CHAPEAU MELON & BOTTES DE CUIR - The Avengers

Chapeau Melon et Bottes de Cuir
HORS SERIE

 

X FILES
(X FILES)

SAISON 1

SAISON 2

1. Les petits hommes verts (Little Green Men)
2. L'hôte (The Host)
3. Mauvais sang (Blood)
4. Insomnies (Sleepless)
5. Duane Barry (Duane Bary 1/2) /6. Ascension (Duane Barry 2/2)
7. Les vampires (3)
8. Coma (One Breath)
9. Intraterrestres (Firewalker)
10. Le musée rouge (Red Museum)
11. Excelsis Dei (Excelsis Dei)
12. Aubrey (Aubrey)
13. Le fétichiste (Irresistible)
14. La main de l'enfer (Die Hand Die Verletzt)
15. Mystère vaudou (Fresh Bones)
16/17. La colonie (Colony/ End Game)
18. Parole de singe (Fearful Symmetry)
19. Le vaisseau fantôme (Død Kalm)
20. Faux frères siamois (Humbug)
21. Les Calusari (The Calusari)
22. Contamination (F. Emasculata)
23. Ombre mortelle (Soft Light)
24. Une petite ville tranquille (Our Town)
25. Ceux d'outre-tombe (Anasazi)
Top 5 de la saison 2

SAISON 3
SAISON 4
SAISON 5
X FILES : LE FILM
SAISON 6
SAISON 7
SAISON 8
SAISON 9
X FILES : REGENERATION


1. LES PETITS HOMMES VERTS
(LITTLE GREEN MEN)


 

La saison 2 démarre avec un épisode mythologique très réussi, mettant parfaitement en scène le décor de la période à venir. C’est ainsi que le Fumeur se dévoile un peu plus et connaît une confrontation directe avec Mulder, tandis que Skinner commence à se rebeller. Si l’histoire paraît assez prévisible, elle distille une paranoïa très efficace et comporte de solides moments de bravoure, tels l’enlèvement de Samantha enfin dévoilé ou l’haletante poursuite finale.

Mais plus que les petits hommes verts (lire ou relire Martiens, go home, de Fredric Brown !) l’épisode touche principalement par la relation unissant Mulder et Scully, très émouvante. Mulder parle très martialement à Scully au début de l’épisode (scène du parking) avant de reconnaître dans la scène finale toute l’importance qu’elle représente pour lui. Duchovny et Gillian Anderson (à qui les lunettes vont à ravir) sont absolument formidables.

Le sénateur Richard Matheson (hommage au grand auteur !), superbement incarné par le grand comédien de théâtre Raymond J. Barry, reviendra dans deux autres épisodes : Meurtres d’utilité publique (saison 3) et Compte à rebours (saison 6). Le rôle avait d’abord été proposé à Darren McGavin qui incarnait Kolchak, The Nightstalker, ayant inspiré Mulder à Chris Carter. Il interprètera finalement l’agent retraité Arthur Dales.

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2. L'HÔTE
(THE HOST)


 

Pour ce premier loner de la saison, Chris Carter prend la plume et nous régale d’un excellent gore des familles, comme on l’aime. De nombreuses scènes tachent bien : l’autopsie par Scully (ah, ces autopsies…) d’un corps putréfié et envahi par la vermine, les égouts, la douche sanglante, la morsure, les bestioles etc. Le monstre lui-même apparaît comme une merveille d’abomination ! Le Flukeman mérite sa place au premier rang de l’incroyable panthéon des horreurs de la série.

L’épisode comporte aussi pas mal d’humour, avec notamment d’excellentes vannes de Mulder. L’intrigue constitue une merveille d’efficacité et la réalisation demeure haletante jusqu’au bout. Le fabuleux décor des collecteurs est somptueusement utilisé et évoque nombre de ces légendes urbaines que la série aime tant mettre en scène. L’hôte marque aussi les grands débuts de M. X, le nouvel informateur, encore invisible, de Mulder. Le personnage sera plus ambigu et cynique que Gorge profonde, et sa relation avec Mulder restera surtout une association d’intérêts. Il devra beaucoup à l’étonnant charisme de Steven Williams.

Le Flukeman est incarné par Darin Morgan, frère de Glen, co-producteur et grand scénariste de la série. Darin deviendra lui aussi un scénariste parmi les plus brillants de la série (La guerre des coprophages, le Seigneur du magma…) et un des maîtres d’œuvre de MillenniuM puis de l’excellente reprise de Nightstalker. Les temps changent, Darin a récemment travaillé sur Bionic Woman

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3.MAUVAIS SANG
(BLOOD)


 

Cet épisode très riche et imaginatif (dans la famille Morgan, je demande Glen) pousse la paranoïa ambiante de la série jusqu’à ses ultimes retranchements. L’histoire mêle habilement plusieurs grandes peurs contemporaines : pollution chimique, manipulations agricoles, messages subliminaux, massacre dans une école… Le procédé des messages sur écrans apparaît diablement efficace et produit toujours son effet jusqu’à l’ultime apparition, laissant pantois Mulder comme le spectateur.

On retrouve un thème récurrent des loners : le pauvre bougre dépassé par les événements ou par ses pouvoirs et s’acheminant inévitablement vers le drame, même s’il résiste héroïquement comme ici. Bizarrement les abeilles irradiées (et non pas génétiquement modifiées) font comme un clin d’œil à la mythologie !

Heureusement les Lone Gunmen refont surface, ce qui nous vaut comme toujours une scène très amusante. Frohike en pince décidemment pour Scully ! L’épisode comporte d’excellents comédiens dans les rôles secondaires, mais reste dominé par l’effarante prestation de William Anderson.

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4. INSOMNIES
(SLEEPLESS)


 

Épisode mixte loner/mythologie, Insomnies montre un double visage. La partie indépendante ne convainc guère car trop linéaire et appuyée. Le Viêt-Nam est un poncif auquel toute série américaine doit succomber, les X-Files ne feront pas ici exception. De plus, hormis l’impressionnante scène d’ouverture, les autres suggestions de Cole ne sont guère ébouriffantes.Le talent de Tony-Candyman-Todd répond, lui, au rendez-vous ; il constitue l’attrait majeur de cette partie. La partie mythologie s’avère plus stimulante. Mr X se dévoile physiquement (impressionnant Williams) et, surtout, voici qu’apparaît le séduisant, le diabolique, le maudit Alex Krycek. Déjà porté par un talentueux Nicholas Lea (Kyle XY) il va devenir « l’autre » méchant récurrent d’une série lui devant nombre de scènes formidables.

Mais tout cela est à venir, pour l’instant on s’amuse simplement à le voir jouer le jeune premier de la classe, propre sur lui. Il pousse le vice jusqu’à paraître choqué devant un cadavre, alors que c’est un tueur fini ! Le gaillard a du talent. Gillan Anderson, proche de l’accouchement, se met en retrait tandis que la caméra évite de s’attarder sur son ventre. La menace du Fumeur annonce son retrait provisoire. On retrouve le policier Horton de Masculin/Féminin, tandis que Jon Gries, le Broots du Caméléon, fait une apparition remarquée. Tiens, l‘armée américaine a mis au point une pilule anti-sommeil…

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5/6. DUANE BARRY
(DUANE BARRY / ASCENSION)


 

Ce double épisode exceptionnel débute par une (pas si) classique prise d’otages, filmée avec une vraie incandescence et ponctuée de moments forts comme les terrifiantes visions de Duane ou quand l’Agent Hazdin (très solide CCH Pounder) traite Krychek en garçon de courses ! La relation entre Mulder et Duane est intensément rendue, d’autant que les comédiens réalisent un grand numéro. La scène de la lecture laser est un petit bijou d’intrusion de l’étrange dans la vie quotidienne. Et on est désormais certain que X n’est pas Gorge profonde…

Mais c’est dans la deuxième partie que l’ensemble prend véritablement son envol. La balade hallucinée de Duane (musique géniale), la reconstitution en pensée de la terrible scène d’enlèvement par Mulder, la scène très 007 du téléphérique (Moonraker), le dialogue entre Mulder et Skinner menant à la réouverture tant attendue des Affaires non classées représentent autant de grands moments de télévision, qui distinguent définitivement X-Files du commun des séries (voire des seulement excellentes !). On est saisi par cette fascination mêlée d’effroi exprimée par la mélopée enregistrée de Duane, accompagnant un Mulder qui fixe silencieusement le muet mystère des étoiles. Ce plan final est un chef-d’œuvre, précédé par la particulièrement émouvante scène de la croix.

L’intensité ne faiblit pas un seul instant durant tout cet épisode magnifiquement écrit et mis en scène, servi par des comédiens en état de grâce tels Steven Railsback qui fait de Duane un des personnages les plus marquants de toute la série. Quelle émotion devant une telle réussite ! Duane Berry c’est aussi le départ momentané de Gillian pour cause d’accouchement !


7. LES VAMPIRES
(3)


 

Oh, le mauvais épisode ! C’est simple, rien ne fonctionne ! Les vampires sont vulgaires et grotesques, la mise en scène accumule les effets trop appuyés, les dialogues demeurent jusqu’au bout pesants comme des enclumes et inutilement emphatiques. On pourrait vraiment croire que Chris Carter a tout manigancé pour bien faire percevoir l’importance de Scully, tant Mulder fonctionne à vide sans elle.

On se distrait comme on peut en constatant à quel point les vampires ressemblent à Kurt Cobain. Quelques jolies scènes surnagent : la réouverture des Affaires non classées, avec les fameux tiroirs, la croix de Scully, toujours émouvante, le face-à-face inégal entre Mulder et le shérif local, mais elles ne suffisent pas à sauver les vampires et la vamp du pire. Étonnant tout de même de voir à quel point X-Files, qui a si souvent adapté avec succès les classiques de l’épouvante (Golem, gargouilles…), échoue à ce point lors de son rendez-vous avec le mythe central du Vampire ! Vivement le retour de Scully et surtout le shérif aux dents longues ! En 1994 la Californie brûlait déjà…

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8. COMA
(ONE BREATH)


 

Un épisode de mythologie particulièrement dense, où chaque personnage se révèle à nu. Mulder et le Fumeur se montrent finalement très semblables dans le néant de leur vie (films pornos contre soirée bières et cigarettes). Leur confrontation tendue marque un vrai moment d’anthologie de la série. Mr X confirme être un manipulateur ambitieux et sans scrupules (scènes très fortes) tandis que Skinner choisit définitivement son camp et revêt toute sa dimension lors de son émouvante confession.

Scully se dévoile également, notamment dans l’une des séquences d’ouverture les plus réussies de la série. Les images du rêve auraient pu paraître ridicules, mais grâce au talent de la mise en scène et de Gillian Anderson c’est tout le contraire qui s’accomplit.

L’épisode nous vaut aussi la rencontre avec un nouveau personnage, Mélissa, l’éthérée et assez irrésistible sœur de Scully. Mélissa est promise à un tragique destin du fait de Krycek, dont on peut penser qu’il est le rendez-vous manqué de Mulder, grâce cette même Mélissa. Les caprices du destin…

La gravité de la situation déteint sur les Bandits Solitaires, plus graves que de coutume (encore que Frohike en nœud pap vaut le coup d’œil). Leur fascination naïve devant Internet et l’ADN nous rappelle que l’épisode aura bientôt 15 ans !

Un épisode visuellement magnifique où la couleur des paysages oniriques contraste avec l’obscurité et les espaces clos de la réalité, le tout porté par la magnifique musique de Snow. Le thème toujours efficace du coma sera de nouveau employé dans Audrey Pauley, un des meilleurs épisodes de la saison 9.

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9. INTRATERRESTRES
(FIREWALKER)



Reprise de service agitée pour Scully, dans une mission crapahutage-huis clos dans la droite lignée de Quand vient la nuit ou surtout Projet Arctique dont l’épisode constitue un authentique remake. La recette est désormais connue et, même si l’ensemble continue à fonctionner efficacement, la réussite paraît moindre. On aurait pu espérer plus de peps et d’originalité pour le retour de Scully.
Certains effets gores restent réussis mais ne rendent pas l’ensemble vraiment exaltant.

Les amateurs de l’excellent West Wing reconnaîtront Josh, ceux de Saw, Amanda. Bradley Whitford et Shawnee Smith ne semblent pas à leur meilleur niveau, comme d’ailleurs le reste de la distribution.

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10. LE MUSÉE ROUGE
(RED MUSEUM)


 

Une de ses balades dans l’Amérique profonde dont la série a le secret, se révélant ici particulièrement réussie. L’intrigue, aussi riche que fluide et cohérente, entremêle adroitement différents fléaux contemporains : bœuf aux hormones, sectes intrusives dans la vie privée, manipulations médicales… Le tout est filmé avec une rare densité, avec un détour surprenant et bienvenu dans la Mythologie (So long, Deep Throat !). Comme toujours les X-Files prennent une position progressiste, pour la tolérance et... le bio !

Notons que la garde-robe de Scully se révèle, ici, très classieuse tandis qu’elle arbore une des plus belles coiffures de la série. Une Scully grand crû donc, (superbe numéro de Gillian Anderson lors de la reconnaissance de l’Assassin), d’autant que la scène de restaurant, très détendue, avec Mulder reste particulièrement amusante.

Les amateurs de l’excellent Profiler auront reconnu Mark Rolston, qui interpréta longtemps le terrible Jack.

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11. EXCELSIS DEI
(EXCELSIS DEI)


 

L’épisode emploie une formule bien éprouvée, maintes fois vue ailleurs, même si la mise en scène demeure correcte. Le décor de l’institution paraît idéalement sinistre, tandis que l’interprétation ressort convaincante, avec plusieurs acteurs vétérans des séries télé. On remarque une inversion originale lors de la fameuse scène d’exposition, toujours cruciale : Scully (qui a repéré les cassettes n’appartenant pas à Mulder…) présente cette fois l’affaire. Comme toujours c’est moins délirant, et comme toujours Mulder renâcle. Malheureusement l’intrigue, par trop prévisible, ne décolle jamais vraiment. Même si les dialogues Mulder-Scully restent divertissants, l’épisode semble relativement anodin.

Détail amusant, l’infirmière est interprétée par Teryl Rothery, qui montera bientôt en grade en étant le Dr Frasier de Stargate !


12. AUDREY
(AUDREY)


 

Un de ces épisodes faisant que X-Files ne se regarde pas seulement comme une excellente série de SF, mais bien comme un monument de la télévision.

L’histoire, originale et implacablement funèbre, sait nous dévoiler progressivement l’Horreur, ressentie avec un rare impact. La mise en scène et la musique de Snow paraissent incroyablement oppressantes. L’interprétation, souvent d’un haut niveau, atteint ici des sommets. Règle de base : tout épisode avec Terry O’Quinn, quelque soit la série, sera génial. BJ, dont les tourments rendent cette histoire réellement troublante, est magnifiée par une Deborah Strang inouïe. Un des personnages secondaires les plus inoubliables de la série. Certaines scènes se révèlent particulièrement éprouvantes, attouchant au film d’épouvante. Scully réalise un numéro percutant, Bones n’a rien inventé ! Mulder demeure supérieurement pénétrant, comme on l’aime. On sort aussi ravi qu’éprouvé de cet épisode où l’on aura touché les Ténèbres du bout des doigts.

Un des sommets de la saison 2 (le suivant fera aussi très fort dans le genre). Décidemment les champs inspirent la série, on s’en rendra de nouveau compte dans le fabuleux Le pré où je suis mort (Saison 4).


13. LE FÉTICHISTE
(IRRESISTIBLE)


 

Après un Aubrey particulièrement sombre, la saison 2 continue à explorer les tréfonds de l’âme humaine, avec une idée aussi forte qu’audacieuse : l’abandon du Fantastique. Pas d’Extraterrestres ou de pouvoirs paranormaux dans cet épisode mais un serial killer d’autant plus inquiétant qu’il n’est qu’humain. Sans recourir à des effets faciles, Nick Chinlund, parfait, suinte la perversion et le dérèglement mental, comme rarement on l’aura vu à la télévision.

Le parcours de Mulder amuse, évoluant graduellement d’une négligence à peine dissimulée (comme toujours quand il n’est pas intéressé) jusqu’à la frénésie après l’enlèvement de Scully lui rappelant de biens mauvais souvenirs encore récents. Mais les scènes les plus fortes sont au crédit de Scully (et de son interprète), dont le désarroi puis la frayeur saisissent littéralement le spectateur à la gorge. Gillian Anderson montre une fois de plus toute l’étendue de son talent dans le domaine de l’émotion, notamment dans le passage où l’on voit Scully sangloter dans les bras de Mulder. L’épisode reste aussi comme un moment fort de la relation entre les deux héros!

On a la surprise de reconnaître Christine Willes en psychiatre du FBI, alors qu’elle compose par ailleurs la très allumée Dolores de Dead like me !

Un petit bémol : après Lazare et Duane Barry, nous sommes de nouveau face à un enlèvement de Scully, alors qu’elle se retrouve également en vilaine posture dans des épisodes comme Compressions… Le personnage fait encore classiquement figure de "Damoiselle en détresse" mais va évoluer au fil de la série.


14. LA MAIN DE L'ENFER
(DIE HAND DIE VERLETZT)


 

Un loner parfaitement maîtrisé, avec un explosif cocktail de scènes d'épouvante (le serpent, la dissection, le massacre final...) et de vraies pépites d'humour (la pluie de grenouilles avec une Scully estomaquée, l'adieu ironique du démon...).

Dans la plupart des séries fantastiques, les épisodes mettant en scène le Diable en personne revêtent toujours un cachet particulier ; celui-ci ne fera pas exception, bien au contraire. Sans être aussi dérangeant que Aubrey, l'ensemble fonctionne à merveille et on ne peut qu'en admirer la virtuosité. On éprouve réellement une jolie frayeur devant cet authentique film d'horreur, nettement plus efficace que bien des longs-métrages.

L'interprétation est au diapason, avec une Susan Blomaert fabuleuse en professeur démoniaque (La main de l'Enfer prend parfois des allures de Buffy, en plus sombre) et surtout Heather Mc Comb dans son rôle fétiche d'ado à problèmes, quelle reprendra dans Profiler, MilenniuM etc.

Le message final apparaissant au tableau présente un double sens, les brillants auteurs Glen Morgan et James Wong quittant la série pour créer Space 2063 (il reviendront dans la saison 4 après l'échec du projet). Un rude coup pour la série, car ils comptaient parmi ses meilleurs scénaristes (Quand vient la nuit).

L'épisode représente un moment clé de la série car il marque également l'entrée en lice du regretté Kim Manners, qui deviendra le principal réalisateur des X-Files (52 épisodes et un rôle très important de producteur). Son talent éclate ici avec force, grâce à une caméra mobile (fabuleux plans circulaires), d'incroyables champs-contrechamps mêlés d'effets de lumière donnant l'impression vivace d'un cauchemar éveillé, et bien d'autres excellentes idées de mises en scène. Du bel ouvrage!


15. MYSTÈRE VAUDOU
(FRESH BONES)




La série continue son tour du monde du paranormal, l'étape du jour s'avérant Haïti et le vaudou.

À chacun sa sensibilité, personnellement les histoires de vaudou m'ennuient le plus souvent, et même X-Files ne fera pas ici exception. Tout le catalogue du genre défile pesamment sous nos yeux incrédules, avec un clinquant manque de goût. Certaines scènes (les vers, la plaie de Scully...) se voudraient effrayantes alors qu'elles ne sont qu'écœurantes. Le tout culmine avec un duel de sorcellerie passablement grotesque, dans un cimetière toc au possible. On se croirait le navet d'Hollywood ! Mais ici ni humour, ni distanciation, on en demeure à un premier degré bien pompier. Quant à la chute finale, elle est tellement prévisible quelle en finit par "achever" l’épisode.

Mystère vaudou s'avère plus intéressant dans sa condamnation de l'arbitraire, où l'on pourrait reconnaître Guantanamo et Abou Ghraïb. X-Files a toujours chosi une optique progressiste mais cet aspect demeure ici trop secondaire, même s'il nous vaut une apparition comme toujours réussie de M. X. Et puis, l'épisode connaît la malchance de survenir après une succession de loners exceptionnels, sa faiblesse ne pardonne donc pas. Pourtant les histoires de vaudou réussies existent, on pourra ainsi lire les écrits venimeux de Poppy Z. Brite (Les contes de la Fée Verte).

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16/17. LA COLONIE
(COLONY / END GAME)


 

La colonie constitue un de ces doubles épisodes mythologiques que la série saura multiplier avec bonheur, sur le modèle de Duane Barry. Celui-ci reste un des plus réussis, par la densité de l’histoire et la stupéfiante accumulation de rebondissements laissant le spectateur pantois mais ravi (scène d’introduction, transformations, groupe de clones, confrontation incandescente entre X et Skinner…). Le moindre d’entre eux n’est certes pas la supposée réapparition de Samantha, à laquelle bien entendu on ne croit pas mais qui produit tout de même son effet. Mulder va de révélations en révélations dans cet épisode courrant jusqu’au bout le risque d’en faire trop. Heureusement, il apparaît parfaitement écrit et soutenu par une mise en scènes sans faille ainsi que des décors somptueux. Le cliffhanger de transition reste un modèle du genre, durant toute la saison 2 seule la scène finale fera encore mieux.

Il permet également de nous souvenir que les X-Files furent sans doute la première série à intégrer les téléphones portables au cœur de son action, avec un refrain devenu un véritable identifiant de la série : Mulder, c’est moi.

La colonie ne se contente pas de développer la Mythologie mais en constitue un véritable saut qualitatif avec la découverte de tout un univers SF jusqu’ici seulement envisagé. La rupture s’avère bien tranchée avec la saison 1 !

Le double épisode voit également l’apparition très efficace de la version X-Files de Terminator : le Bounty Hunter. Le pastiche paraît savoureux d’autant que Brian Thompson (d’ailleurs brièvement apparu dans T1) semble présenter comme un air de famille avec Gobernator. Son pouvoir de polymorphe fait d’ailleurs furieusement penser au T1000 de Judgement Day, incarné par nul autre que Robert Patrick !

Les parents de Mulder sont également fort habilement introduits, d’autant que le jeu tout en finesse de Peter Donat nous laisse déjà supposer que William Mulder comporte lui aussi sa part d’ombre.

Petite anecdote, Williams et Pileggi n’ont pas fait dans la demi-mesure, le premier s’est ainsi brisé une phalange de la main droite en frappant le second !

Ah, j’oubliais, encore une histoire où Scully se fait enlever…


18. PAROLE DE SINGE
(FEARFUL SYMMETRY)



Une scène d’introduction totalement folle, aux stupéfiants effets spéciaux, ouvre un épisode où la sensibilité progressiste coutumière aux X-Files prend cette fois fait et cause pour la défense des espèces menacées. Mais cette démonstration ne prend pas des allures d’incantation verbeuse, l’intrigue conservant mystère et suspense jusqu’à un étonnant dénouement aux dérangeantes intonations prophétiques. On se souviendra longtemps d’une des autopsies les plus improbables de Scully, qui a pourtant souvent fait fort en la matière. La pauvrette se retrouve cette fois immergée dans un éléphant alors que Mulder veille soigneusement à conserver ses distances !

L’épisode bénéficie également d’une spectaculaire apparition en visioconférence des toujours irrésistibles Bandits Solitaires, cette fois sans Langly, encore plus paranos que de coutume (si, si, c’est possible). Coïncidence, Au Cœur du Complot comportera également un épisode consacré à un singe étrangement intelligent : La planète des Frohikes !

Toujours superbement efficace, Jayne Atkinson tient un rôle finalement assez proche de la Karen Hayes de 24h Chrono, en femme à poigne ne transigeant pas sur ses convictions.


19.LE VAISSEAU FANTÔME
(DOD KALM)


 

Dans la lignée de Quand vient la nuit et autres, nous retrouvons nos héros coupés du monde, dans un huis clos mortel. L’effet de surprise a désormais totalement disparu, au profit d’une prévisibilité presque totale durant tout l’épisode. Et pourtant, Le vaisseau fantôme tire son épingle du jeu. Tout d’abord, l’histoire s’insère habilement dans la tradition des légendes des mers, un monde fascinant dont l’atmosphère se trouve parfaitement reconstituée. On y dénote également une tonalité très H.P. Lovecraft, auquel « le Dieu du Mal tombé du ciel » des marins fait clairement allusion. L’eau contaminée serait-elle une émanation du Grand Cthulhu ?

On admire également le magnifique décor du navire, idéalement sinistre et de plus en plus oppressant au fil de l’intrigue. Les scènes extérieures fleurent bon le décor, mais l’esthétique demeure très aboutie. La mise en scène tire parfaitement parti du décor et joue à merveille des coursives obscures et des craquements de la coque. On ressent au plus vif l’inexorable détérioration des corps et du métal. Si l’interprétation est particulièrement convaincante, les vraies vedettes demeurent les spectaculaires maquillages de Mulder et Scully ! On ne saluera jamais assez le talent de maquilleurs et des différents artistes de la série. Ces effets spéciaux certes traditionnels revêtent toujours un grand impact dans la main d’un maître, comme ici avec Rob Bowman.

L’intrigue s’enrichit également d’un contrepoint subtil : l’humour. Cela débute dès l’introduction avec un Mulder en plein trip Bandits Solitaires, mêlant Roswell, un Triangle nordique, l’Expérience de Philadelphie (à l'origine de l'excellent film de 1984 !) et… ayant tout faux ! Par la suite Mulder et Scully prennent comme des allures de vieux couple tandis que la terrible scène de la noyade de Trondheim reste un joli moment d’ironie.

John Savage ne traquait pas encore Max Guevara dans Dark Angel, tandis que David Cubitt maniait déjà le pistolet avec autant d’efficacité que dans Medium !

On retrouvera le magnifique thème du vaisseau fantôme dans l’encore plus ambitieux Triangle (saison 6).


20. FAUX FRÈRES SIAMOIS
(HUMBUG)


 

Un épisode inoubliable, véritable festival d’humour de créativité mais aussi de bon gore… Les X-Files nous font plonger avec délices dans l’univers étrange et bariolé des caravanes de monstres de foire (au sens strict), jadis immortalisé sur un monde sombre par Freaks (1932) et plus récemment par Carnivale. On retrouve d’ailleurs ici l’emblématique Michael J Anderson, au sein d’un ensemble de guests particulièrement relevé, comportant, notamment, le toujours impayable Vincent Schiavelli. L’épisode est également marqué par la présence d’authentiques artistes tels Jim Rose, qui reprend quelques-uns de ses numéros masochistes faisant sensation dans son cirque créé à Seattle au début des années 90, où se produit également « l’ogre», The Enigma.

Ces éléments contribuent à une immersion particulièrement réussie, portée par une mise en scène dynamique et enjouée. En effet, contrairement à Freaks, le ton reste ici résolument à l’humour, avec de nombreuses scènes aussi percutantes qu’irrésistibles. Scully se trouve particulièrement à la fête, avec une Gillian Anderson s’amusant visiblement beaucoup ! Le double regard croisé avec Larry sur leurs proéminences respectives, la vision au réveil d’une chute se révélant du trampoline, la visite au musée des horreurs et bien entendu la dégustation d’un criquet : notre héroïne donne un vrai récital ! À noter que Gillian a vraiment mis l’insecte dans sa bouche, ce qui lui vaut un vrai triomphe parmi l’équipe de tournage (supplément DVD) ! Ce sera au tour de Mulder de paraître plus en évidence dans Maleeni le prodigieux (saison 7), autre plaisante exploration, cette fois du monde des prestidigitateurs.

L’épouvante et la tension dramatique ne sont pas négligées pour autant, le récit débute et se termine d’ailleurs par des scènes particulièrement impressionnantes ! Cet épisode où chaque scène paraît aussi explosive qu’étonnante (on croit revivre nos émerveillements d’enfance dans les fêtes foraines) se révèle de plus un vibrant plaidoyer pour l’acceptation des différences, bien dans la sensibilité engagée des X-Files. Humbug constitue également un moment fort dans la vie de la série car il s’agit de son premier épisode ouvertement humoristique. Ce type d’histoires, culminant parfois au pastiche, va se révéler une véritable troisième voie pour les X-Files, entre Loners « classiques » et Mythics. La série leurs devra d’excellents moments (dont mon épisode préféré, Le Seigneur du magma) avec en particulier la patte du toujours habile Darin Morgan ou de Vince Gilligan, et un vrai talent comique chez Duchovny, préfigurant Californication. Il finissent par occuper la suprématie dans les pétillantes saisons 6 puis 7, au moment où les deux autres types d’épisodes commencent à décélérer. Faux frères siamois s’impose bien comme un des pics absolus des X-Files.

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21. LES CALUSARI
(THE CALUSARI)




L’épisode pèche par le trop grand manque d’originalité de son histoire, quelque part entre Damien et L’Exorciste. Il bénéficie néanmoins d’une mise en scène soignée, à défaut de novatrice, mettant bien en valeur les successifs passages obligés de ce type d’histoire. Surtout, comme dans bien d’autres épisodes, les X-Files s’aventurent dans les mythes et légendes de diverses contrées du monde, ici la Roumanie et l’Europe Orientale. Cette savoureuse originalité des Calusari confère du cachet à l’épisode, évitant ainsi une copie trop conforme des thèmes rabattus.

On note également l’apparition du sympathique Dr. Charles Bucks, qui viendra de temps à autres assister nos héros (Hollywood, etc.). Scully n’étant ni Mrs Peel, ni Cathy Gale, l’éventail de ses compétences demeure en effet raisonnablement circoncis !

Un épisode plaisant et efficace, le spectacle reste de bonne qualité même quand les X-files s’accordent une petite respiration ! Une pause avant une fin de saison 2 particulièrement riche !


22.CONTAMINATION
(F. EMASCULATA)


 

L’épisode joue très habilement sur deux cordes : le gore, rarement autant crûment affiché dans la série, et le suspense, l’implacable tension de l’intrigue ne laissant pas un instant de répit au spectateur. Le huis clos sinistre et claustrophobe de la prison renforce l’angoisse engendrée tout au long du récit. Certes classique, cette histoire de crise sanitaire demeure bâtie avec une totale efficacité, d’autant qu’elle finit par rencontrer la mythologie lors d’une scène électrique entre Mulder et le Fumeur. Cet affrontement préfigure la fin de la saison mais on éprouve par contre du mal à comprendre le retour en arrière de Skinner, qui s’était progressivement allié avec Mulder au cours de cette saison. Gillian Anderson apparaît particulièrement crédible et émouvante lors de son duo avec son collègue médecin constituant une véritable histoire dans l’histoire. La boite à insecte demeure une superbe idée visuelle, illustrant parfaitement l’aspect cauchemardesque que revêt progressivement ce tronçon de l’intrigue.

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23. OMBRE MORTELLE
(SOFT LIGHT)




De cet épisode émane une ambiance très Twilight Zone, entre un étrange poétique et un héros écrasé par son destin. L’excellent Tony Shalhoub habite réellement cet épisode où il préfigure étonnamment son futur personnage fétiche de Monk. Cette superbe performance s’insère dans une brillante histoire au sujet très original (le Corps Noir demeure très disputé aujourd’hui) et s’enrichissant en plus de multiples thèmes secondaires : renouvellement habile du mystère de la chambre close, classique d’entre les classiques de la littérature policière (avec un joli clin d’œil à un Tooms l’ayant déjà pratiqué), la solidarité féminine affichée par une Scully qui n’a décidemment pas de chance avec les collègues qu’elle désire aider, un nouvelle immersion dans la Mythologie mettant en exergue le fascinant personnage de X (splendide Williams, comme toujours).

L’intrigue prend en effet le risque d’en finir prématurément avec l’enquête pour trouver un beau second souffle dans l’épanouissement de la paranoïa anti-gouvernement de la série. Une audace payante pour un bel effet de bascule tout à fait inattendu ! La mise en scène joue habilement des ombres et de leur mystère coutumier, tandis que les effets spéciaux se révèlent aussi superbes qu’étonnants. Vraiment les X-Files ont toujours su accomplir des exploits en la matière malgré un budget de télévision ! Seul bémol : Scully demeure quelque peu à la remorque durant toute l’histoire, se contentant de coller aux basques de son collègue. Mais les dialogues entre nos deux héros restent très piquants durant tout un épisode ne négligeant aucun composant de sa réussite.

À noter que la très belle Kate Twa, incarnant la jeune protégée de Scully, incarnait la version féminine du Marthy de Masculin féminin (saison 1).

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24. UNE VILLE BIEN TRANQUILLE
(OUR TOWN)


 

L’épisode tente d'aborder de façon originale la maladie de Creutzfeld-Jacob, dans une de ces virées dans l’Amérique profonde qui d’habitude réussissent si bien à la série. Malheureusement, ici rien ne fonctionne : multiplication de scènes ridicules ou grand-guignolesques, mise en scène outrée et sans finesse, acteurs moins performants que de coutume… L’épisode se traîne considérablement entre images peu ragoûtantes et dialogues des plus pesants. Même la fin semble tirée par les cheveux, avec un Mulder faisant fuir une foule avec un seul coup de révolver. Et Scully se fait enlever encore une fois… Étonnamment le plus mauvais loner de la saison en constitue aussi le dernier, à croire que l’on a désiré le repousser jusqu’au bout !

Bon, on oublie, heureusement cette excellente saison 2 va connaître une conclusion digne d’elle, avec un épisode d’une tout autre stature !

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25. CEUX D'OUTRE-TOMBE
(ANASAZI)




Premier d’un arc de trois, cet épisode m’avait à l’époque fait hurler de rage et de frustration (et frapper la télé…), c’est dire combien je l’adore ! Il s’agit sans doute du meilleur segment de la Mythologie, dont il constitue une vraie croisée des chemins mettant en œuvre tous les principaux personnages de la série. Tout le cheminement effectué au cours des deux premières saisons trouve ici son accomplissement, parfaitement structuré et compréhensible. Sublimé par l’envoûtante musique de Snow, le récit enchaîne à un train d’enfer scènes chocs et révélations tonitruantes, sans que le rythme ne faiblisse un seul instant.

On ne sait que citer parmi ce déferlement : Scully tirant sur Mulder, l’affrontement de ce dernier avec Krycek, la mort de son père, le tir sur Scully à travers la fenêtre etc. On a parfois l’impression d’assister à plusieurs épisodes condensés en un seul, sans que la continuité et la fluidité narratives en souffrent le moins du monde. Aucun personnage ne se voit négligé, tous bénéficient au moins d’une scène forte. On apprécie vivement de voir Scully prendre solidement en main la direction des opérations lors du délire de Mulder, cette mise en avant se déroule naturellement et correspond à l’envergure du personnage. Et puis cela nous vaut une première scène de lit avec Mulder…

On croyait avoir déjà tout vu jusqu’ici en matière de paranoïa mais Anasazi va encore plus loin, avec le panorama mondial sur la Conspiration et l’idée géniale d’un immeuble entier lentement intoxiqué au LSD ! Fondamental dans l’évolution de la série, cet opus unifie les divers fragments de la Mythologie en un tout cohérent qu’elle ne fera pratiquement plus que décliner (hormis l’entrée en scène de l’Huile Noire) jusqu’à une parfois trop grande complexité. Un épisode flamboyant, que l’on peut considérer comme le porte-étendard des X-Files dans leur ensemble.

Il s’achève par un des cliffhangers les plus étourdissants de l’histoire des séries télé, ayant considérablement échauffé les esprits à l’époque !

Deux anecdotes connues pour boucler cette saison 2 ayant vu l'épanouissement des X-files et leur accession au rang de série star : les quantités énormes de peinture ocre pour transformer cette région de Vancouver en Nouveau-Mexique et la brève apparition de Chris Carter en personne lors de l’interrogatoire de Scully.

 

TOP 5 SAISON 2

1) Ceux d'outre-tombe
2) Faux frères siamois
3) Aubrey
4) La main de l'Enfer
5) L'hôte

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Crédits photo : FPE.

Images capturées par Estuaire44.