CHAPEAU MELON & BOTTES DE CUIR - The Avengers

Chapeau Melon et Bottes de Cuir
HORS SERIE

 

1. LA MAISON VIDE
(THE EMPTY HOUSE)


 

Trois ans après sa ‘mort’, Sherlock Holmes rend visite à Watson sous un déguisement. Il lui conte sa fuite à travers les continents pour échapper à un agent de Moriarty. Holmes et Watson tendent un piège à l’individu dans une maison vide juste face au 221b Baker Street.

 

Le changement de Watson passe pratiquement inaperçu ! Burke ou Hardwicke ? Je les trouve tous les deux très bien. Cet épisode met un peu de temps à démarrer. La scène au tribunal est trop longue et bien ennuyeuse. En fait, la seconde partie, les retrouvailles et le récit de Holmes, marque vraiment le début de l'épisode (mais il faut que cela fasse 50 minutes au total !). Trois ans d'attente pour Watson et la réplique qui fait mouche : "Watson, do you mind if I smoke a cigarette in your consulting room ?". Super ! Mimique exagérée de Holmes lorsque Watson lui confirme qu'il viendra avec lui le soir.

J'aime bien également la dernière partie, l'attente dans la maison vide, scène malheureusement gâchée par la bagarre guignolesque entre Holmes et Moran. L'inspecteur Lestrade est de nouveau là, présence sympathique ainsi que celle de Patrick Allen en Colonel Moran.

 

o Patrick Allen avait également joué un rôle de salopard dans Le jeu s'arrête au 13 des Avengers 20 ans plus tôt. Décédé en 2006, il était la voix du gouvernement britannique dans les années 70 pour la série Protect and Survive (ou que faire en cas d'attaque nucléaire !).

o La période entre 1891 et 1894 pendant laquelle Holmes se fait passer pour mort, est appelée le Grand Hiatus.

o Lors du tournage du Dernier problème, l'équipe avait filmé des plans supplémentaires pouvant servir à l'épisode La maison vide. Par contre, toutes les séquences de Watson/Edward Hardwicke découvrant la disparition de son ami ont été tournées en 1985, dans le nord du Pays de Galles.

o Dans toutes les scènes tournées à Reichenbach, Jeremy Brett portait ses bottines favorites, les mêmes depuis le début de la série et qui présentaient de sérieux signes d'usure. Il refusait de s'en séparer et elles étaient tellement glissantes que son assurance ne prit pas en charge les risques courus au bord des chutes…

o La toute dernière scène (lorsque Holmes et Watson trinquent) n'est pas remasterisée (différence incroyable).

o À noter que sur ce coffret DVD, les épisodes sont divisés en cinq chapitres - alors qu'ils l'étaient en dix ou onze avec titres sur le premier coffret ! Économie oblige ?

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2. LE MANOIR DE L'ABBAYE
(THE ABBEY GRANGE)

 

Sir Brackenstall a été assassiné à Abbey Grange dans le Kent, victime a priori d’un cambriolage ayant mal tourné. Trois verres de porto vont persuader Holmes que la femme de la victime ne dit pas toute la vérité.

 

Épisode moyen. Après un bon début – le cortège de police du Kent s'avançant dans la brume, Holmes réveillant Watson en deux temps – certains faits sont tirés par les cheveux comme les découvertes de la pierre tombale du chien et de la quincaillerie dans le lac. À part le combat excessivement violent et réaliste entre Brackenstall et Crocker, l'action est lente. Néanmoins, les acteurs sont très bien choisis et les scènes en extérieur magnifiques (l'arrivée de Holmes et Watson dans le parc). La vue du mort, sauvagement assassiné, est assez atroce. Lady Brackenstall est ravissante mais pas autant que Miss Violet Hunter (la Miss de la série à mes yeux). Quant au passage où la dame saute au cou de Holmes, il y a de quoi se poser des questions. À noter un générique de fin inhabituel.

 

o Premier épisode tourné de la seconde saison.

o Le manoir de l'abbaye a nécessité l’utilisation de trois demeures différentes aux alentours de Manchester.

o Anne-Louise Lambert interprète une australienne, ce qu'elle est réellement ! Elle a commencé par des rôles déshabillés. Elle a vécu quelques années (dans les années 80) en Angleterre mais elle est retournée en Australie.

o Lors du dialogue de fin entre Crocker et la lady, on entend les froissements de la robe distinctement. Le micro devait y être !

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3. LE RITUEL DES MUSGRAVE
(THE MUSGRAVE RITUAL)


 

Alors qu’ils passent un week-end à la campagne chez un ami, les disparitions du maître d’hôtel et d’une femme de chambre vont amener Holmes et Watson à s’intéresser au Rituel des Musgrave, une relique familiale.

 

Un excellent épisode, divertissant et palpitant d’un bout à l’autre. Tourné dans de très beaux extérieurs, les premières images montrent Sherlock Holmes, enrhumé et drôle. Les effets de la piquouze et sa réaction à l'évocation des origines du piccolo sont cocasses. Le temps fort est la piste suivant les étapes du rituel. C'est néanmoins Watson qui trouve le dernier maillon ! On se demande pourquoi Holmes se balade continuellement avec sa couverture, mais il est majestueux sur la barque tel Napoléon. Une musique agréable de clavecin accompagne l'épisode, et la réplique du détective à l'évocation du célibat de Musgrave est en accord avec le personnage (How wise !). La triste fin de Brunton nous rappelle Poe mais il a marqué l’épisode. La course de nuit de la foldingue Rachel fait froid dans le dos tout comme les dernières images….

 

o Le script remporta l'Award Edgar Allan Poe du meilleur épisode TV pour Mystery ! à New York en 1988.

o La demeure est Baddesley Clinton, un manoir médiéval dans le Warwickshire.

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4. LA DEUXIÈME TACHE
(THE SECOND STAIN)


 

Holmes doit retrouver une lettre d’État qui a disparu chez un haut responsable politique. Une tache de sang sur le plancher d’un espion va orienter le détective sur la piste d’un chantage.

 

Encore un excellent épisode au scénario bien construit. Après dix minutes laborieuses (sauf lorsque Watson retire le café à Holmes à l'arrivée du Premier Ministre), l'histoire s'emballe avantageusement avec de nombreuses petites scènes attachantes. Jeremy Brett personnifie à la perfection le célèbre détective passant de la perplexité à la joie. J'aime beaucoup lorsqu'il se jette sur le parquet à la recherche de la cachette et son grognement : 'Empty !' Du grand Jeremy Brett. Quelques séquences cocasses : il met le feu par inadvertance aux journaux et il s'impatiente chez Lady Trelawney. La réplique à Watson au sujet de cette femme est savoureuse : 'The fair sex is your department, Watson !'. Sherlock Holmes et le carillon de Big Ben, Holmes et Watson quittant l'appartement de Lucas et se rendant chez la Lady sont des scènes bien filmées. Sans oublier l'excellente musique tout au long de cette aventure. Enfin, un peu de français en VO mais pas du plus flatteur (pute). Un très bon épisode avec Holmes en pleine forme souligné par la dernière image qui sert de générique de fin.

 

o Le chantage, très présent à l’époque victorienne, est un des thèmes récurrents de l'œuvre de Conan Doyle.

o C’est le seul épisode à avoir été tourné à Londres.

o Watson laisse tomber son journal dans la rue, erreur ou scène voulue ?

o Granada voulait coller au récit de Conan Doyle et au début de cette nouvelle, Watson rend visite à Sherlock Holmes qui se consacre désormais à l’apiculture. Bien que tournée, la scène fut, malheureusement, coupée au montage.

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5. L'HOMME À LA LÈVRE TORDUE
(THE MAN WITH THE TWISTED LIP)


Sherlock Holmes enquête sur la mystérieuse disparition d’un journaliste de la City dont les vêtements ont été retrouvés dans la Tamise.

 

Bon épisode, mais pas mon préféré. Cette aventure nous fait pénétrer dans les quartiers mal famés londoniens pour la première fois de la série : l'opium, la pauvreté ('destitute')...des aspects pas évoqués jusqu'alors. Sinon, l'histoire colle à la nouvelle et les extérieurs sont bien rendus ; j'aime particulièrement la scène où Watson arrive dans la brume et inspecte le fumoir ! Holmes est bien déguisé et difficilement reconnaissable (mais par où agrippe-t-il Watson !). Il y a de nombreux flashs-back et même si on ne connaît pas la nouvelle, la fin peut être anticipée. La façon de réveiller Watson est cocasse avec un catégorique : 'I see you downstairs in five minutes !'. Mais comment Watson peut-il s'endormir avec Holmes fumant la pipe dans la pièce ? La scène de l'éponge et le regard épouvanté du 'mendiant' est sûrement la meilleure de l'épisode.

 

o L'image du DVD a des problèmes de compression et de grain : regardez, par exemple, lorsque Watson et Holmes se rendent de nuit dans le Kent.


6. L'ÉCOLE DU PRIEURÉ
(THE PRIORY SCHOOL)


 


Le fils d’un duc a disparu d’une école renommée. Holmes devra parcourir la lande pour résoudre ce drame familial.

 

Une enquête sombre et angoissante au rythme soutenu. Il faut bien deux passages pour comprendre toutes les subtilités (histoires de pneus et de sabots en particulier) et il y a quelques modifications, pas dérangeantes, par rapport à l'œuvre de Sir Conan Doyle. Néanmoins, l’adaptation est grandiose dès le début qui évoque l’enfant disparu. La lande est superbement filmée ainsi que les intérieurs cossus. Holmes et Watson à cheval, le premier nommé plus à l'aise, est un grand moment de cette aventure. Watson pense à son ventre avant tout et permet d'orienter l'enquête là où il faut ! Une histoire triste et un bel aperçu sur l’éducation privée de l’époque. J'ai eu beaucoup de difficultés à reconnaître Christopher Benjamin dans le 'sérieux' docteur Huxtable, habitué à le voir en excentrique dans trois épisodes des Avengers.

 

o C’est l’épisode préféré de Edward Hardwicke.

o Cet épisode est la seule adaptation filmée de la nouvelle.

o Le tournage en extérieur eut lieu dans le Derbyshire.

o Le duc est descendant du Hellfire Club (en VO) ; je renvoie, pour plus de détails sur ce club, au sulfureux épisode des Avengers, Le club de l'enfer, longtemps interdit.

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7. LES SIX NAPOLÉONS
(THE SIX NAPOLEONS)


 

Des bustes en plâtre de Napoléon sont détruits aux quatre coins de Londres. Lorsqu’un meurtre accompagne un des ces vols, Holmes se met en quête des bustes restants.

 

Excellent épisode. Un des meilleurs jusqu'à présent. Cette aventure foisonne de moments intéressants après une introduction exclusivement en italien. J'adore comment Watson déclare à Holmes qu'il a deux minutes avant de prendre le cab. Cela change de voir Watson donner des 'ordres' ! Une 'idée fixe' (en VO dans l'épisode) de fracasser des bustes de Napoléon... et dire que j'en ai un moi-même ! La scène de la morgue est peut-être la meilleure mais le passage de la nappe est bien surprenant. L'attente, Watson proposant des bonbons, est cocasse (les 'attentes' sont toujours particulières comme celle de La ligue des rouquins). Des seconds rôles choisis avec justesse et l'inspecteur Lestrade n'est (presque) pas ridiculisé cette fois-ci par Holmes ; il est pratiquement traité comme le troisième larron. Le spectateur est d’ailleurs autant surpris par le dénouement que les deux comparses du détective.

 

o En activant les sous-titrages, le passage en italien est sous-titré français. Alors qu'en VO, il n'y a pas de sous-titres anglais....

o Les Anglais ont cette fois la version italienne, à plusieurs reprises, du mot 'putain' – version française dans La deuxième tache et espagnole dans L’énigme du pont de Thor !

o Après l’arrestation du criminel, la voiture démarre alors que Jeremy Brett n'est pas encore à l'intérieur !

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8. L'AVENTURE DU PIED DU DIABLE
(THE DEVIL'S FOOT)


 

Au repos forcé en Cornouailles, Holmes est confronté à une histoire de…fous !

 

Un épisode sombre, bizarre, mais très bien fait. Le grand attrait de cette aventure est les Cornouailles, véritable carte postale et invitation au voyage. Une publicité pour promouvoir le tourisme dans la région. Quelques scènes fortes de cet épisode : les deux frères fous à lier, dont un l'écume à la bouche, et leur sœur morte – le chariot transportant les fous à l'asile – le délire de Holmes transpirant du sang et revivant son combat avec Moriarty, passage très controversé. J'aime bien lorsque Holmes commence à péter les plombs sous l'effet de la cocaïne lors de la première visite du pasteur. Watson s'en rend compte et pousse littéralement l'homme d'église vers la sortie. Il s'était écoulé presque deux ans avec l'épisode précédent ; le thème de la dépression est donc bien palpable. Le changement chez Jeremy Brett ne m'a pas choqué tant que cela. Watson croise pour la première fois le docteur Sterndale qui ne répond pas à son bonjour : 'Cornish hospitality !'. La phrase de Holmes : 'I have never loved' correspond bien au personnage. Holmes laisse Sterndale partir en Afrique, la morale est sauve. Comme dans Le manoir de l'abbaye, le détective se substitue à la justice.

 

o Cet épisode remporta le prix Edgar Allan Poe, meilleur épisode de série TV, en 1989.

o Jeremy Brett pensait que l’usage de cocaïne donnait un mauvais exemple pour la jeunesse. Il demanda à la fille de Sir Arthur Conan Doyle avant qu’il fût décidé que Sherlock Holmes abandonne définitivement la cocaïne dans la série.

o Jeremy Brett sortait d’une grosse dépression ce qui explique qu’il apparaisse avec les cheveux courts.

o Aucun plan de Baker Street dans cet épisode ce qui est très rare (également dans The Boscombe Valley Mystery).

o Au terme du délire, Holmes appelle Watson : 'John !'. Cela doit être aussi courant que Steed interpellant Mrs Peel : 'Emma'.

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9. FLAMME D'ARGENT
(SILVER BLAZE)


 

Un cheval, favori d’une course, a disparu et son entraîneur a été retrouvé mort dans la lande. Holmes et Watson vont devoir se familiariser avec le monde des courses.

 

Cet épisode ne m'a pas emballé, loin s'en faut. C'est en fait, pour moi, le plus faible du second coffret. Il y a, néanmoins, de bons moments, la lande est bien filmée et la présence du grand comédien Peter Barkworth, décédé en 2006. Il a bien changé physiquement depuis ses rôles dans Chapeau Melon. Il est même méconnaissable avec son monocle et le haut-de-forme à la première apparition. Certaines expressions de Holmes font partie des grands moments de cet épisode : sa réaction lorsque Ross déclare : 'I don't like amateurs.' – son rire lorsqu'il empoche ses gains aux courses – le bêlement et sa réaction au 'bruit de soupe' du colonel Ross (ça me fait penser à la chanson de Brel). À noter que Holmes refuse la soupe ...mais quelle précision avec la pomme ! Le réalisateur a pris des risques pour faire rentrer la voiture par un passage aussi étroit ! Holmes semble étonné par la couleur du journal de Watson (la gazzetta dello sport n'existait pas à l'époque). L'intrigue n'est guère palpitante mais la lande est toujours un plus et il y a certaines scènes très intéressantes ; la meilleure étant la finale à table.

 

o Pour la seule fois, un panneau jaune et blanc avec l'inscription Granada apparaît avant le générique.

o La reconstitution de la Wessex Cup, avec les nombreux figurants, les chevaux et les locations de costumes, coûta si cher qu'il ne restait presque plus de crédit pour tourner la fin de la saison. Quatre épisodes furent réalisés dans cette seconde partie de saison au lieu des six prévus.

o Ce sont vraisemblablement des peintures placées en 'insert' et non des vues réelles que montre Ross à Holmes sur le chemin. En tout cas, le résultat est étrange...

o L’épisode fut tourné en partie en Irlande.

o L’image est bien moche surtout au début mais également par certains moments.

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10. L'AVENTURE DE WISTERIA LODGE
(WISTERIA LODGE)

 

Un curieux personnage vient demander conseil à Holmes au sujet de ses mystérieux hôtes qui s’expriment en espagnol. Le détective va se trouver au cœur d’une terrible vengeance.

Au second passage, l'épisode est plus intéressant bien qu'il ne soit pas l'un des meilleurs, loin de là. La première scène est plus claire (incompréhensible au premier passage). L'histoire du tyran de San Pedro n’est guère passionnante. Même Scott Eccles est énervant. C'est fidèle à la nouvelle mais je me souviens qu'elle m'avait ennuyé. Peu d'action mais beaucoup de violence dont la scène du meurtre, une des plus dures de la série. Néanmoins, la photographie est superbe avec des jeux de lumière et de miroirs, lorsque, par exemple, Holmes et Baynes s'entretiennent à Wisteria Lodge ou lorsque Holmes et Watson enfourchent leur vélo dans la brume pour arriver à temps à la gare. L'inspecteur Baynes, et son sachet de bonbons, est excellent et traite d’égal à égal avec Holmes.

 

o Les amateurs de Chapeau Melon ont peut-être reconnu dans l'inspecteur Baynes, Freddie Jones, le Basil de Qui suis-je ??? (moi, j'ai eu du mal).

o Au début de l'épisode, le terme 'grotesque' permet l'évocation de trois aventures dont une ne fut jamais, malheureusement, portée à l'écran par la série (Les cinq pépins d'orange). Sinon, La ligue des rouquins est clairement évoquée ainsi qu'indirectement Le cycliste solitaire (arrestation de Carruthers).

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11. LES PLANS DU BRUCE-PARTINGTON
(THE BRUCE-PARTINGTON PLANS)


 

Mycroft Holmes vient demander à son frère d’élucider la mort d’un secrétaire d’arsenal qui avait en sa possession les plans d’un nouveau sous-marin, le Bruce-Partington.

 


Après deux épisodes faibles, le second coffret se termine en beauté. Le thème des documents disparus, après Le traité naval et La deuxième tache, est de nouveau utilisé mais l'aventure est originale et ponctuée de scènes très intéressantes et parfois cocasses. Holmes chante et s'ennuie avant l'arrivée de son frère qui lui demande de retrouver des plans de sous-marin (cela fait penser à La Vie privée de Sherlock Holmes). L'histoire se passe dans la brume dès le début ce qui donne un côté intrigant. J'ai bien aimé lorsque Holmes et Watson sont pris pour des croque-morts ('Are you not the undertakers ?'). Holmes se transforme en gentleman cambrioleur malgré les réticences initiales de son fidèle compagnon et il se montre un peu sec envers Mrs Hudson pour débarrasser la table : 'Please, disappear !'. Mycroft et Bradstreet (de nouveau là après L'homme à la lèvre tordue) sont des personnages convaincants. Charles Gray est un Mycroft très plausible ; l'affaire de L'interprète grec est évoquée et il est plutôt surprenant qu’il ne puisse pas se rappeler du nom du bon docteur. Pour finir, l'agent ennemi s'exprime en allemand au moment de son arrestation.

 

o Plutôt rare pour la série : du grain et un problème de compression pendant la majeure partie de l'épisode.

o C'est Lestrade, et non Bradstreet, qui est l'inspecteur dans l'œuvre de Conan Doyle. Les deux acteurs sont, de toute façon, excellents et Colin Jeavons était peut-être indisponible pour le tournage de cet épisode.

o Le prénom Violet devait être très répandu à l'époque victorienne car il est de nouveau à l'honneur, cette fois-ci pour la fiancée.

Crédits photo : ELEPHANT FILMS.