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HORS
SERIE
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1.
LES PETITS HOMMES VERTS
(LITTLE GREEN MEN)

  
La
saison 2 démarre avec un épisode
mythologique très réussi, mettant
parfaitement en scène le décor
de la période à venir. C’est
ainsi que le Fumeur se dévoile un peu
plus et connaît une confrontation directe
avec Mulder, tandis que Skinner commence à
se rebeller. Si l’histoire paraît assez
prévisible, elle distille une paranoïa
très efficace et comporte de solides
moments de bravoure, tels l’enlèvement
de Samantha enfin dévoilé ou l’haletante
poursuite finale.
Mais
plus que les petits hommes verts (lire ou relire
Martiens, go home, de Fredric Brown
!) l’épisode touche principalement
par la relation unissant Mulder et Scully, très
émouvante. Mulder parle très martialement
à Scully au début de l’épisode
(scène du parking) avant de reconnaître
dans la scène finale toute l’importance
qu’elle représente pour lui. Duchovny
et Gillian Anderson (à qui les lunettes
vont à ravir) sont absolument formidables.
Le
sénateur Richard Matheson (hommage au
grand auteur !), superbement incarné
par le grand comédien de théâtre
Raymond J. Barry, reviendra dans deux autres épisodes
: Meurtres d’utilité publique
(saison 3) et Compte à rebours
(saison 6). Le rôle avait d’abord
été proposé à Darren
McGavin qui incarnait Kolchak, The Nightstalker,
ayant inspiré Mulder à Chris Carter.
Il interprètera finalement l’agent
retraité Arthur Dales.
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Pour
ce premier loner de la saison, Chris Carter
prend la plume et nous régale d’un
excellent gore des familles, comme on l’aime.
De nombreuses scènes tachent bien : l’autopsie
par Scully (ah, ces autopsies…) d’un
corps putréfié et envahi par la
vermine, les égouts, la douche sanglante,
la morsure, les bestioles etc. Le monstre lui-même apparaît comme une merveille
d’abomination ! Le Flukeman mérite
sa place au premier rang de l’incroyable
panthéon des horreurs de la série.
L’épisode
comporte aussi pas mal d’humour, avec
notamment d’excellentes vannes de Mulder.
L’intrigue constitue une merveille d’efficacité
et la réalisation demeure haletante jusqu’au
bout. Le fabuleux décor des collecteurs
est somptueusement utilisé et évoque
nombre de ces légendes urbaines que la
série aime tant mettre en scène.
L’hôte marque aussi les grands débuts
de M. X, le nouvel informateur, encore invisible,
de Mulder. Le personnage sera plus ambigu et
cynique que Gorge profonde, et sa relation avec
Mulder restera surtout une association d’intérêts.
Il devra beaucoup à l’étonnant
charisme de Steven Williams.
Le
Flukeman est incarné par Darin Morgan,
frère de Glen, co-producteur et grand
scénariste de la série. Darin
deviendra lui aussi un scénariste parmi
les plus brillants de la série (La
guerre des coprophages, le Seigneur du magma…)
et un des maîtres d’œuvre de
MillenniuM puis de l’excellente
reprise de Nightstalker. Les temps
changent, Darin a récemment travaillé
sur Bionic Woman…
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Cet
épisode très riche et imaginatif
(dans la famille Morgan, je demande Glen) pousse
la paranoïa ambiante de la série
jusqu’à ses ultimes retranchements.
L’histoire mêle habilement plusieurs
grandes peurs contemporaines : pollution chimique,
manipulations agricoles, messages subliminaux,
massacre dans une école… Le procédé
des messages sur écrans apparaît
diablement efficace et produit toujours son
effet jusqu’à l’ultime apparition,
laissant pantois Mulder comme le spectateur.
On
retrouve un thème récurrent des
loners : le pauvre bougre dépassé
par les événements ou par ses
pouvoirs et s’acheminant inévitablement
vers le drame, même s’il résiste
héroïquement comme ici. Bizarrement
les abeilles irradiées (et non pas génétiquement
modifiées) font comme un clin d’œil
à la mythologie !
Heureusement
les Lone Gunmen refont surface, ce qui nous
vaut comme toujours une scène très
amusante. Frohike en pince décidemment
pour Scully ! L’épisode comporte
d’excellents comédiens dans les
rôles secondaires, mais reste dominé
par l’effarante prestation de William
Anderson.
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Épisode
mixte loner/mythologie, Insomnies montre
un double visage. La partie indépendante
ne convainc guère car trop linéaire
et appuyée. Le Viêt-Nam est un poncif
auquel toute série américaine doit
succomber, les X-Files ne feront pas
ici exception. De plus, hormis l’impressionnante
scène d’ouverture, les autres suggestions
de Cole ne sont guère ébouriffantes.Le
talent de Tony-Candyman-Todd répond, lui,
au rendez-vous ; il constitue l’attrait majeur
de cette partie. La partie mythologie s’avère
plus stimulante. Mr X se dévoile physiquement
(impressionnant Williams) et, surtout, voici qu’apparaît
le séduisant, le diabolique, le maudit
Alex Krycek. Déjà porté par
un talentueux Nicholas Lea (Kyle XY)
il va devenir « l’autre » méchant
récurrent d’une série lui devant
nombre de scènes formidables.
Mais
tout cela est à venir, pour l’instant
on s’amuse simplement à le voir jouer
le jeune premier de la classe, propre sur lui.
Il pousse le vice jusqu’à paraître
choqué devant un cadavre, alors que c’est
un tueur fini ! Le gaillard a du talent. Gillan
Anderson, proche de l’accouchement, se met
en retrait tandis que la caméra évite
de s’attarder sur son ventre. La menace
du Fumeur annonce son retrait provisoire. On retrouve
le policier Horton de Masculin/Féminin,
tandis que Jon Gries, le Broots du Caméléon,
fait une apparition remarquée. Tiens, l‘armée
américaine a mis au point une pilule anti-sommeil…
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5/6.
DUANE BARRY
(DUANE BARRY / ASCENSION)

  
Ce
double épisode exceptionnel débute
par une (pas si) classique prise d’otages,
filmée avec une vraie incandescence et
ponctuée de moments forts comme les terrifiantes
visions de Duane ou quand l’Agent Hazdin
(très solide CCH Pounder) traite Krychek
en garçon de courses ! La relation entre
Mulder et Duane est intensément rendue,
d’autant que les comédiens réalisent
un grand numéro. La scène de la
lecture laser est un petit bijou d’intrusion
de l’étrange dans la vie quotidienne.
Et on est désormais certain que X n’est
pas Gorge profonde…
Mais
c’est dans la deuxième partie que
l’ensemble prend véritablement
son envol. La balade hallucinée de Duane
(musique géniale), la reconstitution
en pensée de la terrible scène
d’enlèvement par Mulder, la scène
très 007 du téléphérique
(Moonraker), le dialogue entre Mulder
et Skinner menant à la réouverture
tant attendue des Affaires non classées
représentent autant de grands moments
de télévision, qui distinguent
définitivement X-Files du commun
des séries (voire des seulement excellentes
!). On est saisi par cette fascination mêlée
d’effroi exprimée par la mélopée
enregistrée de Duane, accompagnant un
Mulder qui fixe silencieusement le muet mystère
des étoiles. Ce plan final est un chef-d’œuvre,
précédé par la particulièrement
émouvante scène de la croix.
L’intensité
ne faiblit pas un seul instant durant tout cet
épisode magnifiquement écrit et
mis en scène, servi par des comédiens
en état de grâce tels Steven Railsback
qui fait de Duane un des personnages les plus
marquants de toute la série. Quelle émotion
devant une telle réussite ! Duane Berry
c’est aussi le départ momentané
de Gillian pour cause d’accouchement !
7.
LES VAMPIRES
(3)


Oh,
le mauvais épisode ! C’est simple,
rien ne fonctionne ! Les vampires sont vulgaires
et grotesques, la mise en scène accumule
les effets trop appuyés, les dialogues
demeurent jusqu’au bout pesants comme
des enclumes et inutilement emphatiques. On
pourrait vraiment croire que Chris Carter
a tout manigancé pour bien faire percevoir
l’importance de Scully, tant Mulder
fonctionne à vide sans elle.
On
se distrait comme on peut en constatant à
quel point les vampires ressemblent à
Kurt Cobain. Quelques jolies scènes
surnagent : la réouverture des Affaires
non classées, avec les fameux tiroirs,
la croix de Scully, toujours émouvante,
le face-à-face inégal entre
Mulder et le shérif local, mais elles
ne suffisent pas à sauver les vampires
et la vamp du pire. Étonnant
tout de même de voir à quel point
X-Files, qui a si souvent adapté avec
succès les classiques de l’épouvante
(Golem, gargouilles…), échoue
à ce point lors de son rendez-vous
avec le mythe central du Vampire ! Vivement
le retour de Scully et surtout le shérif
aux dents longues ! En 1994 la Californie
brûlait déjà…
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Un
épisode de mythologie particulièrement
dense, où chaque personnage se révèle
à nu. Mulder et le Fumeur se montrent
finalement très semblables dans le
néant de leur vie (films pornos contre
soirée bières et cigarettes).
Leur confrontation tendue marque un vrai moment
d’anthologie de la série. Mr
X confirme être un manipulateur ambitieux
et sans scrupules (scènes très
fortes) tandis que Skinner choisit définitivement
son camp et revêt toute sa dimension
lors de son émouvante confession.
Scully
se dévoile également, notamment
dans l’une des séquences d’ouverture
les plus réussies de la série.
Les images du rêve auraient pu paraître
ridicules, mais grâce au talent de la
mise en scène et de Gillian Anderson
c’est tout le contraire qui s’accomplit.
L’épisode
nous vaut aussi la rencontre avec un nouveau
personnage, Mélissa, l’éthérée
et assez irrésistible sœur de
Scully. Mélissa est promise à
un tragique destin du fait de Krycek, dont
on peut penser qu’il est le rendez-vous
manqué de Mulder, grâce cette
même Mélissa. Les caprices du
destin…
La
gravité de la situation déteint
sur les Bandits Solitaires, plus graves que
de coutume (encore que Frohike en nœud
pap vaut le coup d’œil). Leur fascination
naïve devant Internet et l’ADN
nous rappelle que l’épisode aura
bientôt 15 ans !
Un
épisode visuellement magnifique où
la couleur des paysages oniriques contraste
avec l’obscurité et les espaces
clos de la réalité, le tout
porté par la magnifique musique de
Snow. Le thème toujours efficace du
coma sera de nouveau employé dans Audrey
Pauley, un des meilleurs épisodes
de la saison 9.
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9.
INTRATERRESTRES
(FIREWALKER)

 
Reprise de service agitée pour Scully,
dans une mission crapahutage-huis clos dans
la droite lignée de Quand vient
la nuit ou surtout Projet Arctique
dont l’épisode constitue
un authentique remake. La recette est désormais
connue et, même si l’ensemble
continue à fonctionner efficacement,
la réussite paraît moindre. On aurait
pu espérer plus de peps et d’originalité
pour le retour de Scully. Certains
effets gores restent réussis mais
ne rendent pas l’ensemble vraiment
exaltant.
Les
amateurs de l’excellent West Wing
reconnaîtront Josh, ceux de Saw,
Amanda. Bradley Whitford et Shawnee Smith
ne semblent pas à leur meilleur niveau,
comme d’ailleurs le reste de la distribution.
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10.
LE MUSÉE ROUGE
(RED MUSEUM)
  
Une
de ses balades dans l’Amérique
profonde dont la série a le secret,
se révélant ici particulièrement
réussie. L’intrigue, aussi
riche que fluide et cohérente, entremêle
adroitement différents fléaux
contemporains : bœuf aux hormones,
sectes intrusives dans la vie privée,
manipulations médicales… Le
tout est filmé avec une rare densité,
avec un détour surprenant et bienvenu
dans la Mythologie (So long, Deep Throat
!). Comme toujours les X-Files prennent
une position progressiste, pour la tolérance
et... le bio !
Notons
que la garde-robe de Scully se révèle,
ici, très classieuse tandis qu’elle
arbore une des plus belles coiffures de la
série. Une Scully grand crû
donc, (superbe numéro de Gillian
Anderson lors de la reconnaissance de l’Assassin),
d’autant que la scène de restaurant,
très détendue, avec Mulder
reste particulièrement amusante.
Les
amateurs de l’excellent Profiler
auront reconnu Mark Rolston, qui interpréta
longtemps le terrible Jack.
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11.
EXCELSIS DEI
(EXCELSIS DEI)

 
L’épisode
emploie une formule bien éprouvée,
maintes fois vue ailleurs, même si la
mise en scène demeure correcte. Le décor
de l’institution paraît idéalement
sinistre, tandis que l’interprétation
ressort convaincante, avec plusieurs acteurs
vétérans des séries télé.
On remarque une inversion originale lors de
la fameuse scène d’exposition,
toujours cruciale : Scully (qui a repéré
les cassettes n’appartenant pas à
Mulder…) présente cette fois l’affaire.
Comme toujours c’est moins délirant,
et comme toujours Mulder renâcle. Malheureusement
l’intrigue, par trop prévisible,
ne décolle jamais vraiment. Même
si les dialogues Mulder-Scully restent divertissants,
l’épisode semble relativement anodin.
Détail
amusant, l’infirmière est interprétée
par Teryl Rothery, qui montera bientôt
en grade en étant le Dr Frasier de Stargate
!
Un
de ces épisodes faisant que X-Files
ne se regarde pas seulement comme une excellente
série de SF, mais bien comme un monument
de la télévision.
L’histoire,
originale et implacablement funèbre,
sait nous dévoiler progressivement
l’Horreur, ressentie avec un rare impact.
La mise en scène et la musique de Snow
paraissent incroyablement oppressantes. L’interprétation,
souvent d’un haut niveau, atteint ici
des sommets. Règle de base : tout épisode
avec Terry O’Quinn, quelque soit la
série, sera génial. BJ, dont
les tourments rendent cette histoire réellement
troublante, est magnifiée par une Deborah
Strang inouïe. Un des personnages secondaires
les plus inoubliables de la série.
Certaines scènes se révèlent
particulièrement éprouvantes,
attouchant au film d’épouvante.
Scully réalise un numéro percutant,
Bones n’a rien inventé ! Mulder
demeure supérieurement pénétrant,
comme on l’aime. On sort aussi ravi
qu’éprouvé de cet épisode
où l’on aura touché les
Ténèbres du bout des doigts.
Un
des sommets de la saison 2 (le suivant fera
aussi très fort dans le genre). Décidemment
les champs inspirent la série, on s’en
rendra de nouveau compte dans le fabuleux
Le pré où je suis mort
(Saison 4).
13.
LE FÉTICHISTE
(IRRESISTIBLE)

  
Après
un Aubrey particulièrement sombre,
la saison 2 continue à explorer les
tréfonds de l’âme humaine,
avec une idée aussi forte qu’audacieuse
: l’abandon du Fantastique. Pas d’Extraterrestres
ou de pouvoirs paranormaux dans cet épisode
mais un serial killer d’autant plus
inquiétant qu’il n’est
qu’humain. Sans recourir à des
effets faciles, Nick Chinlund, parfait, suinte
la perversion et le dérèglement
mental, comme rarement on l’aura vu
à la télévision.
Le
parcours de Mulder amuse, évoluant
graduellement d’une négligence
à peine dissimulée (comme toujours
quand il n’est pas intéressé)
jusqu’à la frénésie
après l’enlèvement de
Scully lui rappelant de biens mauvais souvenirs
encore récents. Mais les scènes
les plus fortes sont au crédit de Scully
(et de son interprète), dont le désarroi
puis la frayeur saisissent littéralement
le spectateur à la gorge. Gillian
Anderson montre une fois de plus toute l’étendue
de son talent dans le domaine de l’émotion,
notamment dans le passage où l’on
voit Scully sangloter dans les bras de Mulder.
L’épisode reste aussi comme un
moment fort de la relation entre les deux
héros!
On
a la surprise de reconnaître Christine
Willes en psychiatre du FBI, alors qu’elle
compose par ailleurs la très allumée
Dolores de Dead like me !
Un
petit bémol : après Lazare
et Duane Barry, nous sommes de nouveau
face à un enlèvement de Scully,
alors qu’elle se retrouve également
en vilaine posture dans des épisodes
comme Compressions… Le personnage
fait encore classiquement figure de "Damoiselle
en détresse" mais va évoluer
au fil de la série.
Un
loner parfaitement maîtrisé,
avec un explosif cocktail de scènes
d'épouvante (le serpent, la dissection,
le massacre final...) et de vraies pépites
d'humour (la pluie de grenouilles avec une
Scully estomaquée, l'adieu ironique
du démon...).
Dans
la plupart des séries fantastiques,
les épisodes mettant en scène
le Diable en personne revêtent toujours
un cachet particulier ; celui-ci ne fera pas
exception, bien au contraire. Sans être
aussi dérangeant que Aubrey,
l'ensemble fonctionne à merveille
et on ne peut qu'en admirer la virtuosité.
On éprouve réellement une
jolie frayeur devant cet authentique film
d'horreur, nettement plus efficace que bien
des longs-métrages.
L'interprétation
est au diapason, avec une Susan Blomaert
fabuleuse en professeur démoniaque
(La main de l'Enfer prend parfois des allures
de Buffy, en plus sombre) et surtout Heather
Mc Comb dans son rôle fétiche
d'ado à problèmes, quelle
reprendra dans Profiler, MilenniuM
etc.
Le
message final apparaissant au tableau présente
un double sens, les brillants auteurs Glen
Morgan et James Wong quittant la série
pour créer Space 2063 (il
reviendront dans la saison 4 après
l'échec du projet). Un rude coup
pour la série, car ils comptaient
parmi ses meilleurs scénaristes (Quand
vient la nuit).
L'épisode
représente un moment clé de
la série car il marque également
l'entrée en lice du regretté
Kim Manners, qui deviendra le principal
réalisateur des X-Files (52 épisodes
et un rôle très important de
producteur). Son talent éclate ici
avec force, grâce à une caméra
mobile (fabuleux plans circulaires), d'incroyables
champs-contrechamps mêlés d'effets
de lumière donnant l'impression vivace
d'un cauchemar éveillé, et
bien d'autres excellentes idées de
mises en scène. Du bel ouvrage!
15.
MYSTÈRE VAUDOU
(FRESH BONES)


La série continue son tour du monde du
paranormal, l'étape du jour s'avérant
Haïti et le vaudou.
À
chacun sa sensibilité, personnellement
les histoires de vaudou m'ennuient le plus souvent,
et même X-Files ne fera pas ici
exception. Tout le catalogue du genre défile
pesamment sous nos yeux incrédules, avec
un clinquant manque de goût. Certaines
scènes (les vers, la plaie de Scully...)
se voudraient effrayantes alors qu'elles ne
sont qu'écœurantes. Le tout culmine
avec un duel de sorcellerie passablement grotesque,
dans un cimetière toc au possible. On
se croirait le navet d'Hollywood ! Mais ici ni
humour, ni distanciation, on en demeure à
un premier degré bien pompier. Quant
à la chute finale, elle est tellement
prévisible quelle en finit par "achever"
l’épisode.
Mystère
vaudou s'avère plus intéressant
dans sa condamnation de l'arbitraire, où
l'on pourrait reconnaître Guantanamo et
Abou Ghraïb. X-Files a toujours
chosi une optique progressiste mais
cet aspect demeure ici trop secondaire, même
s'il nous vaut une apparition comme toujours
réussie de M. X. Et puis, l'épisode
connaît la malchance de survenir après
une succession de loners exceptionnels, sa faiblesse
ne pardonne donc pas. Pourtant les histoires
de vaudou réussies existent, on pourra
ainsi lire les écrits venimeux de Poppy
Z. Brite (Les contes de la Fée Verte).
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16/17.
LA COLONIE
(COLONY / END GAME)

La
colonie constitue un de ces doubles épisodes
mythologiques que la série saura multiplier
avec bonheur, sur le modèle de Duane
Barry. Celui-ci reste un des plus réussis,
par la densité de l’histoire
et la stupéfiante accumulation de rebondissements
laissant le spectateur pantois mais ravi (scène
d’introduction, transformations, groupe
de clones, confrontation incandescente entre
X et Skinner…). Le moindre d’entre
eux n’est certes pas la supposée
réapparition de Samantha, à
laquelle bien entendu on ne croit pas mais
qui produit tout de même son effet.
Mulder va de révélations en
révélations dans cet épisode
courrant jusqu’au bout le risque d’en
faire trop. Heureusement, il apparaît
parfaitement écrit et soutenu par une
mise en scènes sans faille ainsi que
des décors somptueux. Le cliffhanger de transition reste un modèle du genre,
durant toute la saison 2 seule la scène
finale fera encore mieux.
Il
permet également de nous souvenir que
les X-Files furent sans doute la première
série à intégrer les
téléphones portables au cœur
de son action, avec un refrain devenu un véritable
identifiant de la série : Mulder,
c’est moi.
La
colonie ne se contente pas de développer
la Mythologie mais en constitue un véritable
saut qualitatif avec la découverte
de tout un univers SF jusqu’ici seulement
envisagé. La rupture s’avère
bien tranchée avec la saison 1 !
Le
double épisode voit également
l’apparition très efficace de
la version X-Files de Terminator
: le Bounty Hunter. Le pastiche paraît savoureux
d’autant que Brian Thompson (d’ailleurs
brièvement apparu dans T1)
semble présenter comme un air de famille
avec Gobernator. Son pouvoir de polymorphe
fait d’ailleurs furieusement penser
au T1000 de Judgement Day, incarné
par nul autre que Robert Patrick !
Les
parents de Mulder sont également fort
habilement introduits, d’autant que
le jeu tout en finesse de Peter Donat nous
laisse déjà supposer que William
Mulder comporte lui aussi sa part d’ombre.
Petite
anecdote, Williams et Pileggi n’ont
pas fait dans la demi-mesure, le premier s’est
ainsi brisé une phalange de la main
droite en frappant le second !
Ah,
j’oubliais, encore une histoire où
Scully se fait enlever…
18.
PAROLE DE SINGE
(FEARFUL SYMMETRY)

  
Une
scène d’introduction totalement
folle, aux stupéfiants effets spéciaux,
ouvre un épisode où la sensibilité
progressiste coutumière aux X-Files
prend cette fois fait et cause pour la défense
des espèces menacées. Mais
cette démonstration ne prend pas
des allures d’incantation verbeuse,
l’intrigue conservant mystère
et suspense jusqu’à un étonnant
dénouement aux dérangeantes
intonations prophétiques. On se souviendra
longtemps d’une des autopsies les
plus improbables de Scully, qui a pourtant
souvent fait fort en la matière.
La pauvrette se retrouve cette fois immergée
dans un éléphant alors que
Mulder veille soigneusement à conserver
ses distances !
L’épisode
bénéficie également
d’une spectaculaire apparition en
visioconférence des toujours irrésistibles
Bandits Solitaires, cette fois sans Langly,
encore plus paranos que de coutume (si,
si, c’est possible). Coïncidence,
Au Cœur du Complot comportera également
un épisode consacré à
un singe étrangement intelligent
: La planète des Frohikes
!
Toujours
superbement efficace, Jayne Atkinson tient
un rôle finalement assez proche de
la Karen Hayes de 24h Chrono, en femme à
poigne ne transigeant pas sur ses convictions.
19.LE
VAISSEAU FANTÔME
(DOD KALM)

  
Dans
la lignée de Quand vient la
nuit et autres, nous retrouvons nos
héros coupés du monde, dans
un huis clos mortel. L’effet de
surprise a désormais totalement
disparu, au profit d’une prévisibilité
presque totale durant tout l’épisode.
Et pourtant, Le vaisseau fantôme
tire son épingle du jeu. Tout d’abord,
l’histoire s’insère
habilement dans la tradition des légendes
des mers, un monde fascinant dont l’atmosphère
se trouve parfaitement reconstituée.
On y dénote également une
tonalité très H.P. Lovecraft,
auquel « le Dieu du Mal tombé
du ciel » des marins fait clairement
allusion. L’eau contaminée
serait-elle une émanation du Grand
Cthulhu ?
On
admire également le magnifique
décor du navire, idéalement
sinistre et de plus en plus oppressant
au fil de l’intrigue. Les scènes
extérieures fleurent bon le décor,
mais l’esthétique demeure
très aboutie. La mise en scène
tire parfaitement parti du décor
et joue à merveille des coursives
obscures et des craquements de la coque.
On ressent au plus vif l’inexorable
détérioration des corps
et du métal. Si l’interprétation
est particulièrement convaincante,
les vraies vedettes demeurent les spectaculaires
maquillages de Mulder et Scully ! On ne
saluera jamais assez le talent de maquilleurs
et des différents artistes de la
série. Ces effets spéciaux
certes traditionnels revêtent toujours
un grand impact dans la main d’un
maître, comme ici avec Rob Bowman.
L’intrigue
s’enrichit également d’un
contrepoint subtil : l’humour. Cela
débute dès l’introduction
avec un Mulder en plein trip Bandits Solitaires,
mêlant Roswell, un Triangle nordique,
l’Expérience de Philadelphie
(à l'origine de l'excellent film de 1984 !) et… ayant
tout faux ! Par la suite Mulder et Scully
prennent comme des allures de vieux couple
tandis que la terrible scène de
la noyade de Trondheim reste un joli moment
d’ironie.
John
Savage ne traquait pas encore Max Guevara
dans Dark Angel, tandis que David
Cubitt maniait déjà le pistolet
avec autant d’efficacité
que dans Medium !
On
retrouvera le magnifique thème
du vaisseau fantôme dans l’encore
plus ambitieux Triangle (saison
6).
Un
épisode inoubliable, véritable
festival d’humour de créativité
mais aussi de bon gore… Les X-Files
nous font plonger avec délices
dans l’univers étrange et bariolé
des caravanes de monstres de foire (au sens
strict), jadis immortalisé sur un monde
sombre par Freaks (1932) et plus
récemment par Carnivale. On
retrouve d’ailleurs ici l’emblématique
Michael J Anderson, au sein d’un ensemble
de guests particulièrement relevé,
comportant, notamment, le toujours impayable
Vincent Schiavelli. L’épisode
est également marqué par la
présence d’authentiques artistes
tels Jim Rose, qui reprend quelques-uns de
ses numéros masochistes faisant sensation
dans son cirque créé à
Seattle au début des années
90, où se produit également
« l’ogre», The Enigma.
Ces
éléments contribuent à
une immersion particulièrement réussie,
portée par une mise en scène
dynamique et enjouée.
En effet, contrairement à Freaks,
le ton reste ici résolument à
l’humour, avec de nombreuses scènes
aussi percutantes qu’irrésistibles.
Scully se trouve particulièrement à
la fête, avec une Gillian Anderson s’amusant
visiblement beaucoup ! Le double regard croisé
avec Larry sur leurs proéminences respectives,
la vision au réveil d’une chute
se révélant du trampoline, la
visite au musée des horreurs et bien
entendu la dégustation d’un criquet
: notre héroïne donne un vrai
récital ! À noter que Gillian a vraiment
mis l’insecte dans sa bouche, ce qui
lui vaut un vrai triomphe parmi l’équipe
de tournage (supplément DVD) ! Ce sera
au tour de Mulder de paraître plus en
évidence dans Maleeni le prodigieux
(saison 7), autre plaisante exploration, cette
fois du monde des prestidigitateurs.
L’épouvante
et la tension dramatique ne sont pas négligées
pour autant, le récit débute
et se termine d’ailleurs par des scènes
particulièrement impressionnantes !
Cet épisode où chaque scène
paraît aussi explosive qu’étonnante
(on croit revivre nos émerveillements
d’enfance dans les fêtes foraines)
se révèle de plus un
vibrant plaidoyer pour l’acceptation
des différences, bien dans la sensibilité
engagée des X-Files. Humbug
constitue également un moment fort
dans la vie de la série car il s’agit
de son premier épisode ouvertement
humoristique. Ce type d’histoires, culminant
parfois au pastiche, va se révéler
une véritable troisième voie
pour les X-Files, entre Loners
« classiques » et Mythics.
La série leurs devra d’excellents
moments (dont mon épisode préféré,
Le Seigneur du magma) avec en particulier
la patte du toujours habile Darin Morgan ou
de Vince Gilligan, et un vrai talent comique
chez Duchovny, préfigurant Californication.
Il finissent par occuper la suprématie
dans les pétillantes saisons 6 puis
7, au moment où les deux autres types
d’épisodes commencent à
décélérer. Faux frères
siamois s’impose bien comme un des pics
absolus des X-Files.
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21.
LES CALUSARI
(THE CALUSARI)

 
L’épisode
pèche par le trop grand manque d’originalité
de son histoire, quelque part entre Damien
et L’Exorciste. Il bénéficie
néanmoins d’une mise en scène
soignée, à défaut de
novatrice, mettant bien en valeur les successifs
passages obligés de ce type d’histoire.
Surtout, comme dans bien d’autres
épisodes, les X-Files s’aventurent
dans les mythes et légendes de diverses
contrées du monde, ici la Roumanie
et l’Europe Orientale. Cette savoureuse
originalité des Calusari confère
du cachet à l’épisode,
évitant ainsi une copie trop conforme
des thèmes rabattus.
On
note également l’apparition
du sympathique Dr. Charles Bucks, qui viendra
de temps à autres assister nos héros
(Hollywood, etc.). Scully n’étant
ni Mrs Peel, ni Cathy Gale, l’éventail
de ses compétences demeure en effet
raisonnablement circoncis !
Un
épisode plaisant et efficace, le
spectacle reste de bonne qualité
même quand les X-files s’accordent
une petite respiration ! Une pause avant
une fin de saison 2 particulièrement
riche !
22.CONTAMINATION
(F. EMASCULATA)

  
L’épisode
joue très habilement sur deux cordes
: le gore, rarement autant crûment affiché
dans la série, et le suspense, l’implacable
tension de l’intrigue ne laissant pas
un instant de répit au spectateur.
Le huis clos sinistre et claustrophobe de
la prison renforce l’angoisse engendrée
tout au long du récit. Certes classique,
cette histoire de crise sanitaire demeure
bâtie avec une totale efficacité,
d’autant qu’elle finit par rencontrer
la mythologie lors d’une scène
électrique entre Mulder et le Fumeur.
Cet affrontement préfigure la fin de
la saison mais on éprouve par contre
du mal à comprendre le retour en arrière
de Skinner, qui s’était progressivement
allié avec Mulder au cours de cette
saison. Gillian Anderson apparaît particulièrement
crédible et émouvante lors de
son duo avec son collègue médecin
constituant une véritable histoire
dans l’histoire. La boite à insecte
demeure une superbe idée visuelle,
illustrant parfaitement l’aspect cauchemardesque
que revêt progressivement ce tronçon
de l’intrigue.
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23.
OMBRE MORTELLE
(SOFT LIGHT)

   
De
cet épisode émane une
ambiance très Twilight Zone,
entre un étrange poétique
et un héros écrasé
par son destin. L’excellent Tony
Shalhoub habite réellement cet
épisode où il préfigure
étonnamment son futur personnage
fétiche de Monk. Cette
superbe performance s’insère
dans une brillante histoire au sujet
très original (le Corps Noir
demeure très disputé aujourd’hui)
et s’enrichissant en plus de multiples
thèmes secondaires : renouvellement
habile du mystère de la chambre
close, classique d’entre les classiques
de la littérature policière
(avec un joli clin d’œil
à un Tooms l’ayant déjà
pratiqué), la solidarité
féminine affichée par
une Scully qui n’a décidemment
pas de chance avec les collègues
qu’elle désire aider, un
nouvelle immersion dans la Mythologie
mettant en exergue le fascinant personnage
de X (splendide Williams, comme toujours).
L’intrigue
prend en effet le risque d’en
finir prématurément avec
l’enquête pour trouver un
beau second souffle dans l’épanouissement
de la paranoïa anti-gouvernement
de la série. Une audace payante
pour un bel effet de bascule tout à
fait inattendu ! La mise en scène
joue habilement des ombres et de leur
mystère coutumier, tandis que
les effets spéciaux se révèlent
aussi superbes qu’étonnants.
Vraiment les X-Files ont toujours
su accomplir des exploits en la matière
malgré un budget de télévision
! Seul bémol : Scully demeure quelque
peu à la remorque durant toute
l’histoire, se contentant de coller
aux basques de son collègue.
Mais les dialogues entre nos deux héros
restent très piquants durant
tout un épisode ne négligeant
aucun composant de sa réussite.
À
noter que la très belle Kate
Twa, incarnant la jeune protégée
de Scully, incarnait la version féminine
du Marthy de Masculin féminin
(saison 1).
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24.
UNE VILLE BIEN TRANQUILLE
(OUR TOWN)


L’épisode
tente d'aborder de façon originale
la maladie de Creutzfeld-Jacob, dans
une de ces virées dans l’Amérique
profonde qui d’habitude réussissent
si bien à la série.
Malheureusement, ici rien ne fonctionne
: multiplication de scènes
ridicules ou grand-guignolesques,
mise en scène outrée
et sans finesse, acteurs moins performants
que de coutume… L’épisode
se traîne considérablement
entre images peu ragoûtantes
et dialogues des plus pesants. Même
la fin semble tirée par les
cheveux, avec un Mulder faisant
fuir une foule avec un seul coup
de révolver. Et Scully se
fait enlever encore une fois…
Étonnamment le plus mauvais loner de la saison en constitue aussi
le dernier, à croire que
l’on a désiré
le repousser jusqu’au bout
!
Bon,
on oublie, heureusement cette excellente
saison 2 va connaître une
conclusion digne d’elle, avec
un épisode d’une tout
autre stature !
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25.
CEUX D'OUTRE-TOMBE
(ANASAZI)

   
Premier
d’un arc de trois, cet
épisode m’avait
à l’époque
fait hurler de rage et de
frustration (et frapper
la télé…),
c’est dire combien je
l’adore ! Il s’agit
sans doute du meilleur segment
de la Mythologie, dont il
constitue une vraie croisée
des chemins mettant en œuvre
tous les principaux personnages
de la série. Tout le
cheminement effectué au cours
des deux premières
saisons trouve ici son accomplissement,
parfaitement structuré
et compréhensible.
Sublimé par l’envoûtante
musique de Snow, le récit
enchaîne à un
train d’enfer scènes
chocs et révélations
tonitruantes, sans que le
rythme ne faiblisse un seul
instant.
On
ne sait que citer parmi ce
déferlement : Scully
tirant sur Mulder, l’affrontement
de ce dernier avec Krycek, la
mort de son père, le
tir sur Scully à travers
la fenêtre etc. On a
parfois l’impression
d’assister à
plusieurs épisodes
condensés en un seul,
sans que la continuité
et la fluidité narratives
en souffrent le moins du monde.
Aucun personnage ne se voit
négligé, tous
bénéficient
au moins d’une
scène forte. On apprécie
vivement de voir Scully prendre
solidement en main la direction
des opérations lors
du délire de Mulder,
cette mise en avant se déroule
naturellement et correspond
à l’envergure
du personnage. Et puis cela
nous vaut une première
scène de lit avec Mulder…
On croyait avoir déjà
tout vu jusqu’ici en
matière de paranoïa
mais Anasazi va encore
plus loin, avec le panorama
mondial sur la Conspiration
et l’idée géniale
d’un immeuble entier
lentement intoxiqué
au LSD ! Fondamental dans
l’évolution de
la série, cet opus
unifie les divers fragments
de la Mythologie en un tout
cohérent qu’elle
ne fera pratiquement plus
que décliner (hormis
l’entrée en scène
de l’Huile Noire) jusqu’à
une parfois trop grande complexité.
Un épisode flamboyant,
que l’on peut considérer
comme le porte-étendard
des X-Files dans
leur ensemble.
Il
s’achève par
un des cliffhangers les plus
étourdissants de l’histoire
des séries télé,
ayant considérablement
échauffé les
esprits à l’époque
!
Deux
anecdotes connues pour boucler
cette saison 2 ayant vu l'épanouissement
des X-files et leur
accession au rang de série
star : les quantités
énormes de peinture
ocre pour transformer cette
région de Vancouver
en Nouveau-Mexique et la brève
apparition de Chris Carter
en personne lors de l’interrogatoire
de Scully.
TOP
5 SAISON 2
1)
Ceux d'outre-tombe
2) Faux frères
siamois
3) Aubrey
4) La main de l'Enfer
5) L'hôte
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Crédits
photo : FPE.
Images
capturées par Estuaire44.
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