
l'éclairage avec les jeux d'ombres
et de lueurs est efficace. L'atmosphère
est tendue et l'obscurité nocturne
sied à l'intrigue et donne l'occasion
à Holmes et Watson d’échanger
leurs expériences face au danger. Le
générique final fait froid dans
le dos. Un épisode noir où la
tension ne se relâche jamais.
Retour
à l'index
7.
L'ESCARBOUCLE BLEUE
(THE BLUE CARBUNCLE)

  
Un
vieux chapeau et une oie de Noël sont
les seuls indices qu’Holmes a à
sa disposition pour innocenter un homme accusé
de vol.
Cet
épisode est plus un conte de Noël
qu'une enquête policière. L’ambiance
de Noël victorien est très bien
rendue. Le passage du chapeau est un classique
; cette aventure est avant tout une comédie
et le réveil de Holmes, scène
inhabituelle, est drôle. Celles du
pub et du marché sont également
très intéressantes, l’atmosphère
recrée étant de circonstance.
Jeremy Brett jouant les imbéciles
au marché est savoureux. En tout
cas, le melon va mieux à Steed qu'à
Holmes, il n'y a pas de doute ! Les feuilles
sur les arbres, dans certains plans, laissent
supposer que l'épisode ne fut pas
tourné en hiver... Un bon spectacle
à voir en famille à Noël
en première partie de soirée,
la seconde pouvant être réservée
à Faîtes de beaux rêves
des Avengers où le Père
Noël est vraiment…une ordure
!
Retour
à l'index
Une
jeune femme accepte un poste de gouvernante
mais elle doit se plier à certaines
exigences pour le moins surprenantes. Holmes
doit découvrir les raisons de ces excentricités.
Le
premier épisode de cette seconde
partie de la saison est superbe ! Angoissant,
mystérieux, il replonge la série
dans une atmosphère adéquate
après un conte de Noël (l'apparition
de l'oiseau dans l'escalier fait même
sursauter). Mr Rucastle, magistralement
interprété par Joss Ackland,
surpasse le Dr Roylott ! La Violet bis (après
celle du Cycliste solitaire) est
incarnée par la ravissante Natasha
Richardson. Pour l'anecdote, je trouve que
Watson a un rire un peu forcé au
début. Épisode à voir impérativement
en VO pour, en particulier, la réplique
sinistre de Rucastle conseillant à
Violet Hunter de ne plus retourner dans
la tour ou... : 'I throw you to the mastif
!'. Rétrospectivement, mon épisode
préféré.
o Natasha Richardson
est la fille de l'actrice Vanessa Redgrave
et du réalisateur Michael Richardson.
Cette apparition est un de ses premiers
rôles.
Retour
à l'index
9.
L'INTERPRÈTE GREC
(THE GREEK INTERPRETER)

  
Mycroft
Holmes présente à son frère,
Sherlock, un Grec qui fut contraint de servir
d’interprète à un homme
retenu prisonnier.
Un
bon épisode beaucoup plus violent
que les précédents où
la seconde partie s'enchaîne à
un rythme infernal. Néanmoins,
la scène finale est abrupte : Holmes
s’éloigne sur le quai dans
le brouillard à l’opposé
de la sortie. Charles Gray est un Mycroft
un peu usé (bien loin de son rôle
de Blofeld dans Les Diamants sont
éternels) mais sympathique. Holmes
fumant sous la pancarte : ‘Smoking
is strictly prohibited in this compartment'
me fait hérisser les (peu de) cheveux
! Wilson Kemp a vraiment une tête
à claques et le personnage est
détestable à souhait. Certains
passages restent énigmatiques ;
ainsi, on devine que la maison du lieu
du crime est localisée grâce
à la réponse reçue
par Mycroft. La meilleure scène
reste la joute verbale des frères
Holmes devant la fenêtre.
o
La poursuite en train est une invention
des scénaristes. Cet épisode
est le premier à présenter
de véritables changements par rapport
à l’œuvre originale.
Retour
à l'index
10.
L'ENTREPRENEUR DE NORWOOD
(THE NORWOOD BUILDER)
   
Holmes
doit innocenter un jeune avoué
accusé du meurtre d’un
entrepreneur retraité.
Encore
un (très) bon épisode.
Le premier avec Colin Jeavons en
inspecteur Lestrade. Bien qu'elle
soit un peu différente de
la nouvelle, l'intrigue est bien
menée et servie par d'excellents
personnages : le blanc-bec Mac Farlane,
le cupide Oldacre et l'imbaisable
Mrs Lexington. La promenade de Holmes
dans le jardin est énigmatique
mais est une scène très
intéressante. On devine l'histoire
au plus tard au feu de camp avec
Holmes en clochard ; au contraire
de la conclusion à la construction
surprenante. On assiste à
une des meilleures déductions
du détective dans un épisode
où la vengeance est de nouveau
à l’honneur. Excellent
échange final entre Holmes
et Oldacre : 'See you hang for this
' 'That privilege will surely be
mine !’
o
Les amateurs des Avengers
reconnaissent Colin Jeavons vu dans
deux excellents épisodes
(Le club de l'enfer et
Le vengeur volant).
o
Dans la nouvelle, les os retrouvés
sont ceux d’un lapin !
Retour
à l'index
11.
LE PENSIONNAIRE EN TRAITEMENT
(THE RESIDENT PATIENT)

  
Un
jeune docteur vit chez son bienfaiteur
qui, craignant pour sa vie, a un comportement
de plus en plus étrange.
Un
bon épisode, bien plus noir que
les précédents. Deux scènes
chocs : le cauchemar et, surtout, la
pendaison, un des passages les plus
marquants de la série. Patrick
Newell (Mother alias Mère-Grand
dans la saison 6 des Avengers)
fait une composition remarquable. Le
suspense est bien gardé et on
ne découvre qu’à
la fin pourquoi Blessington est appelé
Sutton dans la scène d'introduction.
Cette dernière est une des meilleures
de la série et elle a une touche
de Faites de beaux rêves
et des Fossoyeurs, épisodes
des Avengers. Holmes à
la recherche d'indices laisse perplexe
et on ne peut s'empêcher de penser
qu'il aurait pu sauver le bonhomme !
Quelques scènes humoristiques
(particulièrement celle de la
pièce en désordre) n'effacent
pas l'impression de violence. Bon final
où Watson biffe, par deux fois,
le titre de son compte-rendu.
o
La scène de l’examen de
la chambre de la victime dépeint
Holmes silencieux pendant plus de deux
minutes. Elle est fidèle à
la nouvelle et constitue un grand moment
de l’épisode.
o
Il n’y a qu’une seule scène
avec Jeremy Brett et Patrick Newell,
disparu trois ans plus tard.
12.
LA LIGUE DES ROUQUINS
(THE RED HEADED LEAGUE)

  
Un
prêteur sur gages est embauché
pour recopier l’encyclopédie
au bénéfice de la rousseur
de sa chevelure. Holmes soupçonne
une affaire bien plus complexe.
Une
histoire très originale en
deux parties bien distinctes. Le compte-rendu de Jabez Wilson, ponctué
par les réactions de Holmes
et Watson, (j'adore lorsque Holmes
fait rasseoir Wilson en se retenant
de rire) et l'attente crispée
à la banque que je préfère
personnellement. Les figurants dans
la file d'attente sont ils vraiment
tous roux ? Certains me semblent bruns
! L'épisode bénéficie
de beaux décors et d'acteurs
bien inspirés. Eric Porter
en Professeur Moriarty est prodigieux.
La dernière image ne laisse
présager rien de bon pour l'ultime
aventure du coffret. Notez le saut
par dessus le sofa, hop là
! Plutôt agile Jeremy Brett sur
ce coup-là ! La phrase de l'épisode
: 'Watson, you disappoint me. I never
guess !'.
o
Moriarty est présent dans cette
aventure ce qui n’est pas canonique.
Les scénaristes pensaient qu'un
méchant de cette envergure
se devait d’apparaître
plus d’une fois.
o
“L’homme n’est rien
; c’est l’œuvre qui est
tout » est la phrase prononcée
en français par Jeremy Brett.
Un écrit de Flaubert à
George Sand.
13.
LE DERNIER PROBLÈME
(THE FINAL PROBLEM)

   
Le
professeur Moriarty traque Holmes jusqu’en
Suisse et une lutte à mort s’engage
entre les deux hommes au-dessus des
chutes de Reichenbach.
C’est
un excellent épisode qui clôt
ce premier coffret. De magnifiques
extérieurs dans les Alpes,
de l'action et même le passage
en France, rajouté, est distrayant.
Dommage que Moriarty disparaisse déjà
! Quelle présence dans le face-à-face de titans à Baker
Street, une séquence culte
de la série ! La première
scène de l'épisode me
fait penser à Meurtre par
décret avec le cocher
dément. Pas d'intrigue cette
fois, mais une poursuite de tous les
diables ! La seconde rencontre Holmes-Moriarty,
sur le pont, est magistrale. La tristesse
de Watson, qui vient de perdre son
ami, est poignante. Mais pourquoi
ne se doute-t- il de rien en voyant
monter Moriarty ? Petit détail
pour finir : c'est le directeur du
musée qui a la meilleure vue
...
o
On aperçoit les câbles
d’acier qui retiennent les cascadeurs
lors de la chute…de 112 mètres
!
o Alf Joint est le cascadeur qui a
doublé Moriarty pour la chute ;
il fait une apparition dans Le
club de l'enfer (saison 4 des
Avengers).
o L’enquête parisienne
au Musée du Louvre et le vol
de la Joconde n’existent pas dans
la nouvelle.
o Le déguisement de Jeremy
Brett en prêtre nécessitait
deux heures de maquillage mais la
première prise fut la bonne.
Celle du combat éprouvant,
réellement tourné au
bord des chutes, en a nécessité
six !
o Sir Arthur Conan Doyle voulait déjà
faire disparaître son héros
après six aventures car il
lui prenait trop de temps.
Crédits
photo : ELEPHANT FILMS.
|
|
|
|